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 Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]

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Robyn

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MessageSujet: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Jeu 12 Jan - 5:19

02 Septembre 2010 - 3h A.M.

Le quartier résidentiel de Hollywood, petit paradis bien protégé pour garder les anges les mieux payés et qui, cette nuit, goûterait au courroux infernal de ses détracteurs. Car ce n'était pas dans un but touristique que Robyn se faufilait à travers ses allées. Non, elle n'était pas de celles qui appréciaient de voir ce déballage de fortune ostentatoire et la rivalité mesquine qui existait dans la course à la plus grande villa. Non, elle ne s'imaginait pas à la place de ces acteurs de blockbuster sans talent ou de ces entrepreneurs corrompus, vivre une vie de châtelaine pour oublier, ne serait-ce qu'un instant, la médiocrité de son existence. A vrai dire, vu la conjoncture économique actuelle, ces constructions qui valaient plusieurs millions de dollars l’écœuraient et elle était bien décidée à exprimer sa frustration. Debout devant le chantier d'une nouvelle construction, toisant les murs de toute sa hauteur, elle se surprit à penser à un slogan publicitaire « Et si le vrai luxe, c'était l'espace. » Il fallait bien croire que les créatifs avaient mis le doigt sur quelque chose, sinon pourquoi l'élite de ce pays, si tant est qu'on puisse les qualifier ainsi, se plaisaient à habiter dans ce genre d'endroit démesurément grand, à une échelle trop vaste pour qu'elle soit résolument humaine ? Le pire étant que les impératifs professionnels de ces capitalistes éhontés, ne leur permettaient que rarement de jouir de leurs biens engrangés souvent bien mal acquis.

Se rapprochant légèrement du squelette métallique de ce monstre dévoreur de verdure, Robyn pesta un peu plus en voyant les matériaux de constructions. Du bois en provenance du sud du continent, en trop grande quantité pour qu'il soit estampillé "marché équitable". Depuis quelques années l'écolo était devenu bobo, -ou le contraire, et elle le déplorait. Ce simulacre d'artistes se pensait fin en invoquant un retour à la nature, ne se rendant même plus compte du crétinisme de leur discours, feignant l’ignorance sur ce que coûte réellement la construction de ce type d'habitation. La vie d'animaux très certainement, qu'ils soient employés au transport des marchandises ou victimes de la destruction massive de leur écosystème. D'hommes également, se crevant à la tâche pour un salaire de misère... Il était temps de hurler STOP mais les profits étaient trop importants et le pouvoir entre les mains des promoteurs capables de vendre père et mère pour assurer leur pérennité. Il fallait un réveil massif de la masse endormie et quoi de mieux que de s'en prendre à un site touristique pour que leurs actions, trop souvent étouffées, soient médiatisées ?

C'est avec une rage contenue et une foi inébranlable en la vertu de ses actions que la jeune demoiselle commença à saboter toutes les machines qui participaient à cette œuvre de la mort, avant de s'en prendre aux quelques murs déjà dressés qui lui faisaient face. Bombe à peinture à la main, elle inscrivait en lettre capitale le sigle "ELF" suivit des slogans qui avaient déjà prouvés leur popularité tels que "STOP URBAN SPRAWL" ou encore "IF YOU BUILD IT, WE WILL BURN IT". Elle se recula de quelques pas, prête à contempler son œuvre, encore suffisamment jeune et naïve pour croire que ce genre d'actions finiraient fatalement par élever les consciences. Elle fut stoppée net dans son observation par son acolyte, alors qu'il lui tapait sur l'épaule. Elle retira les écouteurs de ses oreilles, qui déversaient du rock criard qui l'avait bien aidée à chatouiller son agressivité et lança un regard torve à son coéquipier. « Barre-toi, on a de la compagnie ! » Si les chantiers de construction n'étaient que peu surveillés, il n'en était pas de même pour les habitations des alentours dont les gardiens étaient plus efficaces que les cerbères protégeant la géhenne. Il fallait maintenant appliquer la technique classique de la dispersion en étoile. Ils étaient six à participer à l'opération, sur trois chantiers dispersés, la tactique consistait à fuir dans des directions opposées pour limiter les risques d'être tous arrêtés. La stratégie était efficace, sauf quand une nature capricieuse nous affuble de jambes trop courtes pour se mouvoir avec rapidité ! Robyn en fit les frais et ne tarda pas à être chassée par l'un des policiers dépêché sur les lieux et qui finit indubitablement par la rattraper. Plaquée au sol et menottée, son anonymat fut bafoué lorsqu'il lui ôta son passe-montagne. Passé l'étonnement de trouver les traits angéliques d'une jeune fille derrière ce costume de terroriste, Robyn fut conduite jusqu'au véhicule tandis qu'on lui citait ses droits. Une rengaine qu'elle connaissait déjà par cœur, malgré ses jeunes années.

02 Septembre 2010 - 4h A.M.

Les sirènes hurlaient et le véhicule se frayait rapidement un passage pour la conduire au bagne. Enfin, pas dans l’immédiat. D’abord, il fallait qu’elle se rende au commissariat, où des bureaucrates incompétents n’écouteraient que d’une oreille discrète ce qu’elle avait à leur expliquer. L'incriminant forcément pour son refus de se plier aux lois de cette société dégénérée. Accablée par son anarchisme, qu'importe qu'elle soit convaincue d'agir pour le bien de tous. Elle ne s’en formaliserait pas, préférant s’en peindre le nombril avec le pinceau de l’indifférence, si seulement elle ignorait que cette nouvelle arrestation la conduirait inéluctablement une nouvelle fois en prison. La mine triste et légèrement déboussolée, Robyn se laissait gagner par le fatalisme du bovin que l’on conduit à l’abattoir. Elle devrait encore se farcir les heures d'interrogatoire car l'ELF était un sujet sensible. Tellement que la cellule antiterrorisme du FBI n'avaient rien de mieux à foutre que de plancher sur leurs activités. Ce, en dépit du fait que chaque membre mettait un point d'honneur à ne jamais jouer avec une vie, qu'elle soit humaine ou animale.
Après une fouille au corps dans les règles de l'art et le questionnement sommaire pour que l'on vérifie son identité, elle avait été déposée dans cette cellule froide et inconfortable où elle déambulait depuis plus de trois heures. Elle savait que l'attente faisait parti de leur petit plaisir sadique pour bien lui montrer qu'elle n'était déjà plus tout à fait une citoyenne jouissant de ses droits, qu'ils étaient maintenant en mesure de lui faire subir ce qu'ils leur chantaient comme une attente interminable qui pourrait la pousser à des envies de suicide suscitées par l'ennui, si on ne lui avait pas retiré ses lacets ! Robyn se rapprocha de la vitre, hélant un employé qui passait par là. « Hé, je connais mes droits ! Je voudrais téléphoner à mon avocat !! »
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Angel Musashi

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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Ven 13 Jan - 17:39

Dans la salle de tir, un homme avec une barbe fine commençait une série de tirs avec un smith et Wesson. L'arme à feu fit partir cinq balles à la suite et Rayan Sayed déposa le pistolet sur la table puis enleva le casque antibruit. Il appuya sur un bouton pour faire venir la cible qui était située à 200 mètres. L'ancien camarade de chambre d'Angel dans le centre de formation du FBI à Quantico en Virginie attendit patiemment que le rail lui ramenait sa cible. Le papier représentant une silhouette d'un homme avec un chapeau en position de tirer, se rapprocha du perse. Les impacts montraient qu'il avait fait un tir groupé en plein dans le cœur. Mais quand il voulut reprendre une nouvelle série, il fut interrompu par un collègue policier. Il lui annonça que l'on venait d'amener une invité dans les locaux. L'agent fédéral de LA prit son arme de service et la remit dans l'étui situé à sa ceinture. Le perse suivit le policier en uniforme, ils montaient des escaliers. Arrivé au rez de chaussée, il prit à l'accueil le dossier de renseignement qui donnait le nom, prénom, âge le motif de l'arrestation. Tout ceci avec la pièce d'identité de la demoiselle. Toutefois l'agent spécial de LA montra des signes de colère quand il vit l'annotation ELF dans la rubrique détails de la fiche. Une petite recherche montra que la fille était déjà connue des services de police. Le dossier était complet, le perse partit dans la salle des cellules.Il désirait voir à quoi son ancien camarade de chambre du centre de Quantico allait se farcir à sa prise de service de huit heures de matin.

L'ex marine traversa une porte avec un hublot, il déposa son arme de service avant auprès du policier qui veillait . Le perse marcha quelques minutes et tomba sur la salle des cellules. D'après le dossier de renseignements généraux, Robyn se trouvait dans la cellule la plus au fond. Quand il arriva à sa hauteur il fut étonné de la jeune militante active, dossier en main il relit la nature de la peine de prison que cette demoiselle avait fait. Il regarda la fille brune et il pensa à Angel:


*Tu vas bien t'amuser avec ce phénomène, mon pote, heureusement pour moi je finis mon service dans quatre heures. Bon le dossier est complet avec ça montre moi ce que tu as dans les tripes , aurais tu oublié les ficelles du métier ?.*

Mais une voix stridente et féminine interrompit dans sa pensée, c'était cette fille qui voulait donner un coup de fil, prétextant appeler son avocat. Petite sourire du perse en costume trois pièces, beige, il fit signe au policier de la conduire vers le téléphone accroché au mur. Robyn ne pouvait pas composer son numéro toute seule, elle dût le donner verbalement. Menottée à un bureau, une sonnerie retentit. A quelques mètres du commissariat, dans un appartement, sur une table de chevet un téléphone portable se mit à vibrer.


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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Dim 15 Jan - 18:45

Une branche en feu s’écrasant à ses pieds, Kelly retint un hurlement. Elle ne stoppa pas pour autant sa course et se fraya un passage parmi les flammes qui la léchaient sans jamais la bruler. La forêt s’embrasait autour d’elle et elle continuait de courir. Kellyyyyy ! Sa mère. Que faisait sa mère dans cette forêt ? Ce n’était pas normal… Sa mère était morte ! Elle courut, plus vite qu’elle ne l’avait jamais fait. Elle devait la sauver, elle devait l’aider. Mais c’était trop tard. Le feu l’entourait déjà, consumant son nouveau repas.

Mamaaaaaan ! Le hurlement retentit dans l’appartement, alors qu’elle se redressait telle un ressort dans son lit. Le souffle erratique, elle tenta de retrouver ses esprits. Ce n’était qu’un rêve… Elle soupira, encore hagarde des méandres du sommeil. Un bruit attira son attention. Son portable. Pourquoi vibrait-il ? Pourquoi à cette heure- ? C’était probablement ce qui l’avait réveillé. Se penchant, elle le saisit d’une main et décrocha, tout en observant l’heure. 4 du mat’ ? Les gens étaient vraiment fous parfois. Kelly Lockwood, j’écoute. Elle n’avait pas fait attention au numéro, elle aurait dû. La police. Se réveillant complétement, elle rejeta les draps et se mit debout. Robyn Jehen-Parks en garde vue… Ce nom lui disait quelque chose. Se dirigeant vers son bureau, elle sortit rapidement ses dossiers. Robyn, Robyn… Le voilà ! Elle l’ouvrit et acquiesça. La demoiselle qu’un de ses collègues du cabinet lui avait refilé, parce qu’il partait en congé à mi-temps. Problème de santé, ou autre… Bon sang, à peine deux jours, plus tard, voilà que cette fille avait déjà des problèmes. Elle écoutait l’agent, se contentant de répondre de simples ok. Bon, il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire. J’arrive dans 30 minutes. Elle raccrocha et se dirigea vers son armoire. Jean, t-shirt, ça ferait l’affaire pour une matinée d’août. Elle enfila une paire de ballerines, avant de regrouper ses dossiers. Le tout rangé rapidement dans son sac, elle saisit les clés de sa voiture. En route pour le commissariat.

Les rues étaient dégagées, par chance. Trop tôt pour les travailleurs, trop tard pour les fêtards. L’heure parfaite. Qu’elle aurait préféré passer dans son lit. De ce qu’elle avait compris au téléphone, cette Robyn avait vandalisé des habitations de haut standing. Typiques des personnes qui se croyaient invincibles. Quand comprendraient-elles que ces maisons étaient gardées et très bien surveillées ? Peut-être jamais vu les dossiers qu’elle recevait. Enfin, elle n’allait pas s’en plaindre, cela lui offrait toujours du boulot. Seulement, les gens n’avaient-ils donc pas mieux à faire ? Elle secoua la tête et se concentra sur la route. Ce n’était pas le moment d’avoir un accident. Arrivée au commissariat, elle accéléra le pas et pénétra dans ce lieu de justice. Sortant sa carte d’identité et celle de son cabinet, elle expliqua rapidement pourquoi elle était là. On la fit passer derrière les bureaux, vers les cellules d’interrogatoire. Arrivée à destination, elle se stoppa cinq secondes. Dans la pièce, se trouvaient déjà sa probable cliente, ainsi qu’un policier. Peut-être celui qui l’avait appelé. Elle continua son chemin et se présenta. Bonjour. Je suis Kelly Lockwood, l’avocate de la demoiselle. Puis elle se tourna vers la dite « demoiselle ». Thomas Andersen, votre ancien avocat, a dû passer en congé maladie. C’est moi qui m’occupe de vous et votre dossier désormais. Elle s’assit à côté de sa nouvelle cliente et sortit ses papiers, puis reporta son attention sur l’agent. Bien. Dites-moi exactement pourquoi ma cliente est là ? Qu’a-t-elle fait exactement, les détails, et caetera. Elle sortit un stylo, prête à écouter.
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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Dim 15 Jan - 20:07

ENFIN. Ils réagissaient à sa présence. Après qu'elle ait compté trois fois la moindre fissure des murs, le moindre défaut du carrelage et chaque gerbe de sang que d'autres délinquants de passage y avaient déposés. Dans la dernière heure, elle avait chanté "I want to break free" de Queen à tue-tête et faux en plus. Elle savait que ce massacre de Mercury, qui de son vivant se serait crevé les tympans pour éviter de l'entendre, allait lui rendre justice. Hormis parmi les détenus des autres cellules qui devaient finir par avoir envie de la tuer mais elle ne s'était pas trompée puisque Alléluia, on approchait enfin de sa cellule ! Robyn s'éloigna de la porte, pieds et mains bien écartés devant elle, sachant déjà qu'on la considérait comme un potentiel danger. Le pire étant qu'elle s'en enhardissait. Il y avait peu d'occasion de voir une gamine si petite tenir tête à un policier entraîné. Qu'importe la portée de ses actes et le fait qu'elle soit enchaînée comme un forcené, cet instant était particulièrement jouissif. Il fallait parfois se contenter des petits plaisirs. Surtout qu'il lui faudrait peut-être longtemps avant d'en retrouver de tels. Les faits ne lui semblaient pas réellement graves mais elle était récidiviste, il n'y avait que peu de chance pour que le juge soit de son côté. Par contre, son avocat le serait, il était payé (et cher en plus, merci papa/maman !) pour ça après tout. Son talent suffirait certainement à la libérer, elle n'avait qu'à l'appeler et alors cette nouvelle arrestation deviendrait un souvenir désagréable qu'elle évoquerait prochainement avec le reste des membres du mouvement qu'elle défendait.
Le policier la conduisit jusqu'à un bureau qui devait servir aux interrogatoires et composa le numéro qu'elle lui donna. Étonnamment, si elle était incapable de retenir celui de ses parents, celui-ci, elle le connaissait par cœur. Autant parce qu'elle aimait prendre des renseignements sur ce qu'elle encourait en cas d'arrestation lors d'opérations plus dangereuses que parce qu'elle avait recommandé Andersen à la plupart de ses partenaires. C'était certainement pour cela que l'avocat ne se formalisait pas de l'heure à laquelle elle pouvait l'appeler, même quand elle n'avait rien de décente. Si Robyn hésita un instant à appeler son frère, toujours enfermé dans son appart' et qui devait commencé à flipper en ne la voyant pas rentrer. Elle se souvint à temps que si elle l'adorait, elle ne pouvait résolument pas lui faire confiance sur ce genre de sujet. Il finirait par se rendormir et appellerait Andersen à 18h, si tant est qu'il s'en souvienne...

La sonnerie d'attente retentit et après trois coup, le portable finit par être décroché. Une voix endormie sortit du haut parleur et Robyn s'éclaircit la gorge, qui avait pas mal morflé durant son imitation de chant. « Mr Andersen ? ici Robyn Parkes. Je me permets de vous réveiller car je dois faire appel à vos services. Je suis détenue au commissariat central de Los Angeles, pourrions-nous nous y entretenir dans les meilleurs délais ? » Sa voix était assurée et le petit sourire qu'elle décrocha au policier qui lui faisait face, légèrement impertinent. En cet instant, elle se sentait comme les fils de bonnes familles qu'elle ne pouvait encadrer et qui échappaient toujours à leurs conneries en y mettant le prix. « Miss Parkes, navré de vous l'apprendre mais je ne pourrais me charger de votre dossier. Néanmoins, je préviens immédiatement ma collègue qui prend le relai. » Il raccrocha sans plus de cérémonie, ne laissant pas le temps à Robyn de protester. Pourtant, elle en mourrait d'envie ! Le sourire succinctement gagné retomba immédiatement, cette nouvelle était loin de la ravir. Outre le fait qu'elle n'était pas spécialement favorable au changement, elle voulait SON avocat et aucun autre. Elle avait confiance en lui et leur relation avait été suffisamment pénible à construire pour qu'elle veuille réitérer avec cette remplaçante. Le moral d'acier de la demoiselle s'écroula, elle ne pouvait plus que se montrer pessimiste quant à la tournure que prendraient les choses, maintenant qu’Andersen avait changé de camp. La bonne humeur en fit de même, le policier semblant se régaler de ses malheurs. Ils restèrent un instant, en tête à tête, le silence leur permettant à tout deux de dériver vers leurs pensées jusqu'à ce qu'une blonde, accompagnée d'un autre inspecteur, fasse irruption dans la pièce. Robyn ne comprit pas immédiatement son rôle, elle espérait qu'elle amène le café. Elle avait été incapable de dormir dans la cellule et le poids de la fatigue commençait à cerner son regard. Sa capacité de concentration s'en trouvait amoindrie et il fallait qu'elle soit au meilleur de sa forme pour subir ce qui se préparait. Quand elle comprit, son visage vira au rouge et elle se retint difficilement de cracher son venin. Andersen avait intérêt à être à l'article de la mort pour oser la trahir et l'abandonner alors qu'elle en avait véritablement besoin ! Qu'importe qu'il ait tenu son engagement en dépêchant rapidement sa collègue -heureusement qu'elle ignorait que c'était la police qui l'avait fait !- qui était arrivée aussi vite que possible, sans même prendre la peine de se coiffer. Elle avait suffisamment participé à sa renommée pour qu'il soit à sa disposition dans ce genre de situation ! Robyn releva les yeux vers son avocate pratiquement commise d'office et lui renvoya un sourire désabusé. « Et vous avez quel âge... Vingt-deux ans ? » L'activiste n'aimait en rien son air juvénile qui était nécessairement révélateur d'un manque d’expériences flagrant et à fortiori, de compétences et elle n'était pas assez disciplinée pour attendre quelques minutes avant de l'agresser. Qu'elle soit là pour l'aider et la faire sortir de cette merde dans laquelle elle s'était volontairement mise ne semblait en rien l'affecter.

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Angel Musashi

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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Mar 17 Jan - 19:18

La fille aux cheveux bruns passa son coup de téléphone et fut ramenée dans une salle d'interrogatoire menottée au bureau. Une demi-heure plus tard débarqua une blonde habillée d'un T-shirt et d'un jean à l'accueil.Rayan fut appelé dans son bureau,on lui indiqua qu'une femme était arrivée .Elle se pressentait comme l'avocate demandée par la malfrat. Le perse fit une petite recherche dans son portable et il consulta la liste des avocats auprès du l'ordre des avocats de Los Angeles. Le nom et le prénom ainsi que la photo correspondait à Kelly, Rayan sortit de son bureau et alla au Hall. Il ordonna d' accompagner la blonde vers sa cliente, une fois à l'intérieur de la pièce, elle commença à poser les questions. Mais malheureusement pour la défenseuse libérale, le policier en civil qui l'accompagnait lui réservait une surprise. Premièrement il resta debout et il regarda sa montre.

"Maitre Lockwood, vous connaissez la procédure, je vais vous donner la liste des actes répréhensibles commis par votre cliente, intrusion sur un chantier, dégradations de biens immobiliers, destruction de véhicules de chantier.Mais sachez avant toute que la personne qui se charge des interrogatoires ne sera là qu'à partir de huit heures trente du matin notamment pour les récidivistes.Tous les actes cités ont été perpétrés par Mademoiselle Jehen-Parkes cette nuit . Je vous laisse avec votre cliente, un agent restera en faction derrière la porte. Frapper sur la vitre, si vous avez besoin de quelque chose. "

Le policier sortit de la pièce accompagné du policier en tenue mais autre flic en tenue restait juste derrière la porte. Rayan lança un texto sur le portable d'Angel pour le mettre au parfum quand il se lèverait.Quatre heures plus tard, Angel arriva dans le hall, il avait pris avec lui une tablette numérique.Le grand brun consultait le dossier de Robyn et celui de Kelly. Il allait avoir affaire à une blonde qui représentait une petite teigne. Le lieutenant intérimaire exigea que l'on signalait sa présence auprès de l'avocate.

Huit heure et trente minutes, le policier tourna la poignée et entra lentement. Kelly et Robyn voyaient un grand jeune homme brun, vêtu d'un costume sombre, une cravate fine noire.Une chemise cartonnée dans la main gauche.Il se présenta:


"Lieutenant Angel, police criminelle, bonjour Maitre Lockwood". Il s'assit et déplia la chemise avec un regard vide. Le face à face entre le ministère et la partie civile allait commencer mais ce n'était qu'un préambule.

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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Sam 21 Jan - 19:18

Tuer était répréhensible. Pourquoi tuer était répréhensible ? Enfin, elle le savait. Heureusement d’ailleurs qu’elle le savait, ça l’aurait mal fait pour une avocate, sinon. Mais là, tout de suite, ça ne l’arrangeait. Parce qu’elle aurait bien tué cet imbécile de policier. Les faire attendre jusqu’à huit heures trente du matin, c’était autorisé ? Probablement, sinon il ne l’aurait pas fait. C’était juste un porc. Il avait de la chance que tuer ait pour peine la mort et que Kelly soit quelqu’un qui ne prenait pas plaisir à faire du mal, parce que sinon le bonhomme serait déjà en train de flamber. Elle soupira et ne s’embêta pas à le cacher devant sa nouvelle cliente. Tiens, justement, en parlant de celle-là ! Sa question-remarque quand elle était arrivée ne lui avait que moyennement plu. Pour ne pas dire qu’elle avait eu une forte envie de la claquer. De ce qu’elle savait par Andersen, Robyn avait 24 ans. Kelly avait plutôt l’impression d’avoir à faire à une gamine de 17 ans, qui faisait des conneries pour défier ses parents. Mais elle ne dit rien, pour le moment, et attendit simplement que l’agent sorte. Elles avaient quatre heures à occuper, alors autant en venir de suite au cœur du sujet, c’est-à-dire préparer la défense de la demoiselle. Elle l’observa un long moment, une dizaine de minutes, voire plus. Elle aimait analyser ses clients, généralement sous ce regard scrutateur, les Toc ressortaient. Mais elle n’avait ni l’envie, ni le courage de faire durer cela plus longtemps ce matin-là, après s’être réveillée à quatre heures. Quand on se couche à minuit, ça reste violent. J’ai 25 ans. Autant bien commencer.

Tout de suite après, elle ouvrit le dossier et grimaça. Au vu des délits que lui avaient annoncé l’agent-qui-serait-mieux-six-pieds-sous-terre et du casier de la demoiselle, difficile de plaider un non-coupable. Elle se mordit la lèvre inférieure, son cerveau déjà en ébullition. Elle pourrait plaider le fait que la jeune fille vivait seule avec son frère, sans personne pour les encadrer… Après tout, sa majorité ne datait que d’il y a trois ans et ses parents l’avaient laissé à elle-même bien avant. Parents adoptifs d’ailleurs, au vu de ce qui s’affichait sous ses yeux. Elle pesa la pour et le contre, puis reporta son regard sur cliente. On va plaider coupable. Avec ce qu’il y a dans votre dossier, et au vu des anciennes affaires qu’Andersen a eu à traiter avec vous, on peut espérer une amende et des travaux d’intérêt généraux. Elle reporta son attention sur les pages interminables et réfléchissnat à nouveau, elle murmura à sa propre attention. Il faudrait juste que je précise le fait qu’elle vive seule… Et le frère à charge. Le double cursus à l’UCLA en parallèle… Puis elle se souvint de ce qu’elle avait entendu avant d’entrer dans la pièce, de ce dont les agents parlaient. Elle releva la tête et observa Robyn, ne sachant comme le formuler. C’était toujours délicat à dire, de pareils trucs. Les policiers savent que vous aviez des complices. Si vous les dénoncez… Cela pourrait alléger votre peine. Les trois heures et demi ne furent que discussion entre les jeunes femmes qui parurent arriver à un compromis. Kelly dut mettre sur le tapis le fait que le frère de Robyn se retrouverait seul si elle allait en prison pour ces délits, ce qui ne plut pas à la brunette. La jeune Lockwood crut bien qu’elle allait tuer sa nouvelle cliente à plusieurs reprises tant elle était exaspérante, et stressante, et énervante. Mais elles survécurent toutes deux, bien que leurs nerfs furent mirent à rude épreuve.

Si bien que lorsque l’agent arriva enfin, Kelly n’était, mais alors pas du tout d’humeur. Bonjour lieutenant Angel. C’est gentil à vous de nous honorer enfin de votre présence. Son sourire était crispé, son ton tranchant à souhait. Elle referma le dossier, amena ses feuilles devant elle, et porta toute son attention à son agent. Alors, que veut exactement la police de ma cliente ? Et quelle est la plainte encourue à son égard ?
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Angel Musashi

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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Mar 28 Fév - 19:25

Angel resta d'un air grave face la remarque de Kelly, il écouta tranquillement les deux questions posées par la représentant légal de Robyn. Il lit le dossier en diagonalet et il repointa son regard dans celui de la blonde. La voix du lieutenant de police balança d'un ton sec:

"Votre cliente, cher maitre n'est pas à son premier coup d'essai, pour montrer son mécontentement envers la société. D'après ce que je lis, elle a déjà connu les murs la chambre de nos hôtels. Alors la première accusation est intrusion sur un chantier, puis nous avons dégradations sur des biens.Au final il nous reste refus d’obtempérer et tentative de fuite face à agent de la force publique."

Le lieutenant de police fit une pause, et il tourna la page, il continua son monologue de manière implacable."Toutes infractions ajoutées nous donnent un bon chiffre , c'est un numéro pair.Elle peut encourir six mois de prison mais comme ce n'est pas sa première condamnation, celle-ci risque de doubler voir plus. Tout dépend du juge qui siégera cette après-midi . Regarder les slogans de son mécontentement, rien d'original."

Le flic avait sorti quelques clichés qui montraient les différentes inscriptions non finies car elles avaient été interrompues par l'intervention de la police. Le fonctionnaire de police continua son discours en regardant le dossier de l'enquête préliminaire. Son regard se porta directement dans la case qui montrait le nombre d'années d'emprisonnement. Cette gamine avait écopé une année de prison.Il allait reprendre sa pression sur l'avocate blonde, mais cette fois il voulait voir comment la représentante de cette écologiste active défendrait sa cliente. Le policier en costume continua les hostilités avec une note d'humour:

"J'espère que votre cliente a apprécié notre précédent hôtel car le prochain qu'elle va connaître est très coquet. Les habitants là-bas sont très conviviaux, nous avons dans notre ville, l’établissement de Saint James est très connu pour son confort dernier cri. Maitre dites moi maintenant ce que vous avez dans votre besace , je suis prêt à vous entendre. Il y a un autre point je voulais juste vous dire que nous détenons aussi les complices de votre client. "

Dans les autres cellules, deux hommes étaient amenés par les collègues d'Angel. Contrairement à Robyn, les complices étaient plus loquaces. Les avocats qui les représentaient, ils avaient peu expérience. Les deux hommes étaient commis d'office et les détectives très expérimentés pour les interrogatoires. Malgré une certaine résistance mentale, les deux complices de la petite brune parlaient pour défendre leurs peaux.
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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Jeu 8 Mar - 14:52

Sérieusement ? Non, mais… Sérieusement ? Oulà ! Si elle se mettait à parler comme Kensie, ça n’allait plus du tout. Kelly hésita entre deux choses : rire nerveusement ou se laisser tomber sur la table. Aucune des deux solutions n’étant envisageable, elle se contenta de soupirer discrètement et de se blinder de patience pour ne pas dire quelque chose qu’elle regretterait. Parce qu’elle était tout de même dans un commissariat, en face d’un lieutenant. Un lieutenant qui parlait comme un ministre et qui la prenait de haut. Voilà ce qui donnait la simple raison de son énervement. Après avoir été réveillée à trois heures du matin, avoir patienté quatre heures en salle d’observation, avoir supporté sa teigne de nouvelle cliente, la Lockwood n’était absolument pas d’humeur à se faire rabaisser, même si c’était sans le vouloir.

Alors elle se tut et écouta attentivement le lieutenant Musachi lui déballer tous les forfaits qu’avait commis sa cliente. Brave petite. Elle ‘n’avait rien d’autre à faire dans sa vie ? Son cursus, non, ses cursus à l’UCLA ne lui suffisaient-ils pas, il fallait qu’elle aille en plus vandaliser des habitations et autres ? Kelly secoua la tête. Elle ne comprendrait jamais certaines des personnes qu’elle défendait. Prenant des notes sur ce qu’on lui disait, la blonde se dit qu’elle était vraiment bien tombée. Ironiquement parlant. Entre la récidiviste exaspérante et vraiment chiante quand elle s’y mettait et le lieutenant de police qui ne se sentait plus et faisait de l’humour pourri, elle sentait que cela n’allait pas d’être de tout repos. Oh, ce qu’elle était impatiente d’en finir avec tout ça.

Lorsqu’il eut fini de parler, elle sentit le mal de tête poindre. Humour très pourri finalement. Ses complices étaient là ? Elle coula un regard vers Robyn et haussa les épaules. Après tout, cela ne pouvait que l’aider. Au vu des anciennes affaires, la demoiselle devait avoir été entraînée dans le tout, comme à chaque fois, même si elle n’était pas en reste une fois sur place. Prison, prison… Elle grimaça. Elle préférait toujours éviter cette solution, même si parfois elle n’avait pas le choix. Mais souvent, elle arrivait à obtenir les Travaux d’Intérêt Généraux et cela était amplement suffisant pour les trois-quarts de ses clients, même si certains finissaient par recommencer et alors elle préconisait la prison pour quelques mois. Elle avait toujours fonctionné ainsi et elle le referait aujourd’hui aussi. « Je ne pense pas que la prison soit nécessaire lieutenant. Ma cliente possède de nombreuses circonstances atténuantes. Adoptée dès son plus jeune âge, abandonnée par sa famille d’adoption, elle a son frère plus jeune à charge, suit un double cursus à l’UCLA… De plus, au vu des précédentes affaires qui se sont déroulées au cours des mois précédents où Miss Jehan-Parkes fut défendue par mon collègue Thomas Andersen, il parait évident qu’elle a encore une fois été entraînée par ses complices qui profitent de son jeune âge » Elle ne préciserait pas qu’elle avait pratiquement le même.
« pour l’entraîner dans leurs différentes actions de vandalisme. Je suis certaine qu’une amende et quelques mois de Travaux d’Intérêt Généraux seront amplement suffisants. »
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Angel Musashi

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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Ven 23 Mar - 17:50

Angel écouta la réplique de la défenderesse avec attention, il ne prit aucune notes sur le discours de Kelly. Mais il enregistra dans tête les quelques passages qui lui semblait important. Dans sa tête il avait eu la même réflexion que la blonde professionnelle libérale. Le lieutenant de police reprit le dossier fait par les policiers qui avaient appréhendé Robyn. Il s'apprêtait à répondre aux remarques de la blonde représentant le jeune femme brune.

"Certes, maitre Lockwood, mais elle a réitéré ses méfaits, en dépit du contexte, il semble qu'elle continue à œuvrer pour ce groupuscule. Les travaux d'intérêt généraux vous me dites, je suis mal placé pour vous dire s'ils ont une réelle incidence sur le comportement . Votre cliente ne semble même pas converti ou alors elle joue très bien la comédie. La prison lui appris les ficelles pour se faufiler habilement des interrogatoires comme celui-ci."

Le grand brun fit une pause et vérifia les dires de l'avocate blonde sur le contexte familial de la jeune femme brune. Le dossier confirma une partie, celle-ci concernait son adoption, pour ce qui concernait son jeune frère, il devait appeler au service logement de la mairie. Mais il ne fit pas, le lieutenant de police savait par expérience qu'un avocat ne mentait pas. Il nuançait ou il arrondissait certains faits quand il était à la cour. Angel Musahi allait rependre la discussion avec Kelly Lockwood.

"Vous me dites qu'elle doit veiller sur frère et qu'elle suit un cursus scolaire, voilà la bonne occasion pour elle de grandir. Quand au fait que cette organisation la manipule, je pense plutôt qu'elle sait qu'elle fait. Si je regarde son profil psychologique établi par le psychologue de lors de son premier séjour. Il semble que son caractère est assez fort pour faire face à ce genre de situation. Mais comme je vous le redis maitre, c'est le juge qui statuera. Votre cliente passera à la cour en fin de matinée, donc elle retournera dans la cellule."

La jeune femme brune est ramenée par deux policiers rentraient dans la pièce d'interrogatoire quand le lieutenant les avait appelé en toquant sur la porte. Puis il interpella Kelly au moment où la jeune délinquante était ramenée en cellule.

"Je veux juste vous dire que personnellement je suis d'accord avec vous mais il faut qu'elle retienne la leçon. Vous savez les jeunes sont plus malins et ils savent profiter du système. J'espère vous revoir dans d'autres circonstances maitre. Il faudra continuer cette passe d'arme dans un autre lieu qu'en dites-vous ?."

Une fois sa réponse obtenue, le lieutenant de police sortit de la pièce avec la chemise et il partit en direction du bureau du chef de la police.


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Kelly L.

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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   Sam 21 Avr - 15:20

Pourquoi, mais pourquoi diable devait-elle tomber sur un lieutenant pareil ? Il n’avait pas compris que lorsqu’on fait attendre des gens quatre heures, on ne vient pas ensuite faire des leçons de morale ? Non, parce que là, elle se sentait prête à lui en mettre une et ça n’aurait fait l’affaire ni de sa cliente ni d’elle-même. Qu’est-ce que la prison pouvait lui avoir appris ? Elle y avait été jeune, durant peu de temps, entourée d’autres femmes. Elle n’avait rien appris du tout et ce lieutenant tentait simplement de broder autour de quelques faits pour appuyer ses dires complètement faux. Elle se sentait prête à mordre et il était rare qu’elle perdre ainsi son sang-froid devant un représentant de la justice, lorsqu’elle faisait son travail. Elle avait jusqu’ici toujours réussie à rester professionnelle. Mais là…

« Pour elle de grandir » ? Sérieusement ? Non, mais il se prenait pour qui ! Il était là pour recueillir des témoignages, pas pour juger. Il était un simple lieutenant. Pas un juge. Ni même un avocat. Seul Kelly et le juge de l’affaire avait le droit de prononcer de telles paroles. Oui, c’est le juge qui statuera. Alors qu’il arrête de parler par pitié ou elle ne promettait plus rien. « Il semble que » et nia, et nia, et nia ! Mais il n’était pas psychologue ! Il allait de la fermer à la fin ? Elle lui jeta le regard le plus noir qu’elle avait en réserve. La réveiller à quatre heures pour lui faire affronter une cliente teigne et un lieutenant incompétent… Ce qu’elle pouvait maudire son collègue à ce moment-là.

La revoir ? Non. Non, non et non. Jamais. Plutôt mourir. Elle observa Robyn partir, gardant un visage impassible. Sa main convulsait sur le dossier qu’elle tenait et elle se demanda si on montrait la claque qu’elle avait envie de lui mettre sur le compte de la fatigue. Peut-être pas. Dommage. Ce qu’elle aurait voulu lui en mettre une pour le réveiller. Lui faire se rendre compte qu’il n’avait pas de jugement à omettre. Pas de leçon à donner. Il était là pour arrêter, garder, faire témoigner. Pas pour juger ou accuser ou encore donner une peine. Si elle plaidait les Travaux d’Intérêt Généraux, seul le juge pourrait allait contre son idée. Pas un simple policier. Les jeunes. Ah ! Un rictus narquois orna son visage. Elle avait un an de plus que Robyn. Elle était toute aussi jeune. Juste mieux encadrée. « J’en dis que je suis fatiguée et que j’ai simplement envie de retourner chez moi, après vous avoir attendu quatre heures, lieutenant. » Il se détourna d’elle et sortit de la pièce. Très puérilement, elle lui tira la langue. Puis rangea ses dossiers et sortit à son tour. Son lit. Elle voulait son lit. Plus jamais. Jamais. Elle se le promettait.
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MessageSujet: Re: Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]   

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Passe d'arme entre la police judiciaire et une défenseuse libérale [Terminé]

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