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 Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]

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Sonny Malone

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MessageSujet: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Ven 30 Déc - 17:17

Mal dormi, mal au crâne, mal au cœur. L’arrivée de Sonny à L.A. ne se passait pas du tout comme elle l’aurait souhaité. Elle avait rencontré Jessie, certes, et en quelque sorte retrouvé Anne Williams, qui avait été sa protectrice durant des années, mais les choses n’étaient plus comme avant. Tout avait changé, tout était différent. Même la fac. Car elle venait de faire sa rentrée à UCLA et si les cours promettaient d’être passionnants, elle n’avait pas rencontré d’étudiants sympas, prêts à accueillir une française sans passé. Puis deux heures de travail à la bibliothèque, à ranger les livres pour gagner quelques malheureux dollars.

Et là, Sonny n’avait qu’une idée en tête : regarder des idioties à la télé pour se vider la tête. Mais comme rien n’allait comme prévu, son petit studio meublé sur le campus ne disposait pas de télévision. Et là, c’était un véritable drame ! La jeune fille grommela et se jeta sur son lit, furieuse. Son premier achat quand elle aurait mis suffisamment d’argent de côté serait de se payer une télé ou au moins un ordinateur. Car comment peut-on survivre dans notre monde sans ordi ? Mais le sien avait brûlé dans l’incendie du Domaine, avec le reste de ses affaires. Et il fallait bien faire avec.

Sonny soupira : adieu les séries débiles et autres films ridicules, au revoir les blockbusters américains dont elle raffolait. Ce serait une soirée lecture, encore…Mais… elle crut devenir folle… elle entendait des voix. Des voix bien connues : « Grey’s Anatomy », elle en aurait mis sa main à couper. Etait-elle droguée au point d’avoir des hallucinations auditives ? Alors elle fit ce que tout bon voisin indiscret ferait : elle colla son oreille au mur. Oui ! La personne qui vivait à côté était en train de regarder cette série ! Alors Sonny, comme une junkie en manque, colla presque tout son corps au mur pour mieux entendre. Ça, c’était Arizona… et ça Bailey ! Cette série n’avait pas, comme bien d’autres, le don de la rendre complètement folle mais cela restait une bonne série qu’elle aimait suivre. Et soudain, elle n’y tint plus. Elle se leva de son lit et quitta son appartement sans demander son reste avant d’aller frapper à la porte voisine. Quand la télé était en jeu, Sonny perdait toute notion de civilité et de timidité, et cela avait bien fait rire les anciens pensionnaires du Domaine. Tout ce qu’elle espérait était que son voisin - ou sa voisine - ne la prendrait pas trop pour une folle furieuse.

Sonny toqua trois coups, sautillant d’impatience et la porte s’ouvrit. Alors c’était une voisine. Une fille très belle : blonde, élancée, les yeux bleus. Sa voix témoignait d’une certaine surprise mais elle n’était pas distante pour autant. Sans qu’elle sut dire pourquoi, Sonny décela en elle comme un grain de malice, même si elle dégageait quelque chose de grave et de sérieux. Qu’importe, elle aussi était à la fois appliquée dans ses études et capable de régresser devant la télé, alors peut-être sa voisine faisait-elle partie de ces gens fabuleux, à la fois sages et fous. Alors la Française se jeta à l’eau et remercia intérieurement ses parents de lui avoir enseigné leur langue (s’ils avaient su que cela lui servirait à venir quémander le droit de regarder la télé chez une inconnue !)

« Voilà, je suis désolée de venir comme ça, je sais que ça ne se fait pas, mais je suis ta voisine, Sonny Malone. Je viens juste d’arriver à Los Angeles et il me manque encore beaucoup d’affaires. Et… j’ai entendu que tu regardais Grey’s Anatomy. Je suis super fan et je me demandais si tu accepterais d’accueillir une folle, juste le temps d’un épisode ? »

Sonny ponctua sa tirade d’un petit sourire suppliant et tenta tant bien que mal d’amadouer sa voisine par un regard typique du Chat Potté, en espérant que cela fonctionne…


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Kensie F. Lockwood

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Jeu 2 Fév - 19:23

    C'était le bordel. Et quand je dis le bordel, je dis le bordel ! Avec des fringues partout, même sur la télé, des feuilles jonchant le sol, des chargeurs d'Ipod et de portable et d'ordinateur éparpillés ici et là, des paquets de chips ouverts mais pas finis qui traînaient sur toutes les surfaces possibles ... En gros, c'était l'heure du ménage. Et je déteste le ménage. Ca prend trop de temps, c'est crevant et dans deux jours tout sera à refaire. Je l'ai toujours dit et je le dirai toujours, je rêve d'être maniaque. D'avoir besoin d'un environnement rangé et organisé pour pouvoir vivre sereinement. Seul problème, j'aime trop le bordel pour avoir envie de ranger tout le temps, tout de suite. Aimer est un bien grand mot, en fait, parce qu'on fini toujours par s'énerver quand on ne retrouve pas ce qu'on cherche. C'est mon cas. C'est dur. Mais je sais admettre la défaite et il était temps de ranger.

    Ipod, check. Ecouteurs, check. Poche ? Check. La musique à fond dans les oreilles, j'étais fin prête à affronter la monstruosité qui se tenait face à moi. Un pas, deux pas et j'étais lancée. « I'm feeling sexy and free, like glitter's raining on me. You're like a shot of pure gold, I think I'm bout to explode. » Le premier qui me dit que Jessie J ne donne pas la pêche se verra barbecuter sur place. Foi de Kensie. Le seul problème c'est que je ne peux pas ne pas danser en l'écoutant et ranger et danser ? Ca ne va pas ensemble. Et danser me force à me demander si j'ai vraiment bien fait de quitter New York et Julliard. Alors, tant pis, je m'empêchais de danser, forçais mes jambes et mes hanches de ne bouger que lorsqu'il fallait que je passe d'un côté ou l'autre de la chambre, tout en beuglant de toute mes forces les paroles de la chanson. Jolie compromis. Je ne sais pas chanter. Une partie de moi espérait que les voisins n'étaient pas là, une autre partie de moi - la partie dominante - n'en avait absolument rien à foutre.

    Trente minutes, c'est le temps qu'il m'avait fallu pour trier et ranger mes vêtements. Une belle pile se retrouvait à présent sur mon lit, prêts à partir pour la laverie. L'autre avait retrouvé sa place dans le placard, qui, dois-je le préciser, n'était pas plus rangé que ma chambre. Les chargeurs avaient retrouvé leurs places dans un tiroir miraculeusement vide, les paquets de chips et la bouffe et les bouteilles avaient retrouvées leurs places dans les placards et le frigo et il était à présent temps de passer aux feuilles volantes. Une heure. Pour trier toutes les feuilles et tous les cours et tout bien réorganiser, il m'avait fallu une heure et le soleil avait commencé sa descente. J'arrachais les écouteurs de mes oreilles, éteignais mon Ipod et le posait sur ma table de nuit, avant de prendre ma pile de linge sale, de le mettre dans un sac et de poser le sac dans un coin de ma chambre. Le voyage à la laverie se passerait le lendemain. Pas question de bouger ce soir.

    Avec un soupir de soulagement, je m'étalais sur mon lit, télécommande en main, prête pour ma séance de zappe. « I'm sexy and I know it. » Nope. Une pub pour les chewing-gum Bigred. Nope. Match de football américain. Gros Nope. Grey's Anatomy. Gros Oui. Séance zappe finie, je posais la télécommande sur mon ventre, prête à passer la soirée devant la télé, telle la larve que j'étais. C'était sans compter sur celui ou celle qui avait décidé de m'interrompre. Avec un grognement, je me levais, tout en prenant soin de mettre la télécommande sur la table de nuit, à côté de mon Ipod et trainant des pieds, allais ouvrir la porte.

    Sourcil levé, sourire colgate en place - remarquez que ma frustration a tendance à vite s'envoler lorsqu'une jolie fille est en face de moi - j'attendais que ma voisine finisse son mini-discours. « Sonny mh ? Folle à quel point ? ». J'étirais mon sourire encore un peu plus et la laissait entrer. Ce fut à cet instant que je remerciais mon coup de génie et ma décision de ranger. Qui a dit que les blondes ne sont pas intelligentes ? Je me considèrerai prête à recevoir le prix Nobel là. « Kensie » disais-je alors en me pointant du doigt, puis pointais vers la télé « Rediffusion. Mais je ne dis jamais non à de la compagnie. » A moins que ce ne soit celle de ma soeur.

    Je prenais à nouveau place sur mon lit, sans pour autant prendre la même position qu'avant. Je suis polie vous savez. Jambes croisées à la manière Buddha, je ne quittais pas Sonny du regard. « Tu peux t'asseoir tu sais. » Et boum, comme ça, d'un coup, l'ampoule s'allumait dans ma tête. « Tu veux quelque chose à manger ? Boire ? Je crois que j'ai des pop-corn. »
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Dim 5 Fév - 19:27

En entendant l’invitation de sa voisine, prénommée Kensie, Sonny exulta. Alors elle entra dans l’appartement et ne put qu’être admirative de l’ordre qui y régnait. Aussi honteux que cela puisse paraître et bien qu’elle ne soit pas installée depuis longtemps, la Française avait laissé le chaos s’installer dans sa petite chambre. Elle était une bordélique de première catégorie, capable de laisser traîner une tasse de thé sous son lit…

Kensie ne parut pas choquée de voir une inconnue toquer à sa porte, et tant mieux ! L’épisode était une rediff ? Peut-être aux Etats-Unis, mais en France, avec le retard, cet épisode-là était un inédit. Les choses tournaient parfaitement bien ! Kensie retourna s’installer sur son lit, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, et Sonny se rendit alors compte de ce qu’elle venait de faire : s’imposer, comme ça, à une inconnue. Alors elle se sentit soudain toute petite et vaguement mal à l’aise. Pas à cause de la jeune fille, ça non, mais à cause de son propre comportement. Mais par chance, Kensie devait être de ce genre de personnes à vous mettre facilement à l’aise, puisqu’elle n’hésita pas à proposer à Sonny de s’asseoir à son tour sur le lit.

Alors elle laissa sa timidité de côté et prit place sur le lit face à la télé. Oh ! Que cela lui avait manqué ! L’écran la fascinait complètement et en même temps, sa voisine aussi. Dilemme : parler ou regarder la télé ? Un choix cornélien. Et puis Kensie eut une idée de génie :

« Tu veux quelque chose à manger ? Boire ? Je crois que j'ai des pop-corn. »

Du pop-corn ? La télé et du pop-corn ? Alléluia ! Le visage de Sonny s’éclaira comme celui d’un enfant le matin de Noël. Et comme incapable de se contrôler, elle se hissa sur ses genoux, sur le lit et regarda Kensie dans le blanc des yeux.

« Si tu me laisses regarder ta télé et qu’en plus tu me nourris au pop-corn, je ne vais plus jamais partir d’ici. Je vais te vénérer, Kensie ! Tu es ma sauveuse ! »

Elle devait vraiment avoir l’air d’une démente, mais tant pis. Pour une fois, elle se sentait comme avant l’accident, à l’époque du Domaine où chacun allait squatter dans la chambre de l’autre. Elle regarda alors plus attentivement la jeune fille. Physiquement, elles étaient toutes deux on ne peut plus différentes : Kensie était aussi blonde que Sonny était brune, d’un teint de porcelaine et l’autre d’un teint halé qu’elle tenait de sa mère. Et pourtant, Sonny se sentit en confiance avec elle. Si elle aussi se mettait à parler aux personnages des séries, si elle sautait sur son lit, alors toutes deux seraient inséparables.

Sonny mourrait d’envie de lui poser une tonne de questions, sur elle, sur sa vie, sur LA. Mais en même temps, son esprit était irrésistiblement attiré par le petit écran.

« Je te préviens tout de suite, Kensie, après l’épisode, tu subiras un interrogatoire en règle. Il faut être folle pour me laisser entrer comme ça ! »

Elle ponctua sa promesse d’un clin d’œil à la jeune fille et se promit intérieurement de lui renvoyer l’ascenseur… et de ranger sa chambre au cas où et faire le provisions de nourriture pour les soirées télé qu’elle espérait bien mettre en place.

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Kensie F. Lockwood

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Mar 7 Fév - 23:41

    Je crois que je me suis rarement sentie aussi intelligente. Je vous jure, limite je me serai prise pour Einstein j'aurai trouvé ça normal. Malheureusement pour moi, je n'ai pas de maladies mentales pour me servir d'excuses si je devais, par inadvertance, partir dans mon délire sans m'en apercevoir. Je n'avais que pour seule excuse mon état de blondasse excentrique. N'empêche que c'est une bonne excuse. Ça alimente les conversations, permet d'inventer des nouvelles blagues pourries - vous savez les blagues tellement nulles qu'on en rit aux larmes ? - et de faire prospérer les stéréotypes. Il n'empêche que mon moment de politesse, que je vais maintenant surnommé moment de génie, venait de provoquer une réponse particulièrement plaisante pour mon égo inexistant. D'un autre côté, complètement hors sujet, permettez-moi de remarquer que Sonny, alias ma nouvelle voisine, alias ma nouvelle voisine avait des yeux de fous. Pas littéralement hein, mais c'était une manière polie de dire qu'elle avait des jolis yeux, sans dire qu'elle avait des jolis yeux, parce que dire qu'elle avait des jolis yeux était une manière de dire qu'elle avait des yeux de fous un peu trop polie à mon goût. Et non seulement c'est ma voisine, mais elle est jolie, elle a de supers yeux et elle est amusante. Les trois premiers points ne sont pas à changer, mais le dernier ... quelques heures en ma présence et elle aura de quoi devenir humoriste. Je vous rassure, je n'ai toujours pas d'égo.

    Sourire aux lèves, je me levais de mon lit -mon lit confortable et chaud et petit - pour aller chercher les pop-corn. Pour être tout à fait honnête, je n'étais même pas sûre qu'il y avait des pop-corn. Il me semblait avoir un vague souvenir d'en avoir acheté la dernière fois que j'ai fais des courses, mais il se pouvait que je les ai déjà mangés. La vie est dure. Distraitement, je jetais un coup d'oeil à la télé pour voir que la pub venait de commencer. J'avais beau avoir l'habitude des pubs toutes les dix minutes et j'avais beau avoir déjà vue l'épisode, je devenais vite agacée. Agacement vite disparu sous la menace - ou la promesse - de Sonny. Sourire aux lèvres, je traversais la pièce et sans même attendre d'être bien plantée sur mes pieds, j'ouvrais le placard. Laissez-moi vous dire que j'ai bien fait de ne pas m'être mis devant. En tout et pour tout, trois paquets de gâteaux, un paquet de chips ouvert et un paquet de pâtes sont tombés. J'avais donc le droit de ramasser des chips avant de pouvoir trouver ces foutus pop-corns. Rouge cramoisie, je mettais un genou au sol et recommençait l'étape nettoyage, dans l'espoir que Sonny ne se propose pas pour aider. J'avais pas l'air conne. Pour une fois que ma chambre était immaculée conception et que je pouvais impressionner quelqu'un. Des fois j'en ai marre d'être moi.

    Chips ramassées et jetées, paquets mis sur la table, je pouvais enfin fouiller le placard. Riz, conserves, boîtes vides, chips – autant vous le dire tout de suite, j'aime les chips – encore des pâtes, des crackers … avais-je vraiment dévaliser le supermarché en achetant autant de bouffe ultra saine pour le corps ? J'allais abandonner mes recherches, lorsque, derrière le paquet Lay's saveur Pizza, se cachait le paquet de pop-corn caramélisés. « Oh yeaaaah » m'exclamais-je alors avant de commencer la danse de la victoire. Bouger son popotin, lever les bras, pousser des petits cris et se cogner le coude contre la porte du placard, tout ça, c'est la danse de la victoire et même pour une danseuse comme moi, c'est pas sexy. Tant pis. Les pop-corns étaient là, c'était tout ce qui comptait. D'une main experte, je sortais un saladier et renversait le maïs soufflé dedans avant de le mettre au micro-ondes, histoire qu'ils soient bien chauds et que le caramel soit mille fois plus savoureux.

    Les bonnes choses n'arrivent jamais seules cependant. Et depuis le temps que je suis en vie, il aurait peut-être fallu que je l'intègre. A peine le micro-ondes en marche que la lumière s'éteignait en même temps que la télé et nous nous retrouvions dans le noir total, sans pop-corn. « Eh putain de merde !  » Dans le couloir, des cris commençaient déjà à se faire entendre. Pas besoin de vérifier le compteur, c'était général. Pas de soucis me diriez-vous, prends le briquet qui est toujours dans ta poche et éclaire toi toute seule. Oui, mais non. Je suis pas folle. Je veux bien prendre mon briquet histoire d'avoir un point de repère, mais pas question que j'en fasse une vraie boule de flamme – alias de la lumière. Sonny était là et je n'avais pas franchement envie qu'elle se barre en hurlant à gorge déployée, les bras levés, le pantalon en moins. Oubliez cette dernière partie.

    Non, je n'avais que pour seule source de lumière la flamme d'un briquet pour trouver une lampe torche et des bougies. Oubliez la lampe torche aussi, je n'en ai pas. Ma main gauche sortie immédiatement mon précieux et il ne fallut pas plus d'une fraction de seconde pour que la flamme apparaisse. Ma nouvelle mission était donc de trouver les quelques bougies que j'avais à disposition dans la salle de bain. Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas … « Je vais chercher des bougies, ne bouge pas. » Et pourquoi je dis ça en fait ? Je veux dire, pourquoi est-ce que tout le monde dit ça alors qu'il est logique qu'elle ne va pas bouger. A moins qu'elle soit maso et veuille se cogner à tous les murs et meubles de la pièce, dans ce cas-là, chérie vas-y je ne te retiens pas.

    Laissez-moi me féliciter une nouvelle fois pour mes coups de génie. Les bougies reposaient autour du lavabo. J'en allumais, une puis deux, rangeait mon briquet puis sortais de la salle de bain avec les autres bougies éteintes dans mes poches pour pouvoir les allumer une fois de retour près de Sonny. Je posais notre nouvel éclairage autour de la pièce, sans me cogner une seule fois puis reprenait position assise sur le lit, mon corps tourné vers ma voisine. « Bon, bah c'est raté pour Grey's Anatomy. » disais-je, une main posée près de la bougie de ma table de nuit. La présence du feu autour de moi était presque réconfortante et je ne savais pas vraiment comment interpréter cette sensation. La seule chose qui me traversait l'esprit à présent, c'était qu'il fallait absolument que je garde le contrôle de mes émotions.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Sam 11 Fév - 14:18

Fascinante, cette Kensie était tout simplement fascinante. Energique, marrante, sympa, belle, bref, toutes les qualités pour se faire haïr des autres filles ! Mais Sonny savait que c’était foutu, elle n’arriverait plus jamais à résister à cette tornade blonde.

Profitant de la pub – cette satanée pub qui bousille les épisodes – sa nouvelle voisine préférée partit en quête des pop-corn. Et visiblement c’était vraiment la quête du saint pop-corn, une véritable croisade, avec une montagne d’obstacles. A savoir ? Le placard. Ce traître de placard où l’on cache toujours tout et qui nous trahit quand on l’ouvre.

En voyant les paquets de chips tomber un par un, Sonny se sentit rassurée : en fait, Kensie était elle aussi une bordélique qui se soignait ! Le rangement de la chambre n’était qu’un leurre ! Sonny ne put qu’en rire intérieurement : sa technique à elle consistait à tout planquer sous le lit, alors bon, elle était bien mal placée pour dire quoi que ce soit.

Et là, soudain, le chevalier Kensie parti en quête du sacré pop-corn triompha… et se mit à danser. Et elle dansait divinement bien ! Bizarrement, c’est vrai, mais même avec cette danse ridicule, Kensie dégageait de bonnes ondes. Elle devait faire de la danse depuis longtemps, on ne peut pas bouger aussi bien naturellement, ce serait trop injuste.

Elle s’apprêtait d’ailleurs à lui poser la question quand tout devint noir. Et elle poussa d’ailleurs un « eh merde » spontané pile en même temps que le magnifique « putain de merde » de sa voisine. Oui, elles étaient vraiment faites pour s’entendre. Non mais sérieusement ! La télé, quoi ! Qu’avait-elle fait pour être à ce point contrariée par les éléments ? Et les pop corn… ils étaient là, à portée de main, dans le micro-onde… eh non, Sonny, tu n’y auras pas droit ce soir.

Puis elle entendit bouger… c’est fou ce que vos sens sont décuplés quand vous êtes privés de la vue. Kensie était apparemment en train de chercher une solution. Elle, par contre, préférait de ne pas bouger, elle se connaissait trop bien, pour savoir que si elle tentait de se déplacer dans un lieu inconnu elle se cognerait partout ou provoquerait des dégâts comme dans les films comiques. Sa voisine lui dit alors de ne pas bouger, elle allait chercher des bougies.

Mais là, dans le noir le plus absolu, jaillit une flamme. Une toute petite flamme de rien du tout, mais cela suffit à faire basculer Sonny en arrière. Par chance, elle était encore sur le lit, donc les oreillers amortirent sa chute et Kensie ne sembla pas la remarquer. Depuis des nuits, Sonny dormait avec l’image de l’incendie et avec des flammes bien plus gigantesques, alors une toute petite flamme provenant d’un briquet n’aurait pas dû la mettre dans cet état. Mais la grosse différence – et quelle différence ! – c’était que là, elle était réveillée et que le feu était bien réel. Il suffisait que Kensie ait un geste maladroit et cette minuscule flammèche embraserait toute la chambre… Paranoïa ? Et alors ?

Kensie se déplaça sans trop de problème, mais Sonny préféra tout de même se décaler quand elle passa près du lit avec son briquet, on ne sait jamais… Des bougies… Vraiment ? C’était vraiment nécessaire d’être entourées de bougies ? Bah oui, en fait, un peu quand même, elles n’allaient pas rester dans le noir total, ce serait idiot. Quand Kensie revint, armée de deux bougies, Sonny tenta de reprendre un air calme et serein – un masque absolu – et surtout de se rasseoir un peu mieux après sa mini-chute. Ah non, pas deux bougies, plusieurs. Sa voisine ne semblait pas le moins du monde ennuyée par le feu, au contraire, elle laissa même sa main traîner à quelques millimètres de la bougie. La française mourrait d’envie de l’obliger à reculer sa main, mais il fallait bien qu’elle arrête ses idioties. Que penserait Kensie d’une fille qui, à presque vingt ans, paniquait à mort à cause de deux bougies ? Ce n’était pas le moment de se sauver en courant. … respire Sonny, respire. Aller, parle, dis quelque chose :

« Donc je vois que pour t’aborder dans la rue, le bon vieux « vous avez du feu ? » ça marche… »

Oh la, la, pourri ça, on efface, on efface…

« Tant pis pour la série, raconte moi plutôt Kensie’s anatomy, ça promet d’être passionnant. »


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Kensie F. Lockwood

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Jeu 16 Fév - 12:03

    Pourquoi le monde ne pouvait-il pas se faire l'amour ? Dis comme ça, je sais que je passe pour une folle ou une conne, ou même les deux. Physiquement parlant - et je parle aussi bien de la physique que du physique - c'est impossible, je le sais. Ma question est plus philosophique que cela. Pourquoi est-ce que le monde, la population terrienne, devait-elle toujours s'affronter sur un champ de bataille, simplement pour une divergence d'opinion ? Je connais la réponse, je vis pour cette réponse, mais cette question ne cessait de me tarauder depuis la mort de Bryton. Le tireur pensait qu'on lui avait volé sa vie, il a décidé de voler celle de mon frère pour se venger.

    Mon regard posé sur mes genoux, je gardais le silence. J'étais consciente de la question de Sonny. J'avais même ri à sa blague. S'agissait-il bien d'une blague ? À présent je n'en étais plus tellement sûre. Je savais qu'elle attendait une réponse, mais je ne savais pas quoi dire. Que pouvais-je dire ? Je n'avais pas envie de parler de la mort de ma mère, encore moins envie de parler du meurtre de mon frère, je n'en parlerai pas. Mais je savais que si je parlais de mon père et de ma soeur, elle demanderait où était passée ma mère. Ma gorge se noua et je sentais déjà le passage brûlant des larmes qui me montaient aux yeux.

    Plus le silence continuait et plus je sentais la tension montée dans la pièce. Le feu me réconfortait et m'accablait à la fois. Je savais que si l'on commençait à parler de ma vie de famille, je ne serai pas capable de me contrôler. Je n'avais pas le choix pourtant, il fallait que je garde tout sous contrôle, que les flammes lumineuses ne deviennent pas des flammes dévastatrices que je ne pourrai arrêter. Plus je restais silencieuse et plus, je le savais, elle avait de question. « Honnêtement ? Ma vie n'est pas très passionnante. » dis-je alors soudainement, la voix étonnamment stable, ne trahissant aucune hésitation de ma part. « J'ai grandi dans une petite ville en Arizona avec mon père et ma soeur. À 13 ans j'ai ramené mon premier petit copain, à 15 ans, ma première copine. Une fois le lycée fini, j'ai intégré Julliard, j'y suis resté deux ans, j'ai abandonné et je suis venue ici. Aussi simple que ça. » Pour la première fois de ma vie, j'arborai un sourire forcé, loin d'atteindre mes yeux et loin d'avoir la forme naturelle d'un sourire. Il s'agissait plus d'un étirement coincé des lèvres qui signifiait que j'avais non seulement omis des détails, mais en plus que j'étais mal à l'aise.

    J'avais envie de lui raconter ma vie, mes malheurs, mes cauchemars, mais je ne la connaissais pas et si je ne pouvais pas faire confiance à ma soeur, elle que je connaissais depuis toujours, qu'est-ce qui me disait que je pouvais faire confiance à une voisine que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam quelques minutes plus tôt ? Je suis peut-être bonne vivante, d'une humeur en général joviale avec toujours une blague pourrie pour détendre l'atmosphère, je n'étais pas non plus du genre à tout dévoiler d'un souffle à une parfaite inconnue. C'était en grande partie la raison pour laquelle je refusais d'aller voir un psy. Ça et parce que je savais que le diagnostic serait : jeune fille névrosée qui a plus besoin d'un calmant qu'une consultation. Merci doc, mais les calmants, ça fait dormir et j'ai beau aimé dormir, j'aime vivre aussi. « Niveau anatomie je pense que tu sais ce qui se cache en dessous de ces vêtements. » C'est-ça, sors tes blagues pitoyables Ken, lâche-toi, tu n'as qu'une vie après tout. « Je danse depuis que je suis gamine, j'adore ça. C'est sûrement la seule chose qui a été constante dans ma vie. J'aime le bleu, je suis une grande gamine, j'ai toujours le mot pour rire, surtout quand il ne faut pas rire et j'ai tendance à toujours me foutre secrètement de la gueule des autres. Je te rassure, jusque là tu n'as été la victime d'aucune remarque désobligeante de ma voix intérieure. » Le silence revint et si mon envie de chialer comme une gamine avait disparue, je savais qu'il ne faudrait pas beaucoup de temps pour que cela revienne. Il était donc temps de changer de sujet. « Et toi, alors ? D'où viens-tu, que fais-tu, qui es-tu, Sonny Malone ? » demandais-je, un sourire à présent sincère aux lèvres.

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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Sam 18 Fév - 21:52

Peut-être que Sonny n’aurait pas dû poser cette question. Ou que ses blagues étaient vraiment terriblement nazes, pour mettre Kensie dans cet état. Parce que visiblement, Kensie n’allait pas bien. Ok. Sonny Malone où la reine de « vas-y que je fous joyeusement les pieds dans le plat ». Visiblement, il n’y avait pas qu’elle qui avait des secrets douloureux. Si elle ne voulait pas en parler, ce ne serait pas Sonny qui la forcerait. Elle savait trop qu’on avait tous son jardin secret, là où on enterre tout ce qui doit être oublié.

Une minute s’écoula dans le silence avant que Kensie ne lui réponde de façon étrange. A la fois allusive et complète. Allusive sur les choses importantes de sa vie : sa famille, ses amis, ses amours, la danse ; complète sur toutes les petites choses futiles mais toujours bonnes à savoir. D’ailleurs, Sonny fut ravie d’apprendre que Kensie avait une petite voix intérieure qui lui parlait. Elles seraient au moins deux à être schizo !

Dire une bêtise, faire quelque chose pour lui remonter le moral, sans être trop intrusive. Mais comment ? Hum, Kensie venait sans le vouloir de lui donner des idées, et elle lui laissait le champ libre pour dire et faire toutes ses bêtises. Que pouvait-elle bien lui dire : elle était d’une banalité sans nom, l’épisode gène mutant mis à part. Mais tout était dans la manière de le dire. Et quand Kensie lui donna le top départ, Sonny savait ce qu’elle allait faire.

« Je suis ravie de savoir que j’ai échappé aux moqueries de ta petite voix intérieure, mais là, je suis sage, je n’ai encore rien fait. Attends de me voir en pleine action et là, je t’autoriserai à te moquer. Parce que mon propre Jiminy Cricket se moque souvent de moi. Eh puis, je voudrais préciser que je n’ai pas encore regardé par le trou de la serrure de ta salle de bain – du moins, tu n’es pas censée savoir si je l’ai fait ou non – alors je connais Sonny’s anatomy, mais pas Kensie’s anatomy. »

Et elle lui tira le col de son t-shirt et fit mine de jeter un coup d’œil à l’intérieur, avant de lancer un clin d’œil à Kensie et de l’embrasser sur la joue. Puis elle se leva, tirant sa voisine par la main. Et là, debout sur le lit, elle commença à sauter. Elle avait toujours adoré ça, sauter sur les lits, un truc de gamine. Bon, d’accord, faire du trampoline comme ça, chez des gens qu’on ne connaît que depuis quelques minutes ça ne se fait pas, mais qui peut y resister ? Au pire, Kensie la virerait à coup de pieds dans les fesses.

« Eh bien moi je suis Sonny Malone, championne française de trampoline sur lit, fille unique, une tonne de cousins, étudiante en littérature pour pouvoir ne jamais être à cours d’histoires pour me sortir d’un mauvais pas, fan de pop corn et de télé, premier petit copain sur le tard, célibataire, et surtout, danseuse talentueuse. Prépare toi Kensie, tu vas être jalouse ! »

Et affichant un sourire sans faille, Sonny commença à se déhancher. C’était tout ce qu’elle savait faire… Dès qu’elle commencerait à bouger les bras et les jambes, ce serait un carnage, car elle n’avait aucune coordination. Dansant vaguement la danse du ventre, elle se rapprocha de Kensie, espérant bien la faire bouger. Puis sans crier gare, elle commença une chorégraphie ridicule de son cru.

Mais elle était si douée qu’après un ou deux levers de jambes hasardeux, Sonny se prit les pieds dans le drap et se cassa la figure, entraînant Kensie avec elle. Finalement, heureusement qu’elle avait fait sa connerie sur le lit et pas par terre, parce que là, elle aurait récolté un magnifique bleu sur la hanche. Mais elle ne put qu’éclater de rire, tenant toujours le bras de sa voisine.

Elle avait presque oublier les bougies, le feu, tout autour. Elle avait presque oublier que la dernière fois qu’elle avait sauté sur un lit c’était au Domaine, que c’était en mai, pour l'anniversaire d'Arthur, qu’elle avait dansé ainsi, sans se préoccuper de son allure et des regards, pour la dernière fois.

Et là, couchée sur le lit, les cheveux en bataille, morte de rire comme une gamine, elle croisait vraiment les doigts pour que Kensie ne la prenne pas pour une cinglée bonne à enfermer.

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Dim 19 Fév - 22:25

    « Eh puis, je voudrais préciser que je n’ai pas encore regardé par le trou de la serrure de ta salle de bain – du moins, tu n’es pas censée savoir si je l’ai fait ou non – alors je connais Sonny’s anatomy, mais pas Kensie’s anatomy. »

    « Pardon ? Excuse- moi ? T'as craqué ? Fallait me le dire si tu voulais que je la joue topless. » Je levais un sourcil surpris, mais gardais le silence. Qui étais-je pour interrompre son délire ? Surtout si en plus j'avais en plus droit à un bisou sur la joue. Envolées les pensées déprimantes et l'envie d'en coller une à Kelly. Oubliée l'envie de pleurer pour le reste de la soirée, j'obéissais à la commande silencieuse de Sonny. Rester debout sur un matelas n'était pas dans mes habitudes, sauter dessus non plus. Je le faisais quand j'étais gosse, mais disons que j'ai pris quelques centimètres depuis et qu'à présent, si je saute sur un lit, ma tête rencontre le plafond immédiatement. Alors je ne dis pas non aux rencontres impromptues ... la preuve j'avais une folle à côté de moi et je me marrais ouvertement, mais même moi j'ai mes limites. Alors je la laissais faire. Elle sautait, bougeait dans tous les sens et moi ? Moi je tentais d'éviter qu'elle me rentre dedans et par-dessus tout que rien ne prenne feu. Avoir un oeil au beurre noir ne me dérangeait pas plus que ça - soyons honnêtes, si, ça me dérange - mais voir ma chambre partir en fumée ? Pas tellement. Ah douce ironie. Moi ? Laisser mes affaires brûler ? Bah voyons. J'embrasserai ma soeur le jour où ça arrivera.

    « Eh bien moi je suis Sonny Malone, championne française de trampoline sur lit, fille unique, une tonne de cousins, étudiante en littérature pour pouvoir ne jamais être à cours d’histoires pour me sortir d’un mauvais pas, fan de pop corn et de télé, premier petit copain sur le tard, célibataire, et surtout, danseuse talentueuse. Prépare toi Kensie, tu vas être jalouse ! »

    Bon sang, mais où était-elle passer toutes ces années ? Pourquoi ne l'avais-je pas connue plus tôt ? Son déhanchement n'était peut-être pas parfait, mais purée, heureusement que je ne suis pas un homme. « Sérieusement Kensie ? Il est temps que tu te trouves quelqu'un. » murmurait ma petite voix intérieure. Si Sonny n'avait pas commencé sa ... allais-je vraiment oser appeler ça une chorégraphie ? Oh et puis pourquoi pas après tout. Donc, si Sonny n'avait pas commencé sa chorégraphie j'aurai gueulé une réponse, mais pas besoin de passer pour plus folle que je ne le suis. Je crois que personne n'y survivrait. Surtout avec le cas qui venait de se rétamer sur mon lit, m'entraînant avec elle. Elle éclatait de rire et moi aussi. Je ne sais vraiment pas ce que j'ai fait pour mériter ça, Dieu ou peu importe qui est là-haut, mais merci. « Je ne sais pas si je suis jalouse, mais effrayée à vie, ça oui. » Dis-je, un sourire aux lèvres, en me redressant.

    Au même instant, alors qu'un mal de crâne commençait à se profiler, les lumières se rallumèrent d'un coup, en même temps que la télé et le micro-onde, pour s'éteindre à nouveau quelques secondes plus tard. J'avais à peine pu apercevoir le dos d'Arizona dans le couloir du Seattle Grace Mercy West Hospital. La mine boudeuse, je tournais à nouveau mon regard sur Sonny. « Je dois t'avouer que je suis à fond sur Arizona Robbins. Alors si à un moment le boulet qui est en train d'essayer de remettre le courant, réussi, ne t'étonne pas si je me mets à gueuler comme la pauvre fangirl que je suis. En attendant, tu veux des chips ? » Je commençais à avoir franchement faim et si je ne mangeais pas bientôt, j'étais sûre de tomber dans les pommes. Je n'avais pas envie de recommencer le jeu auquel j'avais joué, le jour où Aaron était passé. Sans attendre sa réponse, j'allais chercher un paquet que je lui lançait ensuite. Elle était l'invitée, elle avait donc droit à la première chips.

    « And I swear you're just like a pill. Instead of makin' me better, you keep makin' me ill. » Les vibrations de mon portable me firent sursauter si brusquement que je me cognais la hanche contre la table. La grosse p... je ne finirai pas ce mot. Kelly avait franchement trouvé son moment pour répondre à un message que j'avais envoyé bien plus tôt dans la journée. J'avais envie de l'étrangler. Quand quelqu'un dit qu'il est occupé, ça veut bien dire : arrête de me harceler par textos, non ? Que quelqu'un lui apporte un dictionnaire et vite !

    Soupir au bord des lèvres, je prenais mon blackberry en main et ouvrait le message non lu que je n'avais vraiment, mais vraiment pas envie de lire. " T'inquiètes, Kensie, j'ai l'habitude maintenant que tu sois occupée. Par contre, évite de me dire ça quand j'ai une tasse entre les mains " Dans la famille foutage de gueule, je demande la fille aînée. Elle s'était mouillée ? Au moins elle pouvait maintenant faire tomber la pression, si vous voyez ce que je veux dire. Ce qu'elle pouvait m'insupporter des fois. Des fois ? Essayez toujours. Je reposais mon portable sur la table violemment, sans même répondre. Je n'avais pas envie de la voir, combien de fois faudrait-il que je le lui dise ?

    Malheureusement pour moi, je n'avais pas vu que ma main était passée trop près d'une bougie. Le portable n'avait rien, ma main non plus, mais le surplus d'émotion fit bouger la flamme de gauche à droite, de droite à gauche et la fit grandir, grandir, jusqu'à ce que la taille ne soit plus naturelle. Je ne m'en rendis malheureusement compte qu'au moment où Sonny poussait un cri. Merde.
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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Lun 20 Fév - 20:03

Le rire de Kensie. C’était extraordinaire. Bon, elle ne semblait pas atteinte de la même folie que Sonny, mais elle l’acceptait et rentrait dans son jeu. Ne plus danser sur un lit, non, plus jamais. Même si le résultat avait été plutôt drôle. Sa voisine allait visiblement mieux et elle aussi. Vous connaissez ces boissons énergisantes ? Quand vous êtes crevés, hop, vous en avalez une et vous voilà repartis pour des heures et des heures. Eh bien voilà, Kensie était la boisson énergisante de Sonny.

Mieux, elle était son héroïne ! Au double sens du terme, son héros au féminin et une drogue, à coup sûr, parce qu’elle ne se passerait plus du bien-être que la présence de cette fille suscitait en elle. Et héroïne elle resta quand elle lui déclara :

« Je dois t'avouer que je suis à fond sur Arizona Robbins. Alors si à un moment le boulet qui est en train d'essayer de remettre le courant, réussi, ne t'étonne pas si je me mets à gueuler comme la pauvre fangirl que je suis. En attendant, tu veux des chips ? »

La lumière était revenue… avant de s’éteindre à nouveau et – oh, image subliminale – la télé s’était brièvement rallumée. En plus sur une scène avec Arizona. Elle adorait ce personnage, complètement dingue, émouvant, belle, libre. Alors évidemment, l’adoration de Kensie pour cette doctoresse était plus que compréhensible.

« J’adore Arizona, donc si on met la main sur le con qui joue avec le courant, je te propose qu’on s’y mette à deux pour lui tenir les jambes et les bras, avant de lui faire passer l’envie de recommencer. Et envoie les chips, après le sport que je viens de faire, j’en ai bien besoin. »

Et hop, un paquet entre les mains. Beau lancer. Beau rattrapage. La bouffe, c’est sacré. Mais alors que Sonny ouvrait le paquet dans un bruit infernal, une musique retentit. Pink ? Electricité revenue ? Non, juste le portable de Kensie. Si son amie la laissait seule avec le paquet de chips, frustrée par l’absence de pop corn comme elle l’était, eh bien tant pis pour elle… Sonny ne donnait pas cher de l’espérance de vie des chips…

Enfin, espérance de vie pour des chips, entendons-nous… Bref, Sonny était en train d’avaler une chips tout en contemplant sa voisine qui semblait avoir besoin de passer ses nerfs sur son pauvre blackberry quand elle se rendit compte de la chance qu’elle avait d’être tombée sur elle. Soirées chips-films obligatoires ! c’était décidé ! Et peut-être lui demanderait-elle de lui apprendre à danser… Bon, il faudrait que Kensie ait beaucoup, mais alors vraiment beaucoup de patience.

Alors que son esprit établissait des plans de bataille sur les choses qu’elles pourraient faire ensemble à l’avenir, elle crut avoir une hallucination. Délire paranoïaque ? Visions d’un cerveau dérangé et phobique ? Bon sang mais quand Kensie avait approché sa main, la flamme avait grandi. Et grandi de façon pas naturelle du tout.

Et Sonny revit tout. L’incendie, les flammes dévorant tout. Elle sentit la chaleur et ses blessures cicatrisées semblèrent de rouvrir… celle qui lui courait, le long du bras notamment. Elle ressentait à nouveau la brûlure, et tout son être se mit à trembler. Il n’y avait plus rien dans se tête sinon l’image de cette flamme. Et elle hurla. De toutes ses tripes. Un cri inarticulé tout d’abord. Puis des grands gestes. Tout son corps était devenu incontrôlable. Machinalement elle se leva, recula et se cogna dans les meubles, reversant les bougies par la même occasion.

Oh non ? ça n’allait pas recommencer ? Pas encore, pas ici, pas maintenant. Elle refaisait sa vie, ce n’était pas pour que ça recommence.

« Comment tu as fais ça ! Faut sortir ! Faut de l’eau ! Faut… »

Ben, fallait qu’elle se calme d’abord, mais là, c’était trop dur. Elle tremblait de partout et n’arrivait pas du tout à aligner deux pensées cohérentes. Elle n’arrivait pas à se dire que Kensie, sa Kensie, pouvait contrôler le feu. Le feu quoi, juste ce qui provoquait chez elle des réactions insensées. C’était foutu. Elle était terrifiée, arriverait-elle seulement à ne plus redouter Kensie ? Parce que là, elle en avait une peur bleue.

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Dim 26 Fév - 0:08

    J'avais peur. Tellement peur. Une peur qui me prenait aux tripes, ne me lâchait pas, faisait battre mon coeur, comme si j'avais couru le marathon de New-York, me donnait envie de crier, de pleurer, de m'échapper. J'avais peur et je ne savais pas pourquoi. Sonny criait, c'était tout ce que j'entendais. Le feu ne dégageait plus sa chaleur rassurante, je ne sentais que les sueurs froides qui perlaient sur les moindres parcelles de mon corps, le froid glacial qui me faisait frissonner, la boule qui s'était formée dans ma gorge, tandis que Sonny demandait de l'eau pour éteindre le feu qui n'existait pas. D'un souffle j'éteignais la bougie à côté de moi, d'un geste de la main, j’éteignais le reste avant que les petites flammes qui commençaient à lécher la moquette ne deviennent incontrôlables.

    Le noir proclamait son règne autour de nous, mais le silence était continuellement interrompu par mon souffle saccadé et les cris de Sonny qui ne se calmait pas. J'avais peur. Tellement peur. Et je ne savais pas pourquoi. Je traversais la pièce d'un pas et enlaçais sa taille de mes bras, dans l'espoir de la calmer ne serait-ce qu'un peu et me rassurer moi, par la même occasion. La peur me tiraillait les entrailles. Je savais que contrôler un élément tel que le feu n'était pas naturel. Je savais qu'avoir une capacité telle que la mienne n'entrait pas dans la norme sociale, mais je ne pensais pas qu'un jour, j'aurai à payer le prix de ce que la nature avait fait de moi. « Je suis désolée. Je suis désolée. Je suis désolée. » répétais-je. Ma voix n'était qu'un murmure, mais j'espérais qu'elle serait assez forte pour atteindre Sonny, pour qu'elle l'entende, tel que je voulais qu'elle l'entende, pour qu'elle me pardonne ce don que je ne voulais pas, que je ne contrôlais pas. Je voulais que ma voix soit assez forte, pour qu'elle n'abandonne pas l'amitié que je savais qu'on pouvait construire. J'avais peur. Et je savais pourquoi, mais je ne comprenais pas.

    Je ne comprenais pas pourquoi ses cris me ramenaient au jour et au lieu où j'avais entendu, pour la dernière fois, des tels cris de terreur. Des cris que j'avais moi-même poussé lorsque j'avais vu mon frère fermer ses paupières pour la dernière fois. Des cris que je poussais encore, dans mes cauchemars. Et une partie de moi pleurait l'absence de Kelly. Elle qui m'avait sortie de mon mutisme, elle qui m'avait abandonné à la mort de maman. Elle que je ne pouvais pardonner, que je ne connaissais plus, qui venait de provoquer, par inadvertance cet accident, je désirai sa présence. Elle saurait quoi faire. Elle saurait calmer Sonny, mieux que moi. « Je suis désolée. Tellement désolée. » Je ne pouvais pas m'arrêter, je ne savais pas quoi faire, je ne savais pas quoi dire et j'avais peur.

    Mes yeux commençaient à s'habituer au noir qui nous entourait. Les lumières de la ville éclairait ma chambre un minimum, mais pas suffisamment pour que je puisse circuler librement. Surtout avec les bougies au sol. Je ne voulais pas rallumer mon briquet, ce serait vouloir empirer les choses. Lentement, doucement, j'asseyais Sonny sur mon lit et me dirigeait vers le robinet. Là, je lui servait un verre d'eau, que je lui donnais ensuite, entre ses mains tremblantes. « Je … est-ce que tu veux … tu veux quelque chose ? Les pop-corns c'est foutu, mais autre chose ? Tu veux que je te ramène à ta chambre ? Dis-moi ce que tu veux Sonny, je ne sais pas quoi faire. Je suis tellement, tellement désolée, si tu savais. »

    Je m'agenouillais face à elle et posais mes propres mains tremblantes sur ses genoux à elle. Je ne savais pas quoi faire, mais je ne voulais pas la laisser seule. J'étais maladroite, stupide, un peu conne sur les bords aussi, mais si elle voulait que je la laisse tranquille, alors il faudrait qu'elle me le dise elle-même, parce que je n'étais pas prête de la lâcher. Pas avant que je ne vois par mes propres yeux, pas avant que je ne sache qu'elle allait mieux.
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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Dim 26 Fév - 17:53

Le feu, la peur, les souvenirs… Trop de choses que Sonny n’avait pas réussi à oublier. Traumatisme ? Peut-être, d’autant qu’après l’incendie, elle s’était retrouvée toute seule. Elle n’était pas allée à l’hôpital et ses blessures physiques avaient cicatrisé d’elles-mêmes, par contre, les blessures mentales, elles, étaient toujours bien ouvertes…

Kensie allait la prendre pour une folle à hurler comme ça à cause de quelques flammèches inoffensives. Mais tout ce que voyait Sonny, c’était le Domaine en flamme et la mort de ses amis, son départ précipité de la France pour venir trouver refuge aux Etats-Unis. Bon sang, après tout cela, Kensie allait l’envoyer chez les fous. Ou au moins chez un psy. Peut-être qu’il le faudrait d’ailleurs, parce que là, ça devenait du grand n’importe quoi…

Puis ce fut le noir total. La française crut voir sa voisine esquisser un geste, avant que les dernières lueurs ne meurent. Avait-elle halluciné ou était-ce bien elle qui venait d’éteindre les bougies ? Et après tout, pourquoi pas. Elle-même n’avait-elle pas la capacité d’épier les rêves des gens, de les modifier comme elle l’entendait, alors oui, il n’était totalement invraisemblable que Kensie puisse maîtriser le feu. Mais pourquoi elle ? Pourquoi le feu ? Pourquoi cette fille qu’elle adorait déjà contrôlait-elle l’élément qui la terrifiait au plus haut point ?

C’était insensé. Elle pleurait toujours, même si finalement l’obscurité l’apaisait quelque peu. Puis elle sentit les bras de Kensie autour de sa taille. Sonny trembla à ce contact, mais ses mains n’étaient pas brûlantes. Ses mains étaient normales. Comme si rien ne s’était passé. Par contre, même sans la voir, Sonny se rendait bien compte que son amie tremblait elle aussi. Pourquoi ? Parce qu’elle ne maitrisait pas son don ou parce que c’était voir Sonny en pleine crise de panique qui l’avait angoissée ? Elle s’excusait, elle lui demandait pardon.

Incapable de réagir, Sonny se laissa faire, elle se laissa asseoir sur le lit, tentant de maitriser ses nerfs, de respirer normalement. Ce fut à peine si elle remarqua que son amie s’éloigna et lui ramener un verre d’eau. Elle sentit le verre dans sa main et la peau de Kensie sur ses genoux. Le son de sa voix la rassura. Elle n’avait pas voulu ça, elle n’avait pas voulu lui faire de mal, ni même l’effrayer. Alors Sonny but une gorgée d’eau qui lui fit le plus grand bien et dispersa la brume qui régnait dans son esprit.

Kensie s’inquiétait pour Sonny. Et Sonny s’inquiétait pour Kensie. Elle avait dû l’effrayer, elle avait visiblement eut une réaction si extrême que Kensie en pleurait et en tremblait. Cette expérience venait de les ébranler en profondeur toutes les deux. La danseuse lui proposait de manger, de partir, bref, de faire tout ce qu’elle voulait. Mais elle ne savait plus. Partir en courant ? Comme elle l’avait fait quelques mois plus tôt ? Non, il n’était plus temps de fuir. Et quand bien même elle avait peur, c’était Kensie en face d’elle. D’accord, elles ne se connaissaient pas. D’accord, à peine quelques minutes avant elles ignoraient chacune l’existence de l’autre. Mais c’était Kensie. Elle l’aimait bien, elle rigolait bien avec elle et elle sentait qu’elles pourraient devenir de grandes amies. A condition qu’elle arrête d’être aussi folle ; elle devait contrôler sa peur si elle voulait garder Kensie.

Alors elle prit les mains de son amie dans les siennes.

« C’est moi qui suis désolée. J’ai peur du feu. »

Bah oui Sonny, elle n’est pas conne Kensie, bien sûr qu’elle a compris que tu as peur du feu…

« Un incendie, en juin dernier. Un incendie… grave. »

Et sans crier gare, elle lâcha les mains de son amie et la prit dans ses bras. Elle la serra, le visage encore en larme, pour lui faire comprendre à quel point elle était désolée de sa réaction et à quel point elle ne lui en voulait pas. C’était elle après tout qui avait eu une réaction excessive. Ce n’était pas à Kensie d’en faire les frais.

« Ça va aller. Je crois… je crois que tu peux rallumer une bougie maintenant, je te promets de ne pas hurler. Je.. je me demande juste. Tu crées du feu ? ça ne te fais pas mal ? »

Parce que si maîtriser le feu la faisait souffrir, alors Sonny s’en voudrait encore plus de l’avoir obligée à tout éteindre. Et dire qu’elle venait de rencontrer une fille exceptionnelle, avec qui elle s’entendait bien et qui, comme elle, possédait un truc en plus que les autres n’ont pas… Lui parlerait-elle de sa manie de rentrer dans les rêves et de les manipuler, comme elle manipulait le feu ? Peut-être, si Kensie avait vraiment un don, si elle voulait en parler, si elle ne cherchait pas à la faire interner…

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Sam 3 Mar - 23:15

    « C'est moi qui suis désolée. J'ai peur du feu. » J'ai peur du feu. Peur du feu. Les mots résonnaient dans ma tête, dans un écho douloureux. Je serrai ses mains entre les miennes, un geste qui se voulait affectueux, une marque de soutien. Je n'étais pas conne. J'avais bien compris que sa réaction était dûe à la peur, mais l'entendre confirmer, entendre sa voix trembler rendait la chose plus terrible encore et je m'en voulais. La culpabilité me rongeait l'estomac.

    Les yeux fermés, je tentais de calmer mon coeur battant rageusement contre ma cage thoracique. Les bras de Sonny entourèrent soudainement mon cou et sans réfléchir, je passais les miens autour de sa taille. C'était la pire des choses qui pouvait m'arriver. Tisser une amitié avec quelqu'un traumatisé par un incendie. Je posais mon menton sur son épaule et tentais de toutes mes forces de ne pas repenser au jour fatidique de la mort de ma mère. Le jour où ma soeur avait mit le feu à la forêt derrière chez nous. Le jour où sa capacité s'était déclarée. Le jour où le monde de la famille s'était effondré. Je resserrai mon étreinte lorsque je sentis une larme tomber sur mon épaule. Je n'étais pas habituée à me sentir coupable, mais là c'était tout mon corps qui tremblait sous le poids de ce sentiment nouveau. Je n'avais pas choisi de contrôler le feu, j'avais appris à vivre avec et je ne pourrai certainement plus me passer de cette capacité. Mais si je devais choisir entre une amitié avec cette fille plus qu'extraordinaire et ce don qui me contrôlait plus que je ne le contrôlais, mon choix serait vite fait. C'était un sacrifice que j'étais prête à faire, si cela permettait à Sonny de se sentir bien. Il ne fallait tout simplement pas qu'elle rencontre Kelly et il ne fallait surtout pas qu'elle nous voit ensemble. Les étincelles n'étaient pas figuratives entre elle et moi et il était difficile de me contrôler. Comme j'en avais fait la démonstration quelques secondes auparavant.

    « Ça va aller. Je crois... je crois que tu peux rallumer une bougie maintenant, je te promets de ne pas hurler. Je.. je me demande juste. Tu crées du feu ? ça ne te fais pas mal ? » Mes lèvres s'étirèrent en un sourire tendre, mais amusé à la fois. La question était parfaitement innocente, mais il m'était difficile d'imaginer quelqu'un ayant le pouvoir de contrôler le feu, mais ne pouvant en supporter la chaleur. Ce serait franchement horrible. Et mon sourire disparut aussitôt. « Je ne créer pas le feu, non. » Il était important qu'elle comprenne la différence. Qu'elle sache que je ne pouvais que le contrôler ... et encore, avec certaines difficultés. « Je ne fais que le contrôler. Ça ne me fait pas mal, j'ai une certaine résistance à la chaleur, mais je reste humaine. Trop de flammes, trop de fumée et je pourrai mourir. » Je m'écartais d'elle d'un mouvement hésitant, puis posait mon regard inquisiteur sur son visage. « Je ne veux pas prendre de risques. On restera dans le noir, si ça ne te dérange pas. »

    Je passais ma main dans mes cheveux et changeait de position, pour soulager mes genoux endoloris. Jambes croisées, dos droit, je ne la quittais pas du regard. « Ne vas pas croire que je ne suis pas reconnaissante, mais ... » J'inspirais. « Pourquoi est-ce que tu ne cries pas au monstre ? Tu viens de découvrir que je contrôle le feu et pourtant, la seule chose qui t'effraye c'est … eh bien le feu. »
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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Lun 5 Mar - 17:22

Kensie l’avait prise dans ses bras et elle essayait de la consoler, presque comme une enfant. Sonny avait de plus en plus de mal à assumer sa peur du feu. Parce que ça n’était pas une petite peur, c’était une réelle angoisse, une panique totale et absolue qui paralysait totalement son cerveau. Tôt ou tard, il faudrait qu’elle lutte contre cela, car on ne peut pas vivre en manquant de basculer dans la folie à cause d’une bougie…

C’était tout de même un sale coup du sort. Que précisément cette fille, l’une des toutes premières avec qui elle avait envie de nouer une amitié, l’une des premières, depuis des semaines, à l’avoir fait rire puisse contrôler le feu. C’était vraiment cruel. Ce n’était pas vraiment que Sonny la redoutait elle… l’effroi était passé depuis que Kensie l’avait prise dans ses bras pour lui faire comprendre qu’elle ne craignait rien. Elle savait en revanche que Kensie ne pourrait pas être pleinement elle-même en sa présence. Elle se sentirait toujours obligée de se contrôler parfaitement, de brider ses émotions pour ne pas réitérer la scène. Et cela, Sonny ne le voulait pas. Elle ne s’était jamais sentie aussi libre qu’au Domaine où elle n’avait pas eu à cacher sa capacité, alors elle ne voyait pas pourquoi elle imposerait à son amie de nier cette part d’elle-même.

Sa voisine lui expliqua alors qu’elle ne créait pas le feu, qu’elle se contenter de le maîtriser, dans toutes les limites toutefois de sa condition d’être humain. Toujours un revers. Chaque don avait son revers, son côté obscur et douloureux. Comment faisait-elle ? Vivre avec le risque continuel de brûler…

Sonny ne sut pas trop si elle lui proposait de rester dans le noir par peur d’une nouvelle crise, ou par crainte de ne pouvoir contrôler les flammes. Toujours est-il que cela convenait plutôt bien à la française. Elle n’avait pas peur du noir, le seul danger qu’elle y voyait c’était précisément de ne pas voir les obstacles et de se casser la figure à tout bout de champ. Mais cela, elle était tout à fait capable de le faire même en pleine lumière.

Puis elle sentit que Kensie s’éloignait, elle s’était relevée et lui faisait face, cela, elle le discernait nettement, malgré l’obscurité.

« Pourquoi est-ce que tu ne cries pas au monstre ? Tu viens de découvrir que je contrôle le feu et pourtant, la seule chose qui t'effraye c'est … eh bien le feu. »

Parce que Sonny n’était pas quelqu’un de logique ? Que pouvait-elle lui répondre ? pouvait-elle lui dire qu’elle savait ce que cela faisait d’être traitée de monstre ? Elle l’avait vécu cela, à l’époque où sa capacité s’était éveillée. Puis pendant quatre ans, elle avait eu l’opportunité de vivre normalement, sans avoir honte de ce qu’elle était, sans avoir à le cacher. Non, elle n’avait plus l’habitude de cacher son pouvoir, de devoir le passer sous silence parce qu’au Domaine, on en parlait librement. Ici, dans le monde extérieur, c’était tabou, mais Sonny savait que si quelqu’un pouvait comprendre, c’était bien Kensie.

« Je ne crie pas au monstre parce que tu n’en es pas un. Ce n’est pas de toi que j’ai peur, c’est du feu. Je sais qu’il fait partie de toi, j’arriverai à m’y faire. Tu n’es pas un monstre, Kensie. Tout ce que tu viens de faire pour me calmer devrait suffire à en convaincre n’importe qui. »

Elle respira un grand coup et la regarda droit dans les yeux, pour qu’elle saisisse bien ce qu’elle allait lui dire. Pour qu’elle comprenne aussi que Sonny ne se foutait pas d’elle, qu’elle était plus que sérieuse.

« Si tu es un monstre, j’en suis un moi aussi. Si ça ne me choque pas, que tu aies la capacité de contrôler le feu, c’est parce que moi j’ai la capacité de contrôler les rêves. »

Il fallait qu’elle détail un minimum, elle ne pouvait pas larguer cette étrange bombe et se taire ensuite.

« Quand je m’endors, je peux aller dans les rêves des gens et je peux les voir ou les modifier. Pas vraiment utile comme don. Et très limité parce que je ne contrôle pas le sommeil… juste ce qui se passe le temps où la personne dort. Et ça m’épuise. Alors voilà pourquoi je ne vois pas un monstre en toi. Je sais ce que c’est que de recevoir ce que certains appellent un « don » et dont on ne veut pas. C’est pour ça que je n’ai pas peur de toi. »

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Ven 13 Avr - 15:31

    C'est bizarre comme sensation, le soulagement. J'y avais jamais vraiment fait attention jusque là, mais l'estomac noué, les épaules et le dos tendus, la tête sur le point d'imploser ... c'est comme si on vous enlevait une maison du dos et d'un coup, on se sentait léger. C'est différent des tortues et des escargots qui, si on leur enlevait leurs coquilles seraient complètement nus, c'est une légèreté qui rend vivant, qui donne de l'énergie. Libérant mon estomac de son noeud infernal, je poussais un soupir et mes poumons pouvaient à nouveau fonctionner normalement. Je pouvais enfin respirer, sans me dire que j'avais peut-être tout foutu en l'air à cause de mère nature, mais je ne pouvais pas être d'accord avec Sonny. J'étais un monstre. Peut-être pas pour elle, mais pour tous les êtres humains « normaux », j'en étais un. Tous les points de vue s'opposent et celui-là encore plus que les autres. Monstre, ou pas, je n'avais d'autre choix que de vivre avec au final et comme lorsque j'avais fini de l'accepter, je passais à autre chose.

    Je commençais à m'agiter. Enfin, non. Pas vraiment. J'étais complètement immobile, une vraie statue. J'avais envie de crier, mais je ne bougeais pas et si ce n'était pas pour mon thorax qui bougeait au rythme de ma respiration, on l'aurait pu me comparer à une statue de cire. Sonny était mutante elle aussi. Ça, je pouvais le concevoir, l'accepter. Son truc des rêves, ouais, cool, ok ... sympa. Un peu flippant, mais d'accord. Juste ... ouais, non. Très ... ok. Disons que ... non. Je suis pas ... non, toujours pas. Putain, mais ça veut dire quoi ? Que ... que ... qu'elle peut se trimballer de rêves en rêves pour dire coucou, je suis là, tu veux faire un cauchemar ? Tiens, cadeau. Est-ce qu'elle était déjà venue dans ma tête ? Est-ce que c'était elle qui était responsable des rêves pornos qui faisaient irruption des fois ? Et ... et ... et peut-être qu'elle est de Genetic. Qu'est-ce qui me disait qu'elle était la gentille petite Sonny qu'elle disait être ? Qu'est-ce qui me disait que son petit jeu de « prenons mon lit pour un trampoline » n'était un pas du cinéma ? Jusque là, je n'ai jamais été qu'une seule fois sur le terrain, je ne me suis jamais vraiment révélée en tant que membre de Genome, mais Genetic avait des moyens que je ne connaissais pas et c'était tout à fait possible qu'ils me repèrent, qu'ils veulent quelque chose de moi. Elle m'a dit qu'elle venait d'arriver à Los Angeles, mais arrivée d'où ? Et est-ce que son nom c'était vraiment Sonny ? Parce que je veux pas dire, mais ses parents devaient franchement lui en vouloir pour l'appeler comme ça.

    Et comme apparemment tout semblait aller comme sur des roulettes, ce soir, c'est pendant que je devenais parano que la lumière devait revenir. Que la lumière soit, avait dit Dieu et la lumière fut. Télé, micro-ondes, lumière ... mes yeux réagirent violemment et je dus fermé les paupières pour ne pas devenir aveugle. Mal de crâne instantané ? Check. Plus besoin de se regarder dans le noir et se demander si elle était vraiment là et pas à ma droite. Non, elle était toujours assise sur mon lit, un regard me suffit pour le confirmer. J'avais les yeux plissés, mais il ne me faudrait pas longtemps pour me réhabituer à la lumière. Il faudrait que je range les bougies et que je trouve un moyen pour expliquer les brûlures sur la moquette, mais au moins je pouvais être fière de moi pour ... pour quoi ? Qu'est-ce qui me disait que Sonny avait vraiment peur du feu ? Je vous l'accorde si c'était un mensonge, je devrai lui donner un oscar pour une superbe performance, mais ce genre de truc ça vous tue les neurones avec les questions qui arrivent d'un coup et jette votre raison à la poubelle. Je suis pas du genre parano, mais on va dire qu'avec Genome dans ma vie, je ne pouvais qu'être trop prudente.

    « Ok. » Dis-je enfin, après plusieurs minutes de silence et d'immobilité. L'épisode de Grey's Anatomy touchait à sa fin et mon micro-ondes m'indiquait qu'il avait fini de chauffer les pop-corns, mais quelque chose me disait que personne allait les manger. « Et donc, tu viens d'où ? » Autant essayer de chopper des informations, en faisant style que tout va bien. Je suis une pro pour ça. Ou pas. Franchement pas du tout à vrai dire et je cachais mon malaise en allant chercher les pop-corns que je lui tendais ensuite, avant de me rassoir sur le lit. « Je suis pas une pro des accents américains, mais tu as un as un petit quelque chose qui ne l'es pas. » Sourire aux lèvres, j'utilisais mon ton taquin habituel, en espérant qu'elle ne repère rien du tout dans mon comportement qui rendrait les choses plus compliquées qu'elles ne l'étaient déjà.
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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Ven 13 Avr - 18:53

Pourquoi est-ce qu’il ne se passait rien ? Pourquoi ce silence soudain et si froid entre elles ? Sonny aurait pourtant pensé qu’être honnête avec Kensie la rassurerait, qu’elle comprendrait pourquoi Sonny n’était pas partie en courant. Et puis elle se rendit compte de ce qu’elle venait de faire elle aussi. Elle venait de dire à une fille qu’elle appréciait mais qui n’en demeurait pas moins une parfaite inconnue, qu’elle était différente. Mais elle était timbrée ou quoi ? Après tout ce qui lui était arrivé, après la destruction de sa « maison » qui abritait des jeunes ayant des capacités, comment pouvait-elle encore lâcher ce lourd secret comme ça ? Alors oui, elle avait appris à être fière d’elle et à assumer totalement ce qu’elle était, oui pendant quatre ans elle avait pu en parler totalement librement et sans tabou, oui, elle avait perdu l’habitude de le cacher, mais ce temps était révolu.

Qui était cette Kensie après tout ? Elle ne connaissait même pas son nom. Elle ne savait rien de son passé ou de son présent réel. Elle avait juste eu un élan de sympathie naturel et incontrôlé envers elle. Même le feu n’avait pas ébranlé cette affinité innée entre elles… Pourtant ce silence était en train de tout brisait. Pour ça que Sonny aimait le bruit et l’agitation. On n’a pas le temps de penser et de regretter. Où est la télécommande magique, qui lui permettrait de revenir en arrière, de rembobiner et de dire autre chose ? Ou d’accélérer la scène jusqu’à ce que le dialogue reprenne ?

Mais Kensie était mutante non ? Elle ne lui ferait pas de mal, ce serait illogique, insensé… Peut-être qu’elle devrait se lever et partir. Anne lui avait dit d’être prudente et elle dans sa stupidité maladive que faisait-elle ? Elle dévoilait son secret comme si de rien n’était ! Mais quelle conne ! Quelle conne !

Et elle se serait levée si la lumière n’était pas soudainement revenue, l’aveuglant presque. C’est que ses yeux s’étaient habitués au noir. Et le bruit, la télé, le micro-ondes. Au moins ses pensées paranoïaques étaient parasitées par le bruit, et cela lui évitait de sombrer dans l’angoisse. Mais maintenant, il n’était plus question de fuir discrètement. Il fallait assumer, pour Kensie comme pour Sonny. Et la blonde lâcha un « ok ». Ok ? C’est tout ? Pas de question ? Pas de contestation ? Pas de réclamation ? Non rien d’autre. Elle se contenta de s’asseoir auprès d’elle et de lui tendre du pop corn. Machinalement et sans vraiment y prendre un quelconque plaisir, elle en porta un à sa bouche. Que faire d’autre, à part simuler que tout allait bien ?

Et Sonny n’était pas dupe, c’était précisément ce que Kensie était en train de faire. Feindre. Son ton était enjoué mais le temps de réaction avait été bien trop long. Les questions qu’elle lui posa alors pour combler le silence pouvaient paraître anodines, mais il y avait plus derrière. Elle devait se demander si elle pouvait croire en Sonny, si elle ne représentait pas une menace. Tout se bouscula dans la tête de la brunette. Que pouvait-elle lui dire ? Y avait-il un risque quelconque en lui parlant juste de sa nationalité ? Mais la croirait-elle ? On lui avait déjà fait la remarque que son nom n’avait rien de français. Allait-elle croire qu’elle lui mentait rien qu’à cause du décalage entre sa nationalité et son nom de famille ? Bon, de toute façon, elle savait que son accent ne lui permettrait pas de prétendre qu’elle venait du Texas ou de l’Utah. Elle arriverait peut-être à lui faire croire qu’elle était colombienne, après tout, sa mère l’était et elle parlait un espagnol parfait. Mais quel intérêt ?

« Je suis française, d’où mon accent à couper au couteau. J’ai vécu à Paris notamment pendant longtemps. Mon père est américain en fait, et j’ai des cousins à New-York. Mais mes parents ont eu envie de vivre en France alors voilà, c’est ce qui fait que je suis une mangeuse d’escargots affublée d’un nom pareil. »

Elle aussi avait essayé de dire ça d’un ton léger, qu’elle voulait identique à celui qu’elle avait avant cette maudite panne d’électricité. Pourquoi rien n’était simple ? Pourquoi on ne pouvait pas revenir au trampoline sur le lit ? Bon, ça n’allait pas, ça ne marchait pas. Alors Sonny se leva soudain et regarda Kensie.

« Je suis désolée, je… Je vois bien que j’aurais dû me taire, je parle trop, c’est un gros problème. Je t’aimais bien, Ken, et j’ai pas pensé que… que ça te gênerait, ce que je suis. Je m’en vais, je te promets que je te laisserai tranquille et que je ne toucherai pas à tes rêves. »

Elle était perdue, là. Elle pensait vraiment que Kensie serait assez folle pour l’accepter telle qu’elle était. Elle se trompait visiblement. Si cela n’avait tenu qu’à elle, elles seraient passées outre cette révélation et elles auraient chanté et dansé dans les couloirs pour enquiquiner les autres étudiants, ou elles auraient fait un twister, ou même ce jeu débile d’action vérité même si Sonny n’aimait pas ça. Bref, toute activité plus amusante que la situation qu’elles étaient en train de vivre. Elle se pencha très vite et l’embrassa sur la joue en lui murmurant un « au revoir » déçu, avant de se diriger vers la porte et de poser la main sur la poignée.

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Jeu 19 Avr - 20:24

    S'il y a bien un truc que je ne supporte pas, c'est les effets slow-mo. Je trouve que ça tue une scène, que c'est ridicule, que ça ne sert à rien. Et comme j'ai un esprit hyper critique, j'ai toujours la même question qui me trotte dans la tête, quand je regarde un film et qu'ils nous montrent du slow-motion. OU EST-CE QU'ILS ONT VU DU SLOW-MO DANS LEURS VIES DE TOUS LES JOURS ? Genre ... vous avez déjà vu un mec qui vous pousse dans les escaliers, arriver à deux km/h ? Non. Juste, non. Sinon on aurait tous été capables d'éviter les accidents les plus cons de notre quotidien. Et j'aurai été capable d'empêcher Sonny d'atteindre ma porte. J'aurai été capable de sauter sur mes deux pieds, sans me prendre les pieds dans les draps, toujours défaits, je n'aurai pas atterrit violemment sur la moquette, fesses en l'air et je l'aurai empêchée de poser sa main sur la poignée. Malheureusement ... disons que ça s'est passé exactement comme ça. Et en levant la tête, je la voyais ouvrir la porte. « Attends ! » Sérieusement, pourquoi j'y avais pas pensé avant ? Les mots touchent toujours plus que les gestes, non ? Enfin, en théorie ... les yeux rivés sur la silhouette de ma voisine, je tentais désespérément de me dépêtrer de ce putain de puzzle chinois qu'étaient devenus mes draps. Agacée, je secouais les jambes, comme une possédée, dans l'espoir que je puisse me libérer ... en vain. Quand on est con ... on est con. « Raaaaah » Des ciseaux !! Apportez-moi des ciseaux, je vais leur faire la peau. Poussant un soupir, je me retournais sur le dos et à l'aide de mes mains, je libérais une jambe, puis la deuxième. Comme quoi ... non, je ne finirai pas cette phrase.

    Une fois debout, j'allais fermer la porte puis ramenais Sonny jusqu'au lit. Si seulement ça avait été pour faire des galipettes. Nope. On oublie tout. Je n'ai jamais pensé ça, je n'ai jamais eu l'image mentale. Javel. De la javel pour effacer ça. Trop sexy pour moi. On efface, on efface et on recommence. Si seulement c'était pour glander devant Grey's Anatomy. Non, il avait fallu que je fasse tout foirer, avec mon tact hors du commun. « Je suis désolée. » Je baissais les yeux timidement, nerveusement, gênée et poussais mes draps du pied, pour les ranger dans un coin où ils ne nous dérangeraient pas. « Ce que tu es, ne me gêne pas. Le problème c'est pas que tu sois une mutante. Ce serait vachement hypocrite de ma part, si c'était le cas. Le problème c'est que ... mes rêves sont une extension de ce que je vis et c'est trop ... » Je marquais une pause, le temps de trouver le mot idéal. « Privé. » Pour ne pas dire dur. « Et je sais que, pour moi, le contrôle n'est jamais total. Tu as peur du feu. J'ai peur que tu découvres tout d'un coup. » « Peur que je te fasse pitié, peur que mes secrets cachés dans mes rêves, ne causent la perte de Genome. » Finissais-je intérieurement. Pour ma santé mentale, elle ne devait rien savoir. Pas maintenant. « Honnêtement. On se connait depuis à peine une heure. Je dois bien garder une once de mystère, non ?. » Les yeux pétillants, je lui souriais, mais quelque chose en moi continuait de me conseiller la prudence. Genetic était omniprésent, je ne pouvais être sûre de rien, même si j'avais envie de lui faire confiance. Et puis les rêves, merde. C'était le pouvoir idéal pour ces connards. De quoi manipuler, de quoi tout découvrir sur une personne. Une partie de moi désirait se cacher dans les jupes de Kelly, une autre voulait affronter le danger et la dernière souhaitait croire qu'il n'y en avait aucun ; que Sonny était inofensive, que ce qu'elle lui avait dit sur ses origines était vrai, qu'une vraie amitié pourrait voir le jour, que d'ici plusieurs années, elles n'auraient plus aucun secret l'une pour l'autre. Était-ce naïf ? Utopique ? Très certainement, mais je m'en fichais. Persuadée qu'un monde meilleur nous attendait, à condition de se battre pour l'avoir, je me faisais souvent avoir, mais quelque chose me disait que ce n'était pas le cas, ce coup-ci.

    Le bruit de fond de ma télé était distrayant, les pubs inintéressantes défilaient sur l'écran, mais l'humeur avait été plombée et je n'étais plus d'humeur à regarder ce qu'ABC avait décidé de diffuser. Il était temps de changer de sujet, de reprendre là où on s'était arrêté, de recoller les morceaux, de se connaître. « Des cousins à New-York, alors ? T'y es déjà allée ? Je peux te donner des supers adresses, si tu veux. Mais avant raconte moi. C'est comment la France ? » Je ne rêvais pas d'y aller, ce pays me rebutait un peu, mais ma curiosité l'emportait, j'avais besoin de savoir. Surtout que, ce n'était pas avec ce que mon père gagnait que je pourrai me payer un voyage là-bas. En suppliant Kelly, ça devait être faisable, mais ... non.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Lun 23 Avr - 15:51

Sonny, la plus grande maladroite de sa génération, avait-elle trouvé quelqu’un pour la détrôner ? Parce que Kensie fit un truc qui n’arrivait jamais dans la vie réelle. Elle se vautra au ralenti. Si, si, c’était possible ! Généralement, quand Sonny se cassait la figure, cela se passait à vitesse grand V. A peine le temps de voir qu’elle s’était gamellée. Vous la voyiez et l’instant d’après, plouf, plus là, mais par terre. Eh bien, Kensie n’aimait visiblement pas faire les choses comme tout le monde. Parce que tout se passa avec une lenteur étonnante. Bref, elle se prit les pieds dans les draps et se retrouva à quatre pattes sur la moquette, cul en l’air, avant de hurler à Sonny d’attendre. En réalité, la française se serait arrêtée même sans le cri de Kensie. Parce que cette cascade lui avait juste scié les jambes.

Elle se laissa traîner jusqu’au lit comme une marionnette, incapable de réagir. Partagée aussi entre la tenaillante envie d’exploser de rire et son cerveau qui n’arrêtait pas de lui dire « débile ! débile ! débile ! ». Pas après Kensie, non, après elle-même. Elle réagissait de façon idiote depuis le début. Et les propos de Kensie, bien qu’elle se voulût rassurante, la firent s’enfoncer un peu plus dans cette impression. Bien sûr qu’elle avait raison. Elles ne se connaissaient pas et il était plus que normal qu’elle craigne une intrusion même involontaire dans ses rêves. Et Sonny n’eut pas le courage de lui avouer qu’il y avait effectivement un risque. Parce que jusqu’en juin, elle contrôlait parfaitement sa capacité, mais depuis l’incendie, elle était devenue extrêmement sensible aux cauchemars des autres qui s’imposaient à elle sans qu’elle y puisse grand-chose. Alors Kensie n’avait pas tout à fait tort, Sonny pouvait très bien découvrir des choses privées, qu’elle n’avait pas à savoir. Heureusement que cette tornade blonde était là, parce que ce fut elle qui prit les choses en main et qui réorienta la discussion vers des rivages plus assurés. Reparler de géographie. Pas de risque de dérapages quelconques avec ça. Alors soit. On efface tout et on recommence. On joue le jeu.

« En fait je connais peu New-York. Ma famille vit dans le Queens, alors je ne connais que ce coin. On faisait les quatre cents coups avec mes cousins, tous les étés. Mais je rêverais de faire les coins à touristes ou les coins plus improbables. Je ne suis pas sûre d’avoir l’occasion d’y aller un jour, entre les études et le travail mais qui sait, je prendrais tes adresses. Une danseuse qui a fait Julliard doit connaître tous les nights clubs ou les coins sympas où il faut être. Sinon la France… En fait, j’ai longtemps vécu à Paris alors tu sais. On court à cent à l’heure, on pousse tout le monde dans les transports. On ne sourit pas. Jamais, c’est interdit. Mais bon, c’était chez moi. Et ça a aussi de bons côtés : les parcs, les balades le long de la Seine, les artistes de rue, les cafés, les écoles d’art. Et les cuisses de grenouilles, les escargots, le cul de veau… »

Elle fit une grimace en disant tout cela car elle savait que la plupart des étrangers trouvaient ces plats répugnants. Bon soyons honnête, elle, elle arrivait à les manger, et cela l’amusait toujours de voir l’air dégoûté de ceux qui découvrent ces plats.

« Je sais que tu as quitté Julliard et qu’il doit y avoir une bonne raison pour ça. Mais si tu aimes toujours danser, tu pourrais m’apprendre un de ces jours ? Je te préviens, je suis une élève indisciplinée, impatiente et dissipée. Mais quand je ne fais pas ma mauvaise tête, je suis capable d’apprendre très vite. Par contre, il faut que je trouve un moyen de te payer pour ces cours. Parce que niveau budget, c’est craignos en ce moment. Deux boulots rien que pour payer le loyer et quelques extras. Ça craint. Mais s’il y a une voisine qui t’emmerde ou quelqu’un que tu veux rendre jaloux ou un coup tordu que tu veux faire à quelqu’un je t’aiderai ! Promis. »

Et elle lui tendit le petit doigt. Elle ne savait pas si cette technique de se serrer le petit doigt pour sceller un pacte était une manie répandue ou si ce n’était qu’un truc entre elle et Sarah. Bon, au pire, elle aurait l’air débile avec son petit doigt en l’air… un peu plus ou un peu moins de toute façon, ça ne changeait plus grand-chose.

« Euh… peur de mettre les pieds dans le plat mais… qui c’était ? Je veux dire, ton portable tout à l’heure ? Qui a ce pouvoir de te taper à ce point sur le système ? Non, pardon, on a dit qu’il fallait garder un peu de mystère. Alors on fait quoi, un twister, on enquiquine quelqu’un ? On danse ? Parce que sinon je te parle de littérature mais je ne voudrais pas te tuer dès à présent. »

Et elle posa sa tête sur son épaule pour lui faire comprendre que tout était oublié. Le feu, les rêves, les crises débiles. Elles avaient une belle amitié à construire que diable !

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Mar 29 Mai - 0:42

    Dans le genre ambiance plombée on peut pas faire mieux. Parler pays, beau temps et chiffons c'est pas ce qu'il y a de plus emballant. J'aime pas poser des questions pour apprendre à connaître les gens, j'aime découvrir les choses petit à petit, savoir ce qui fait titiller les gens par pur hasard, expérimenter et voir ce qui les énerve, ce qui les pousse au-delà de leurs limites, ce qui les fait rire, ce qui les fait pleurer, vomir, crier. J'aimais parler, mais pas poser des questions. J'ai l'impression de foutre la pression à la personne que j'interroge, j'ai l'impression d'être un flic en plein interrogatoire. J'aime pas ça, mais qu'est-ce qu'on pouvait faire d'autre à cette heure-ci, quand il n'y a rien à la télé qui soit digne d'intérêt ? Jouer au Scrabble ? Je laisse ça à ma soeur. Et pour être honnête le seul jeu que je dois avoir ici c'est un jeu de carte. Les parties impromptues de solitaire ont le don de m'éclater. Comme si j'étais une gamine de cinq ans dans un magasin de bonbons. Ou un pré-ado de 13 ans qui découvre les joies de la masturbation ... au choix. C'était peut-être un mauvais exemple. Le solitaire ne m'excite pas sexuellement, quoique ... boarf j'y réfléchirai une autre fois.

    Tout ce que je sais, c'est que l'ambiance était plombée et que Sonny le sentais tout autant que moi. C'était le seul point positif. On était sur la même longueur d'ondes. Enfin je crois. J'espère. Je sais pas. J'ai jamais vraiment compris cette expression pour être honnête. Comme mi-figue mi-raisin. Ça veut dire quoi ? Les deux sont aussi dégoûtants l'un que l'autre. Et ne me parlez même pas du verre à moitié plein ou à moitié vide. Ton verre tu le bois, il sera forcément à moitié vide et si t'as de l'eau à disposition suffit de le remplir. Je sais que je raffole des métaphores, mais il faut au moins qu'elles aient un sens quoi.

    « [...]Et ça a aussi de bons côtés : les parcs, les balades le long de la Seine, les artistes de rue, les cafés, les écoles d’art. Et les cuisses de grenouilles, les escargots, le cul de veau… »

    Pardon ? Le quoi ? J'avais toujours eu le sentiment que les français étaient pervers, mais alors là, c'était la cerise sur le gâteau. Le cul de veau quoi. Ils ont pas plus raffinés que ça ? J'imagine bien le petit pépé de 90 ans, incapable de la moindre prouesse sexuelle depuis des années, avec son béret sur la tête, sa baguette sous le bras, le vin dans son panier en train de demander du cul de veau au marchand de viande. Sans pouvoir me retenir, j'éclatais de rire. Ça avait l'air franchement dégueulasse. Aussi vite que j'avais commencé à rire, je m'arrêtais. Beurk. Grimace de dégoût en place j'essayais d'éviter d'y repenser. Les cuisses de grenouilles, ça passe. Les escargots j'ai déjà plus de mal, mais alors ça c'était le pompon. Je ne serai plus jamais capable de regarder les pauvres bêtes de la même manière. Et sans pouvoir me contrôler je frissonnais de dégoût.

    Pendant que l'une partie de mon cerveau essayait tant bien que mal d'arrêter les images mentales, l'autre partie réfléchissait déjà à ce que je pouvais lui conseiller comme trucs à voir à New-York. Si je m'écoutais, je lui dirai de tout faire, mais la ville était énorme et à moins d'y vivre il était presque impossible de tout visiter. Il m'avait fallu plus d'un an pour pouvoir dire que je connaissais la ville comme ma poche et c'était un demi-mensonge. Je connaissais mes trajets réguliers comme ma poche, mais il m'arrivait encore de me perdre dans les rues du centre-ville quelques jours avant que je parte pour Los Angeles. Repenser à New-York me faisait repenser à Juilliard. Ça me manquait. Danser tous les jours et vivre ma passion me manquait, mais je sais que j'avais pris la meilleure des décisions en arrêtant tout. Le monde de la danse n'était pas fait pour moi, je l'avais accepté.

    « Je sais que tu as quitté Julliard et qu’il doit y avoir une bonne raison pour ça. Mais si tu aimes toujours danser, tu pourrais m’apprendre un de ces jours ? Je te préviens, je suis une élève indisciplinée, impatiente et dissipée. Mais quand je ne fais pas ma mauvaise tête, je suis capable d’apprendre très vite. Par contre, il faut que je trouve un moyen de te payer pour ces cours. Parce que niveau budget, c’est craignos en ce moment. Deux boulots rien que pour payer le loyer et quelques extras. Ça craint. Mais s’il y a une voisine qui t’emmerde ou quelqu’un que tu veux rendre jaloux ou un coup tordu que tu veux faire à quelqu’un je t’aiderai ! Promis. »

    Surprise, j'haussais un sourcil. « Pourquoi est-ce que tu me payerais ? Je te donnerai des cours gratuitement ça me dérange pas. Je connais un studio pas loin d'ici où on peut réserver les salles pour pas cher quand il n'y a pas cours. Par contre, je te tiens au mot pour le voisin emmerdant. J'ai envie de voir de quoi tu es capable. » Et avec un sourire colgate je tendais mon petit doigt et serrait le sien, scellant la promesse qu'elle venait de me faire. J'avais rarement eu recourt aux promesses de ce genre, mais c'était drôle. J'avais l'impression d'avoir cinq ans à nouveau.

    Et la question fatidique arriva. Celle que je ne voulais pas qu'elle pose, mais qui devait bien pointer le bout de son nez à un moment ou à un autre. Mon sourire se transforma en une sorte de grimace pas belle qui déformait mon visage. « Pour être honnête, très peu de gens ont le don de m'énerver à ce point, mais s'il fallait que je fasse une liste, la personne en première position serait ma charmante et adorable grande soeur qui n'aime pas qu'on lui dise non. » Je n'aimais pas poser les questions, mais je détestais y répondre encore plus. Il fallait bien qu'elle soit au courant, cependant. Et le plus tôt était le mieux. Franchement, ça n'avait rien de surprenant non plus, que je trouve ma soeur plus chiante que chiante. Qui pouvait prétendre ne jamais s'engueuler avec un frère ou une soeur ?

    La tête de Sonny vint se poser sur mon épaule et comprenant son message, je me détendais. La soirée pouvait reprendre. « Alors, le twister, j'ai pas. Enfin, j'ai, mais c'est chez mon père. Danser, on a vu ce que ça donnait tout à l'heure, j'ai pas envie que tu te casses quelque chose en tombant encore une fois. Parler littérature … si tu veux, mais ne m'en veut pas si j'arrête de t'écouter au bout de la deuxième phrase. Par contre, enquiquiner quelqu'un ça me dit bien. T'as une cible en tête ? »

    Mon regard se mit alors à chercher quelque chose frénétiquement. J'avais beau avoir rangé un peu plus tôt dans la journée, tout n'avait pas encore été remis à sa place et je devais avouer que ça me soulait. « Sinon je peux te proposer une partie de solitaire » petit sourire coquin intérieurement, de ma part, « ou la saison cinq de Grey's Anatomy en DVD, qui est ... quelque part. Tu sais que le DVD de la saison six sort dans genre, quatre jours ? J'ai trop hâte. Et la saison sept commence dans moins de dix jours. Avec la fin de saison six qu'on a eu, j'ai juste trop hâte. Pas toi ? Tu l'as vue au moins la saison six ? J'ai pas envie de te spoiler. Si tu l'as pas vue, dès le jour de la sortie en DVD j'irai acheter le coffret et je te kidnapperai pour la soirée et le reste de la semaine, parce qu'il faut trop que la vois. C'est juste ... obligatoire. »
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Sonny Malone

La Fille de vos Rêves… ou de vos Cauchemars

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   Mar 29 Mai - 14:50

Ok, Sonny avait deux pieds gauches… ok, elle ne semblait pas avoir le moindre équilibre. Ok, son centre de gravité ne devait pas se trouver au même endroit que chez les autres… mais Kensie venait de lui promettre de lui apprendre à danser. Hu hu ! Elle ne savait pas dans quelle galère elle s’embarquait, pourtant, Sonny l’avait prévenue : elle allait lui faire vivre un enfer. Pas fait exprès, bien sûr, mais si elle savait chanter, danser, en revanche, c’était loin d’être gagné.

Alors comme ça, Kensie avait une sœur ? Une sœur casse-pied apparemment. Mouais… Sonny commença à éprouver de l’antipathie pour cette sœur… qu’elle n’aille pas lui rembrunir sa Kensie sinon, elle aurait affaire à elle ! Décidément, elle était bien heureuse parfois, d’être fille unique, quand elle voyait les relations frère-sœur de ses amies. Elle au moins, elle ne se prenait la tête qu’avec elle-même quand elle était gosse. Bah, oui, elle n’avait personne pour jouer avec elle ou avec qui s’engueuler… alors elle le faisait toute seule. Il y avait de quoi devenir schizo d’ailleurs… Mais elle finissait toujours par se réconcilier avec elle-même. C’était déjà ça de pris !

Bref. Passons sur la période « je me parle à moi-même » de Sonny. Restait à savoir ce que les deux miss allaient bien pouvoir faire du reste de la soirée. Pas de twister ? Dommage… quoique, à tous les coups, elle aurait parié qu’au moment où elle et Kensie seraient le plus… « emmêlées », un petit étudiant de bio ou de math coincé serait entré et aurait fantasmé sur elles pendant des nuits. Et… eurk, non, s’imaginer dans les pensées tordues de ce genre de type, non merci. Pas de twister ouf !

Quant à la partie de solitaire… euh, ouais, ok, mais elles étaient deux non ? Et pour faire un jeu de mots pourri, les plaisirs en solitaire c’est bien, mais à deux, c’est mieux, non ? Bon, ok, on ne la fera pas à voix haute celle-là. Par contre, une soirée série télé, elle ne dirait pas non !

Elles avaient signé un pacte ces deux-là. Le pacte du petit doigt et cela valait toutes les promesses et tous les serments. Elles allaient se serrer les coudes dans cette ville et dans cette vie, ça c’était sûr.

« Va pour Grey’s Anatomy. Et kidnappe-moi, ô toute-puissante Kensie, déesse de la télévision, car non, je n’ai pas vu la saison 6, la France est arriérée pour ça ! je veux savoir ce qui se passe. »

Hystérie feinte ? Euh, à peine à dire vrai, car elle était vraiment capable de s’enthousiasmer pour des séries télé et pour les aventures plus ou moins trépidantes de ses héros favoris. Hurler devant la télé, engueuler un personnage, pleurer avec eux, elle le faisait très bien, en grande malade mentale qu’elle était !

Et alors que Kensie mettait consciencieusement le DVD dans le lecteur, Sonny avala quelques pop-corns. Quand sa nouvelle amie revint près d’elle, elle replaça sa tête au creux de son épaule et lui lança :

« Pour ce qui est d’emmerder les voisins, j’étais tout ce qu’il y a de plus sérieuse tu sais. Je suis une experte en la matière. D’ailleurs, je ne suis pas là depuis longtemps, mais j’ai déjà remarqué qu’on avait pas mal de voisins bruyants, surtout ceux du dessus, qui s’envoient en l’air à longueur de temps. Et cette fille qui hurle comme pas possible, elle simule forcément. Ou le type qui écoute de la musique super tard. Faut jouer à l’arroseur-arrosé avec eux. »

Et là, ça carburait dans son cerveau. Elle n’aimait pas être embêtée et se plaisait à concocter des petites revanches qui n’étaient pas méchantes, mais suffisamment énervantes pour faire passer l’envie de recommencer. Sinon, en temps normal, Sonny était plutôt une voisine assez calme et pas trop dérangeante, mais quand la guerre était déclarée, alors là, il valait mieux être dans son camp. Mais comme elle ne voulait pas montrer son plus mauvais jour, celui de reine des pestes, tout de suite, elle se contenta d’énumérer les plans les plus classiques mais les plus efficaces qui lui passaient par la tête.

« Genre, on pourrait faire sauter les plombs pour couper tous les réveils, de sorte que tout le monde ou presque se lève en retard. Ou court-circuiter uniquement la chambre du fêtard, suffit de trouver le disjoncteur. Bon, il y a toujours le bon vieux truc de la merde de chien dans un journal enfumé, mais c’est tellement vu et je serai obligée de te laisser te charger du feu. Ou alors… piquer le double des clés et rentrer dans sa chambre pendant qu’il dort pour le réveiller à grand coup de sifflet dans les oreilles. Ou le recouvrir de mousse à raser. Quant à nos amants déchaînés, soit on peut crier plus fort qu’eux pour leur montrer qu’ils ne sont pas les champions à ce petit jeu, ou mieux ! Quand on sait que la fille est seule là-haut, on simule ici et on hurle le nom de son mec. Depuis le temps qu’elle pousse ses cris, même moi je sais comment il s’appelle. J’imagine trop la scène du retour du pauvre gars… Ouais, je sais, c’est pas sympa, mais bon, avoir ça dans les oreilles à longueur de temps quand tu es célibataire, ça ne le fait pas… »

Et elle continua comme ça un bon bout de temps, empiétant même sur le début de l’épisode. Mais cela lui rappelait tellement de souvenirs de l’époque où elle était interne, au lycée. Et puis aussi au Domaine, mais là-bas, les coups étaient plus subtiles et bien plus stimulants, car ils pouvaient utiliser leurs capacités respectives. Et là, il fallait être malin. Bon, avec son pouvoir, il lui était facile de se venger par des petites mesquineries nocturnes mais les autres se défendaient plutôt bien dans leur genre. Hélas, ici, à Los Angeles, elle devait apprendre à se montrer raisonnable. Quel dommage, en revenir aux basiques.

Elle finit enfin par se taire et sourire à Kensie, pour passer tranquillement le reste de cette soirée avec une nouvelle amie délicieusement folle, une bonne série télé et des pop-corns. Après un début de soirée mouvementé, elles méritaient bien un peu de repos toutes les deux et de passer du bon temps. A deux, elles seraient invincibles. Oui enfin, elles seraient tellement maladroites qu’elles feraient rire quiconque les enquiquinerait, mais bon…

Toujours était-il qu’au cœur du tunnel sombre qu’était la vie de Sonny depuis 3 mois, sans amis, sans espoir et sans rire, Kensie représentait une étincelle de bonheur. Exagéré ? Non, même pas. Elle était dingue juste ce qu’il faut, drôle au possible, mutante elle aussi, capable d’accepter les trouilles irrationnelles et la curiosité maladive de Sonny. Il en faut peu pour être heureux, alors foi de Sonny, toutes les deux, elles se serreraient les coudes et personne ne se mettrait en travers de leur chemin !


FIN

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MessageSujet: Re: Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]   

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Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire ! [Terminé]

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