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 Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]

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Capucine

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MessageSujet: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Dim 18 Sep - 12:54

Hôtel Onizuka - A côté du Temple bouddhiste Koyasan - 2è étage, chambre 204


Tel était le message reçu par Wyatt après notre conversation. Je lui avais fait comprendre qu'il n'avait plus besoin de souffrir à cause de moi, que je ne méritais pas qu'il me pardonne et pourtant, il me tendait une nouvelle fois la main. Devais-je la saisir ? Après avoir visité ma chambre des dizaines de fois, j'avais essayé de le rappeler mais rien. La messagerie se déclenchait signe qu'il avait éteint son portable. L'angoisse s'écoula dans mon être tel un poison mortel sans que je puisse rien faire pour la contrôler. Je en savais pas ce qui était arrivé au jeune homme durant ces huit mois et je craignais de lui avoir rajouté un problème sur le dos. Faites qu'il ne fasse pas de bêtises !

Sans vraiment comprendre ce que je faisais, j'étais déjà dehors faisant signe à un taxi pour qu'il m'emmène à l'adresse indiquée. Je ne m'étais pas changée, ni recoiffée. Je n'avais même pas vérifié si mon maquillage n'avait pas coulé après cet échange. Mes yeux faisaient la navette entre la fenêtre et ma montre, tout en essayant en vain de faire accélérer le véhicule ou d'arrêter le temps. Le véhicule n'était même pas arrêté que je sortait en trombe de celui-ci, lançant au conducteur la somme due avec un pourboire assez conséquent. Pas le temps d'attendre la monnaie. Tout fonctionnait au ralentis autour de moi pourtant, je voyais dans le regard des personnes que je croisais que je courrais comme une dératée. L'endroit n'était pas très accueillant, mais là n'était pas le plus important. Je trouvais facilement la porte de sa chambre et aussitôt, je me stoppais. Peut être en faisais-je un peu trop ! Ce n'était pas le genre de Wyatt de se laisser aller et il m'avait montrer quelques signe de colère dans la soirée, preuve qu'il avait encore assez de répondant pour tenir. D'un autre côté, il avait parlé de toutes ces personnes qui l'avaient déçu. Dont moi pour la deuxième fois.

Deux clients me dépassèrent, jetant des regards furtifs, curieux et inquiets dans ma direction. Certes, voir une jeune fille dans un couloir à cette heure ci devant une porte sans sortir de clé devait paraître suspect... Surtout que je n'étais pas habillée sobrement. Un pantalon en cuir noir qui mettait en valeur ce qu'il fallait, un débardeur rouge foncé caché en dessous d'une veste noire. Les deux étiquettes que l'on pouvait me donner n'était pas très élégante. Je respirais profondément avant de frapper deux minuscules coups à cette porte. Mon cœur battait à tout rompre comme s'il désirait s'extirper de ma poitrine en se balançant d'avant en arrière. Ce n'était pas tant la colère de Wyatt qui m'effrayait, mais plutôt son indifférence. S'il m'envoyait me faire foutre malgré tout ? Peut être s'était-il rétracté et avait quitté son appartement avant que je n'arrive ou était-ce seulement une fausse adresse... C'est vrai ? Pourquoi aurait-il tenu à me voir après tout ça ? Cela n'avait pas de sens !

J'ai essayé d'être quelqu'un d'autre, mais rien n'a semblé changer. Je savais maintenant qui j'étais vraiment à l'intérieur. Enfin, je me suis trouvée ! Désormais, il me faudra lutter pour obtenir une seconde chance de rester à ses côtés encore un peu. Dans ce monde de dingue, il était la seule source de réconfort que je pouvais trouver. Par sa seule présence, tout le reste semblait inutile. Tout ce que je voulais c'était retrouver notre ancienne complicité, nos longues conversations. Bref, je n'avais besoin que de lui pour me sentir entière. Je devais lui parler ! Cette fois, je tambourinais presque à sa porte !


- « Wyatt ! Ouvre ! C'est moi ! »
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Dim 18 Sep - 15:15

Après dix minutes de contemplation du plafond, le jeune homme en eut déjà marre. Il aimait inventer et deviner des formes dans les nuages, mais là dans les tâches, rien à faire. Son imagination ne voulait pas s’envoler et prendre le dessus sur ses réflexions. Il se redressa pour s’asseoir au bord du lit. Ses prunelles bleues furent attirer par son téléphone éteint. Le jeune homme tendit la main pour le prendre mais suspendit son geste. Pas question de le mettre en charge, ce n’est pas ainsi qu’il trouverait le sommeil. Ce n’était pas en se demandant non plus si Capucine avait répondu à son sms qu’il le trouverait. Dans les deux cas, il était mal barré.

Soupirant, Wyatt finit par se lever. Il s’approcha de sa veste posée sur l’unique chaise de la chambre et fouilla les poches. Pas de trace de son ipod, comme à son habitude, il l’avait trop bien rangé. Que faire pour s’occuper ? Une douche, peut être que cela lui remettrait un peu les idées en place. Il enleva son tee-shirt, son jean, prit une serviette, un bas de survêtement, puis sortit en caleçon de sa chambre, son gel douche à la main. Tant qu’à n’avoir pas de fenêtre dans sa chambre, autant choisir un hôtel qui proposait une douche par étage n’est-ce pas ? Refermant la porte à clé derrière lui, il appuya sur l’interrupteur. L’ampoule émit un grésillement, il crut qu’elle allait griller mais elle finit par s’allumer. Il regarda d’un air douteux le fil électrique se demandant s’il n’allait pas céder et tomber alors qu’il serait sous la douche. Mourir électrocuté dans un hôtel minable, quelle belle mort ! Pas de cafard ou autre insecte dans le receveur de la douche, il pouvait y aller.

Que faire sous une douche pour évacuer les pensées ? Laisser l’eau ruisseler le long de son corps, du visage aux pieds, cela détendait bien un moment mais pas éternellement. Et il avait besoin de se relaxer. Le jeune homme monta d’un cran l’eau chaude et soupira en constatant qu’elle n’était pas plus chaude qu’avant. Au contact de l’eau, il commençait à se détendre mais ce n’était pas encore ça. Une chanson surgit subitement dans son esprit. Et tant qu’à faire, celle-ci le ramenait vers Capucine. Même quand il essayait, la jeune femme restait scotchée dans son esprit. Fichu Journey et fichue chanson qu’il connaissait. A présent qu’il l’avait en tête, autant la fredonner.


« ♪ Through space and time, always another show, wondering where I am lost without you, and being a part ain’t easy on this love affair, two strangers learn to fall in love again, I get the joy of rediscovering you… ♪ »

Un coup contre le mur retentit.

« ♪ Oh girl, you stand by me ! ♪ »

Un second coup retentit, plus fort que le précédent. Wyatt s’interrompit, le sourire aux lèvres. L’occupant de la chambre voisine à la salle de bain n’avait aucun goût. Il ne reconnaissait pas le talent qui sommeillait en lui et qui ne demandait qu’à éclater. Certes ça serait dans des milliers d’années mais tout de même !

Ne désirant pas avoir de problème avec le gérant de l’hôtel, le jeune homme interrompit sa douche. Il se sécha et s’habilla pour regagner sa chambre, les cheveux en bataille et la serviette autour du cou. Il jeta un œil à la porte de la chambre de l’inculte en matière de talent puis traça son chemin jusqu’à la sienne. Il s’arrêta en plein milieu du couloir quand il vit une silhouette féminine tambouriner contre sa porte. Son cœur manqua un battement. Sa première impression fut de remarquer que ses cheveux avaient l’air un peu plus long que dans son souvenir. La seconde, ce fut que sa silhouette n’avait pas changé. Son pantalon en cuir soulignait ses formes. Elle n’était pas devenu squelettique, une chose de bien. Mais que faire à présent qu’elle était là ?

Certes, il avait envoyé le texto espérant secrètement qu’elle viendrait. Mais il en était tellement pas convaincu qu’il ne s’était pas préparé à cette rencontre. Elle ne l’avait pas encore remarqué, il avait encore le choix de rebrousser chemin et d’aller se planquer dans la douche. Il avait changé, mais il n’était pas encore devenu complètement lâche. Alors prenant une grand inspiration, Wyatt reprit son chemin en direction de Capucine et quand il fut à sa hauteur, il sortit la première chose qui lui passa par la tête pour signaler sa présence.


« Il t’ouvrirait bien mais je ne crois pas qu’il soit dans sa chambre. »
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Dim 18 Sep - 20:23

Mes coups ne semblaient rien donner aussi je collais mon oreille contre la porte dans l'espoir de l'entendre. Etait-il en train de la regarder hésitant à m'ouvrir ou s'était-il enfuit avant que je n'arrive ? Des deux, je préférais le premier choix car au moins, il n'avait pas chercher à me fuir. Par contre, s'il était parti, son message avait au moins le mérite d'être clair. Peut être était-ce une façon de me punir, de me faire endurer une petite partie de ce que j'avais pu lui faire subir... Qu'allais-je faire maintenant ? Rentrer chez moi et manger le dernier pot de glace ou rester ici à attendre qu'il rentre. Parce qu'il allait bien rentrer un jour ! Je repris mes coups, demandant une dernière fois que Wyatt m'ouvre la porte.

C'est là qu'une voix arriva de nulle part et me fit sursauter. J'étais tellement concentrée sur cette maudite porte que j'en avais oublié de vérifier mes arrières. Mes yeux analysèrent la personne que je redoutais de revoir, mais cette petite crainte s'était évaporée au même instant. Wyatt n'avait presque pas changé même si j'avais l'impression que ses muscles s'étaient développés et ses yeux. Mon Dieu, je pourrais passer des heures à les contempler. L'envie de le serrer dans mes bras était tellement puissante que je serrais les poings pour m'en empêcher. Il était certainement trop tôt pour opérer un tel rapprochement, surtout que j'ignorais ce qu'il ressentait. Etait-il en colère ou content de me voir ? Vu sa tenue, il ne s'était pas attendu à ce que je vienne. J'avais sûrement fait une erreur. C'est vrai ! Après tout, je lui avais dit de ne plus me chercher, de m'oublier et j'étais là à m'égosiller devant sa porte. J'avais un sérieux problème...


- « Tu es sûr qu'il accepte de me faire entrer après tout ce que je lui ai fait ? Tu ne penses pas que je devrais disparaître pour ne plus qu'il ait à souffrir à cause de moi ? »

Je fis quelques pas en me prenant la tête. J'attendais une réaction quelconque de sa part. Il pourrait très bien me frapper, j'étais certaine que je n'aurais pas la force de l'arrêter. J'avais tellement envie de le retrouver, de le garder auprès de moi. Mais ce n'était pas aussi simple. Même si Wyatt entrait à Genetic, était-il bon pour nous de montrer qu'on se connaissait ? L'organisation gardait ses informations secrète et ne divulguait que le strict minimum. Il était normal que je montre à leur égard un peu de méfiance, surtout que cette relation relevait de la sphère privée. Cela ne les concernait pas. Enfin, ça ne les concernera pas, si Wyatt acceptait de m'accorder une nouvelle chance.

Un mec avec quelques grammes d'alcool dans le sang venait de se faire éjecter d'une chambre. Une femme balança quelques affaires de celui-ci avant de refermer sa porte. L'homme braillait contre cette porte et essayait comme il pouvait de ramasser ses affaires. Je lui jetais quelques regardes en coin, priant pour qu'il ne vienne pas dans notre direction pour se plaindre ou pour décharger sa colère sur nous. Ce n'était vraiment pas le moment.


- « On pourrait peut être entrer dans ta chambre. Ce sera plus simple pour discuter et je m'en voudrais si, en plus, tu attrapais la crève par ma faute. »

J'essayais de me faire toute petite dans mes chaussures car je n'étais pas très fière. Notre destin était dans ses mains maintenant.
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mar 20 Sep - 16:23

Chacun se mettait à parler de lui à la troisième personne. Soit ils avaient un sérieux grain, soit c’était une manière de ne pas tomber dans l’embarras alors qu’ils étaient l’un en face de l’autre après huit mois sans s’être vus. La veste noire de la jeune femme laissait apparaître un débardeur rouge foncé. Si le jeune homme fut un peu contrarié qu’elle se point dans ce genre d’endroit dans cette tenue, il n’en montra rien. Il se dit qu’il était grand temps de lui répondre et d’arrêter sa contemplation sinon elle allait s’imaginer qu’il était en train de cogiter car il hésiter sur la réponse à lui donner.

« Oui, et non. »

La réponse était courte et claire. Oui, il acceptait de la faire entrer et non il ne voulait pas qu’elle disparaisse. A présent qu’elle était en face de lui, cela aurait été bien bête. Et surtout, de la voir, cela ravivait en lui l’inquiétude et la souffrance qu’il avait enduré depuis son départ. Même en enfouissant tout au plus profond de lui-même, il ne pouvait l’oublier. C’était Capucine et sa tête refusait de l’oublier.

Un bruit se fit entendre sur le côté. Wyatt tourna la tête dans la direction de celui-ci et vit un homme qui titubait légèrement. Une pile d’affaires atterrit aux pieds de l’homme avant que la porte ne lui soit refermée au nez dans un claquement. La situation amena un léger sourire aux lèvres de Wyatt, et celui-ci devint un tout petit peu moqueur quand Capucine lui suggéra d’entrer dans la chambre. Elle voulait discuter certes, mais aussi l’empêcher de tomber malade ? Une excuse aussi bidon, elle aurait pu en inventer une meilleure. La jeune femme voulait également fuir cet ivrogne qui tambourinait contre la porte de la chambre, avant qu’il ne remarque leur présence.


« Tu sais qu’il aurait été à terre avant qu’il ne te touche… » fit-il en désignant l’homme d’un signe de tête.

Il sortit la clé de sa chambre de sa poche et ouvrit la porte, invitant la jeune femme à entrer. Avait-elle déjà oublié la nature de son pouvoir pour s’inquiéter d’un ivrogne ? Apparemment oui, sinon elle se serait souvenue qu’il n’aurait rien laissé lui arriver et qu’il aurait agi discrètement pour le mettre à terre sans qu’il ne comprenne rien à ce qui lui arrive.

Une fois que Capucine fut entrée dans la chambre, Wyatt referma la porte derrière eux et alluma la lumière. Cette chambre n’avait rien à voir avec celle qu’il avait chez Ross mais il s’en contentait. Le contraste pouvait gêner quelqu’un mais certainement pas lui. Un lit, une chaise, une commode sur laquelle reposait son sac avec les affaires qu’il avait pris, c’est-à-dire pas grand-chose. Un sac de courses à côté où il y avait quelques cannettes de coca. Posant son gel douche sur la commode et la serviette de bain sur la chaise, le jeune homme sortit un tee-shirt qu’il enfila. Il se tourna ensuite vers Capucine et l’invita à s’asseoir sur le lit.

« Désolé, ce n’est pas le grand luxe comparé à mon ancienne chambre. Mais je m’en contente. Tu veux un coca ? »

Banalités… Il n’avait trouvé que ça à sortir alors qu’il avait une foule de questions à lui poser. Quand il s’y mettait, le jeune Callahan était un vrai empoté. On pouvait le croire à l’aise par son attitude mais il ne l’était pas tant que cela.
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mar 20 Sep - 17:29

L'arrivée d'une tierce personne dans le couloir m'ennuyait au plus haut point dans la mesure où la conversation que nous nous apprêtions à avoir, Wyatt et moi, allait sûrement être houleuse. J'avais du mal à imaginer le jeune garçon m'inviter à entrer dans sa chambre, me présenter le lit pour que je puisse m'asseoir tout en me proposant un soda pour parler du bon vieux temps sans évoquer ces huit derniers mois. Cependant, je demandais à mon... ami ? s'il était possible d'avoir un peu d'intimité. La présence de cet homme m'inquiétait non pas parce qu'il pourrait nous faire du mal, mais parce que nous, nous pourrions lui en faire. Il serait injuste de s'en prendre à lui alors qu'il est dans cet état. Genetic peut nous apprendre à faire ce qui est nécessaire, ce n'est pas pour autant que j'en perds mes notions de bien et du mal. Si je peux éviter de faire ce dernier pour arriver au même résultat, ça me va. C'est sûrement une des raisons pour lesquelles l'organisation m'envoyait à chaque mission avec un partenaire. Pour en revenir à la situation actuelle, une petite partie de moi me disait que peut être Wyatt ne m'aurait pas aidé. Cette idée ridicule fut balayée par ses propos lorsqu'il ouvrit la porte.

- « Merci »

Merci pourquoi ? De m'avoir laissé entrer ? De me protéger contre un ivrogne ? D'avoir bien voulu que je vienne jusque chez lui ? De me parler tout simplement et de me laisser à nouveau entrer dans sa vie ? Oui, je le remerciais pour tout ça. Je fis rapidement un examen de la chambre qui n'avait rien à voir avec son ancienne chez son père. Les questions se bousculaient dans ma tête mais j'ignorais si j'avais le droit de les poser. Mieux valait attendre qu'on lave notre linge sale pour reprendre à peu près où nous nous en étions arrêtés. Wyatt dû s'apercevoir de mon étonnement puisqu'il s'excusa du cadre et me proposa un coca.

- « Ca peut se faire. Mais tu sais tu n'as pas à t'excuser pour ta chambre. Seulement, ça m'étonne que tu sois tombé dans cet hôtel... Le connaissant un peu, ton père ne t'aurais pas laissé t'installer ici, aussi je suppose que tu t'es enfui de chez toi... » je fis une pause avant de reprendre en le regardant droit dans les yeux : « Je suis désolée de ne pas avoir été là pour t'aider. Tu es ici depuis longtemps ? »

Mon intention n'était pas de le brusquer et mon inquiétude était sincère. Si j'avais su qu'il avait eu de tel problème, il n'aurait fait aucun doute que je serais venue plus tôt. Maintenant que j'y pensais, mes raisons pour ne pas avoir contacté Wyatt n'avaient pas lieu d'être. Ce n'était que des excuses et j'avais abandonné mon meilleur ami alors qu'il avait le plus besoin de moi. Il avait tenté de me retrouvé, s'était inquiété alors que j'essayais de faire quoi ? De devenir une adulte ? J'en étais bien loin ! J'étais une gamine stupide et égoïste qui avait encore du chemin à faire. Pour le moment, je ne pouvais que réparer mes erreurs et faire en sorte de montrer à Wyatt qu'il était toujours aussi important pour moi. Je devais prendre le taureau par les cornes !

- « Sur le trajet, j'ai essayé de trouver les mots juste pour te faire comprendre à quel point je m'en voulais d'être partie, mais ce n'est qu'en face de toi que tout me paraît limpide. J'aurais beau te promettre que je ne le referais plus, je n'ai aucune garantie à te fournir. Peut-être arriveras-tu me pardonnais, peut-être pas. Je veux juste pouvoir te dire que je regrette. Je n'ai aucune raison valable à te donner pour mon départ car en y regardant bien, ça n'aurait pas dû me détourner de toi. Ces excuses m'ont si bien servies, m'ont tenues en sécurité, mais au final, elles m'ont tenues enfermées. Et j'ai ouvert les yeux, en te voyant tout à l'heure dans les locaux de Genetic. J'ai réalisé que j'étais trop loin de chez moi, que ça me prenait trop d'énergie de me battre contre mes vraies envies. Et la plus importante de toute, c'est celle de te revoir. S'il y a un moyen quelconque pour t'assurer de ma sincérité, je le ferais... et ce, sans aucune hésitation. »

J'étais assise sur le lit dans une chambre d'hôtel sans fenêtre, les poings serrés et légèrement essouflée après ce monologue. J'avais l'habitude de parler, mais pas de cette manière... Il n'y avait plus qu'à prier !
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mar 20 Sep - 18:45

Le jeune homme prit deux coca dans le sac. Il en tendit un à Capucine puis ouvrit le sien. Il chercha du regard le rebord de fenêtre avant de se rappeler à la triste évidence qu’il n’y avait pas de fenêtre dans cette foutue chambre. Comme il était loin de sa chambre et de la demeure familiale. La jeune femme avait raison, jamais son père ne l’aurait laissé s’installer dans ce taudis. A ce moment là, un tilt se fit dans son esprit alors qu’il se rendait compte qu’elle avait appelé Ross son père. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, Ross était toujours son parrain ou son oncle. Avait-elle appris par le biais d’un membre de Genetic les véritables liens qui l’unissaient à Ross ? Wyatt ne préféra ne pas relever et sauta sur l’occasion de ne pas poser la question en se concentrant sur la question qu’elle venait de lui poser.

« C’est récent. Je ne sais pas, quatre ou cinq jours tout au plus. La notion du temps dans cette chambre me parait bizarre. Peut-être parce qu’il n’y a pas de fenêtre, je ne sais jamais quand il fait jour ou nuit. Mais ce n’est que provisoire, j’ai fait une demande de logement sur l’UCLA. J’espère juste qu’il n’est pas trop tard et que je l’aurais avant la rentrée. Si ça ne fonctionne pas, je trouverai un job pour me payer un meilleur hôtel ou une chambre chez un particulier. »

Une autre option serait de retourner chez son père mais il en était hors de question. Il avait encore le choix de contacter ses grand parent pour leur demander de l’aide mais non, ensuite son grand père allait contacter Ross pour savoir ce qui se passait entre eux. Et s’il lui donnait le lieu où il se trouvait, Wyatt lui en voudrait. Et hors de question de gaffer. Si Ross lui avait caché durant dix huit ans qu’il était son père, il se pouvait qu’il ait fait la même chose avec ses parents en leur cachant qu’ils avaient un véritable petit fils et non un adopté !

Wyatt but une gorgée de son soda. Finalement, il s’était appuyé contre la commode, préférant rester debout que assis. Il écouta le monologue de Capucine avec attention, prenant soin de ne pas l’interrompre. Il lui avait dit une heure auparavant qu’il savait au fond de lui qu’un jour ou l’autre elle finirait par repartir. Elle ne lui confirma pas le contraire, déclarant qu’elle n’avait pas de garantie à lui fournir. Elle était honnête et le comprenait. La balle était dans son camp, il pouvait soit vivre dans la peur qu’elle disparaitrait de nouveau, soit vivre pleinement les instants qu’elle avait à lui offrir, profitant de chacun à fond et se dire qu’il n’aurait pas de regret à avoir.

L’explication de Capucine était franche et honnête. Pourtant elle avait un goût amer pour Wyatt. Elle avait pris conscience de tout ce qu’elle lui racontait lors de la réunion de Genetic, lorsqu’elle l’avait vu. Cela voulait dire que s’il n’avait pas rejoint Genetic, s’il ne s’était pas rendu à cette réunion, peut être que jamais elle n’aurait tenté de le revoir. La pilule était dure à passer mais il essayait tout de même de la digérer. Il ne chercherait pas à l’accabler, au fond de lui, il devait reconnaître qu’il était trop content de la revoir, d’être près d’elle. Le jeune homme but une nouvelle gorgée de sa boisson puis vint s’asseoir à côté d’elle sur le lit. Durant quelques secondes, il admira sa cannette qui n’avait rien d’intéressant si ce n’était celle de lui faire gagner un peu de temps. Il avait le choix entre dire ce qu’il pensait réellement au fond de lui ou se contenter d’en livrer le minimum. Et il n’était pas un adepte des longs discours sincères, loin de là.


« Tu te débrouilles bien pour quelqu’un qui cherchait ses mots, ils font mouche. Je crois que je n’ai rien à te pardonner. Tu as pris une décision qui était sans doute bonne pour toi à ce moment là. Elle ne l’était pas pour moi car ça m’a fait mal mais qui suis-je pour te demander de faire tes choix en fonction de moi ? Rien. J’aurais aimé t’accompagner, continuer à être là pour toi, mais peut être fallait-il qu’il y ait cette rupture pour qu’on grandisse un peu chacun de notre côté. Et puis de toute façon, il ne valait mieux pas être près de moi ces derniers temps, car je tirais à boulets rouges dans tous les sens. J’en suis même venu à frapper Ross… »

Et cette image de son poing s’abattant sur la figure de son père restait gravée en lui. Il ne regrettait pas son geste et en même temps, il s’en voulait encore au fond de lui.
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mar 20 Sep - 20:00

Nous tournions un peu autour du pot, mais ça me semblait important de savoir comment Wyatt avait pu atterrir dans cette chambre. Le seul fait de penser qu'il y habitait depuis des semaines me donnait le cafard. Heureusement, il n'était là que depuis quelques jours, mais sa solution de replis n'allait pas arriver tout de suite. Peut être devrais-je faire quelque chose. Mon appartement n'était pas très grand, mais il y avait un clic clac de libre... Est-ce que Wyatt accepterait cette éventualité ? Je décidais de mettre ça dans un coin de ma tête et entrepris de faire ma plaidoirie. Les mots sortaient tout seuls comme au bon vieux temps. Le jeune homme avait toujours eu cet effet pour moi, comme si je pouvais tout lui dire. Il était du genre à me dire « où se trouve le corps », alors que je l'appelle en pleine nuit pour lui dire que j'ai commis un meurtre... Comme un véritable ami. Mais je devais lui prouver que je ferais la même chose pour lui.

Une fois que ma diarrhée verbale fut à sec, Wyatt observa un silence et vint s'asseoir à mes côtés. L'envie de le prendre dans mes bras me reprit, mais j'attendais avant de savoir ce qu'il avait dans la tête. Et ce qui s'y trouva eut le don de me surprendre. Les larmes me montaient aux yeux, mais je réussis à me maîtriser. Quand il m'avoua avoir frappé Ross, je recommençais à être inquiète. Mr McGregor ne m'appréciait pas spécialement, seulement, je n'avais rien contre lui. Par contre, si je devais faire un choix entre Wyatt et lui, celui-ci était vite fait. Ma main se leva et après une brève hésitation, je la passais dans les cheveux du jeune homme pour lui remettre en place ses cheveux. Je voulais également le toucher parce que ces gestes m'avaient manqués.


« J'aurais dû être là. Je ne prétends pas que j'aurais pu éviter vos disputes entre toi et Ross, mais je t'aurais au moins soutenue. Pour maintenant, je ne peux plus rien y changer, mais aujourd'hui, je peux t'aider si tu le souhaites. J'ai un canapé-lit de libre. Ce n'est pas le luxe non plus, mais y a deux fenêtres. »

Voilà, la balle était dans son camp. La proposition était faite et j'espérais qu'il saisirait cette occasion. Je n'attendais rien de spécial de sa part, surtout s'il considérait que je n'avais rien à me faire pardonner. Pourtant, le savoir ici ne me plaisait pas plus que ça. Peut être pourrons-nous regarder des films comme avant ou regarder des téléfilms ou séries débiles, le son coupé, pour faire nous même les dialogues. Tant de souvenirs me revenaient en mémoire.

« Laisse moi t'aider, s'il te plaît... Tu ne me devras rien et même si, tu ne veux pas que tout soit comme avant, on pourra rester chacun dans une pièce. Pour tout te dire, je trouve que cet hôtel craint un peu... Même si tu t'en contentes »

Je m'étais levée et montrais des bras l'ensemble de la pièce. Le papier-peint était défraichi, il y avait des tâches d'humidité à certains endroits du plafond et la liste était longue. Il ne pouvait pas rester là. Surtout si on lui refaisait sa chambre étudiante... Si j'étais son amie, je devais agir pour le mieux et c'était selon moi la meilleure solution. Après arrivera-t-il à mettre sa fierté de côté ?
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mar 20 Sep - 20:54

A présent, il avait l’image de Ross en tête et ne savait déjà plus comment se la sortir. La main du jeune homme se crispa sur sa cannette, la pliant légèrement. Son geste fut interrompu quand il vit dans son champ de vision la main de Capucine qui se levait vers lui. Elle n’allait pas le frapper pour la simple raison qu’il avait frappé son père ? Wyatt garda les yeux fixés sur ses mains et attendit. Un frisson lui parcourut le dos, glissant tout le long de sa colonne vertébrale alors que les doigts de la jeune femme passaient dans ses cheveux pour tenter de les discipliner. Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ce geste, et pourtant ce fut la première fois qu’il fut parcourut d’un tel frisson, avec un sentiment inexpliqué qui formait une petite boule dans son estomac.

Capucine se reprocha de ne pas avoir été là. Sa présence n’aurait rien changé. Elle n’y pouvait rien si Ross était un mutant comme eux, s’il appartenait à Genome. D’ailleurs devait-il lui dire pour qu’elle ne s’en prenne pas à lui sur ordre de Genetic ? Ce n’était pas le moment, ni l’endroit. Elle ne savait rien et il n’était pas prêt à en parler dès le premier soir de leurs retrouvailles. Comment tourner les phrases de toute façon, il se voyait mal dire d’un ton détaché : Hey en fait Ross est un mutant comme nous, il appartient à Genome donc on va l’affronter. Et en plus c’est mon vrai père biologique. Non, ce n’était vraiment pas le moment ni le lieu de lui faire ces révélations. Et même s’il lui faisait, il savait qu’il pouvait avoir confiance en elle mais pas aux personnes de Genetic. Et si un télépathe s’immisçait dans son esprit et découvre ce qu’il y avait à savoir sur Ross et lui ?

La jeune femme lui proposait son aide. Elle lui offrait un toit et un canapé lit où dormir. La proposition était tentante, voir davantage. Il avait à la fois envie d’accepter et de refuser. L’envie le tiraillait car il souhaitait rattraper tout ce temps perdu avec elle durant les derniers mois. Faire plein de choses à deux juste pour s’amuser et se détendre comme ils avaient l’habitude de le faire. Partager des choses comme un vrai couple sans en être un. D’un autre côté, Wyatt souhaitait refuser. Il ne pouvait pas s’imposer dans la vie de son amie dès le premier soir de leurs retrouvailles., envahir son espace vital, ses habitudes. Empiéter sur sa vie privée, et peut être amoureuse ? Et si elle avait un petit ami et qu’il était amené à le rencontrer ? Il se doutait que son amie n’était pas une nonne mais jusque présent, il n’avait jamais eu à supporter la présence de petits amis.

Face à son silence, Capucine reprit la parole, lui demandant de la laisser l’aider. L’hôtel ne lui plaisait pas, elle se leva en parlant et en montrant la pièce. A lui non plus le lieu ne lui plaisait guère mais c’était la seule chose qu’il avait trouvé dans l’urgence, et se situant suffisamment loin de son père pour qu’il ne le retrouve pas dans les quartiers où ils avaient l’habitude de se rendre. Elle allait même jusqu’à lui proposer que chacun reste dans une pièce sans se croiser, renonçant à une partie de son espace vital ! Elle était chez elle et lui ne serait qu’un étranger…


« Ecoutes… Je ne sais pas…. »

Ce fut les premiers mots qui lui vinrent à l’esprit. Il ne savait réellement pas quoi faire. Rester dans ce trou à rat et seul, accepter l’hospitalité de son amie et s’exposer à ce qu’il y ait des disputes entre eux car bien qu’ils se connaissaient parfaitement, ils avaient changé au cours des derniers mois et surtout, ils n’avaient jamais vécu ensemble même si à une période ils avaient abordé le sujet de devenir colocataire une fois qu’il serait à l’université. Wyatt se passa une main un peu nerveuse sur le front, se levant à son tour. Il posa son coca sur la commode et regarda la pièce autour de lui. Cela dura quelques secondes avant que ses prunelles bleues se fixent sur la jeune femme. De nouveau, il resta là quelques secondes, ne détournant pas son regard du sien. Puis, il prit une petite inspiration et se lança.

« Je ne veux pas que tu me proposes un toit car tu t’en veux d’être partie. Cela ne ferait que créer un conflit silencieux entre nous. Même si on n’en parle pas, il sera là, ainsi que les tensions et tout finirait par ressortir à un moment ou à un autre.. Si jamais j’accepte ta proposition, je refuse de ne rien te devoir. Je participerai au loyer, aux courses. Je bosserai tous les soirs après les cours s’il faut. Je me débrouille en ménage mais la cuisine… A part si tu veux te faire empoisonner… Et je m’absenterai à chaque fois que ton… petit ami viendra pour que tu sois tranquille... »

Il avait buté sur le terme petit ami, se sentant contrarié sans raison au fond de lui si elle en avait un. Ca ne serait pas la première ni la dernière qu’elle sortirait avec quelqu’un mais disons que Wyatt et les petits amis de Capucine, ce n’était pas une grande histoire d’amour. Ceux qu’il avait rencontré, il ne les avait pas apprécié, se demandant ce que son amie faisait avec des idiots pareils. Le courant ne passait pas, il les vannait sans se contrôler et au final, il se mettait à l’écart pour ne plus empiéter sur la vie privée de Capucine. Certains n’avaient jamais compris le lien qui les unissait et pourquoi ils étaient si proches l’un de l’autre. Wyatt n’avait jamais tenté de leur expliquer, estimant qu’ils n’en valaient pas la peine. Aucun ne trouvait grâce à ses yeux à l’époque mais là, s’il devait vivre chez Capucine quelques temps, il allait devoir apprendre à s’écraser et à garder ce qu’il pensait pour lui. Et surtout à ne pas utiliser son pouvoir sur le prétendant car la jeune femme le remarquerait.
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mer 21 Sep - 17:14

Ma proposition était précipitée et je pouvais comprendre que Wyatt puisse refuser mon aide pour diverses raisons, mais il devait choisir en fonction de ce qui serait le mieux pour lui. Si je lui proposais c'est que je mesurais pleinement les effets de cette décision. Cela n'avait rien à voir, ou du moins pas consciemment, avec le temps que nous avions à rattraper. Le jeune homme ne savait pas et semblait hésiter. Compréhensible et j'y voyais un petit espoir dans la mesure où ce n'était pas directement un « non ». Je demeurais silencieuse m'attendant à une suite et le regardais se lever et poser enfin ses yeux sur moi. Je n'avais plus rien à dire, il n'avait qu'à décider. Lorsqu'il trouva les mots, je fus étonnée de sa réponse. Il ne semblait pas contre cette idée, mais son hésitation était due à sa volonté de ne pas me déranger. Wyatt ne voulait pas non plus jouer sur ma culpabilité de l'avoir laissé tomber. Mais quand il parla d'un potentiel petit ami, je sentis l'envie de le rassurer.

- « Il n'y a personne ! » fis-je précipitamment.

Je n'arrivais pas à comprendre ma réaction. Peut être que la cause venait de mes relations antérieures qui n'avaient jamais trouvé grâce aux yeux de Wyatt. Chose compréhensible lorsqu'on regardait certains spécimens.

- « D'ailleurs, je n'ai eu personne depuis mon... absence. Je n'avais pas vraiment la tête à ça. »

Pourquoi avais-je besoin de me justifier sur ma vie amoureuse ? Wyatt devait bien s'en moquer et devait même être déçu de ne pas avoir quelqu'un à détester. C'était comme un sport ou un jeu chez lui. Mais il serait injuste de dire qu'il était le seul à agir comme ça. J'avais également eu quelques problèmes avec certaines petites copines de Wyatt et encore ceci n'était que la partie visible de l'iceberg. Je me souviens d'ailleurs d'une soirée où avec l'une d'entre elles, nous étions aux toilettes et qu'elle avait oublié son rouge à lèvre après m'avoir demandé de m'éloigner de SON mec. Dieu m'avait donné la possibilité de me venger, il m'avait donné sa bénédiction ! C'est par un malheureux accident que le rouge à lèvre a fait un petit plongeon dans la cuvette des toilettes. Si encore je m'étais arrêtée, elle aurait pu penser l'avoir perdu quelque part. Mais non, il avait fallu qu'en bonne « amie » je lui rende son bien... A l'évocation de ce souvenir, je me sentais fière de mes actes.

- « Sinon, je ne fais pas ça par culpabilité, mais vraiment par amitié. En ce qui concerne le partage des frais d'accord, mais si tu n'y vois pas d'inconvénient, je m'occuperais de la cuisine. Il faudra seulement que tu me préviennes dans les cas où tu ne manges pas à l'appartement. Deux dernières règles et les plus importantes de toutes ! Je ne veux aucune dérogation à celles-ci. La première est qu'il doit toujours y avoir un pot de glace dans le congélateur. La seconde est que la télé est réservée les soirs où Desperates Housewives et Vampire Diaries passent. Sauras-tu résister à cette torture ? » terminais-je avec un petit air provocateur en lui tendant la main.
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mer 21 Sep - 19:30

D’apprendre qu’il n’y avait personne actuellement et surtout que c’était le cas depuis sa disparition, cela provoqua une petite satisfaction intérieure chez Wyatt. Il n’avait pas besoin de se poser des questions sur les fréquentations de la jeune femme durant les derniers mois, et surtout comment ils l’avaient traitée. C’était ainsi, s’il venait à apprendre qu’un gars traitait mal son amie, il ne répondrait plus de lui et lui rentrerait directement dedans, lui infligeant des souffrances qu’il ne pourrait pas imaginer. Il était de nature bagarreuse et s’en prendre à ceux à qui il tenait était la pire chose à faire.

Le jeune homme ne jugea pas utile de se justifier sur ses petites amies au cours des derniers mois. Il y en avait eu très peu. Une après la disparition de Capucine qui n’avait pas tenu le coup. Elle ne supporta pas qu’il cherche la jeune femme et la délaisse ou ne lui parle que d’elle. Quelques temps après, il y en avait eu une autre. Il n’avait pas su pourquoi il sortait avec elle, car il n’avait pas de sentiment, comme pour toutes les autres d‘ailleurs. Elle était belle, intelligente, mais ne le comprenait pas. Sans doute car ce n’était pas une mutante comme lui et qu’elle parlait déjà de leurs futurs métiers respectifs alors qu’ils n’avaient pas encore fini le lycée. Elle avait raison de prévoir son avenir mais lui était dans le flou. Il avait voulu s’inscrire en première année d’économie avec un cursus en parallèle en informatique. Finalement, il s’était ravisé pour opter pour la microbiologie, l’immunologie et génétique moléculaire. Un cursus qui lui permettrait de comprendre ce qu’il était vraiment même s’il l’acceptait depuis de nombreuses années. Et qui allait lui prendre de nombreuses heures de travail pour y arriver.

Capucine reprit la parole, précisément qu’elle agissait par amitié et non pour autre chose. La jeune femme accepta ses conditions, de toute façon si elle souhaitait qu’il vienne, elle n’avait pas le choix. Elle lui demanda de prévenir s’il ne rentrait pas manger et il se contenta d’un hochement de tête pour acquiescer. Elle se mit alors à parler de deux règles qui mirent sur la défensive le jeune homme. La première était largement réalisable, il était tout aussi fan qu’elle de crème glacée. Pour la seconde, c’était plus compliqué. Desperate Housewives et Vampire Diaries ? Wyatt grimaça, elle avait raison, c’était une véritable torture. Elle n’aurait pas pu lui sortir des séries plus intéressantes du genre Dexter, NCIS ou encore Mentalist. Mais non des séries nunuches…


Vampire Diaries, il ne connaissait pas et il ne voulait pas connaître. Si c’était du même genre que Twilight avec des vampires qui sortent le jour et s’illuminent, il ne voulait pas en entendre parler et s’abstiendrait de regarder pour ne pas faire de commentaire cassant. Quant à Desperate Housewives, il se croirait dans l’univers de Dallas ou des feux de l’amour même si ça parlait de femmes au foyer. Il n’avait pas regardé d’épisode, juste vu des extraits et en gros il supposait que chacun trompait tout le monde et faisait des commérages, n’ayant rien d’autre à faire de leur journée.

La jeune femme lui tendait la main, pour sceller leur accord. Allait-il refuser et rester dans cette chambre pour ne pas devoir supporter les séries gnangnan de Capucine. D’un autre côté, c’était l’occasion de renouer leur amitié, de rattraper du temps perdu. Wyatt pensait également qu’il pourrait veiller sur elle. Il s’était préparé à son entrée à Genetic, mais pas à ce que elle, y soit. Finalement se lançant, il tendit à son tour sa main et serra celle de la jeune femme.

« C’est ok, je devrais survivre. Par contre je ne garantis pas que ta télévision fonctionnera le soir de tes séries. Elle sera peut être en panne. » fit-il d’un air angélique.

Sans doute aurait-il du s’abstenir de cette boutade. Car si le téléviseur tombait réellement en panne par manque de chance, tout allait lui retomber sur le dos alors qu’il n’y serait pour rien. Sa main garda celle de Capucine dans la sienne. Il bougea la sienne pour entrelacer ses doigts à ceux de la jeune femme. Il aurait pu l’attirer et la serrer contre lui comme il l’avait fait si souvent dans le passé mais il n’en fit rien. Ils venaient à peine de se retrouver, et aller trop vite, c’était prendre le risque qu’elle s’envole de nouveau. Pourtant Wyatt, ne put s’empêcher de reprendre la parole pour dire ce qu’il ressentait.

« Ca fait vraiment du bien de t’avoir retrouvée Cap’. Ca comble un trou qui ne voulait pas se reboucher de lui-même. »
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mer 21 Sep - 20:33

J'attendais, la main tendue, que Wyatt la saisisse et scelle notre accord. J'aurais pu le sceller par un câlin, mais vu l'état de notre relation, il fallait rester prudente. Lorsque le moment arriva, sa main était plus chaude que je ne l'avais imaginé et je sentis une étrange sensation de bien être comme si tous mes soucis s'étaient envolés par ce contact. Il accepta également les conditions, mais cru bon de rajouter une petite blagounette sur l'état de ma télé. Instinctivement, je levais les yeux au ciel en lui donnant une petite tape au niveau de l'épaule.

- « Ma vengeance sera terrible si ça arrive. Tu sais à quel point je me débrouille dans ce domaine ! »

J'aimais cette complicité qui était en train de renaître entre nous. Beaucoup de monde nous l'avait envié par le passé et s'était même demandé s'il n'y avait pas plus. Je me rappelais de la réaction que l'on avait devant cette question. Le pire de tous était certainement l'ancien domestique des McGregor. Ses épais sourcils se fronçaient alors que je n'avais même pas dépassé le seuil de la maison comme si j'avais écris sur le front, nous allons faire pleins de cochonnerie dans le salon rien que pour vous faire chier. Pourtant, nous n'avions jamais dépassé la limite. Il faut dire que ça ne m'était pas venue à l'esprit. Je pense que j'aurais eu trop peur de perdre mon meilleur ami et si notre relation avait changé après cela ? Non, mieux valait rester amis. Ca nous évitera des ennuis.

- « Ca fait vraiment du bien de t’avoir retrouvée Cap’. Ca comble un trou qui ne voulait pas se reboucher de lui-même. »

Cette phrase me fit rater un battement de cœur. Je le regardais droit dans les yeux pour m'assurer qu'il n'allait pas faire une plaisanterie douteuse juste après pour me faire redescendre de mon petit nuage, mais rien n'arriva. Sans comprendre comment, ni trop pourquoi, je me laissais aller à me serrer contre lui, enfouissant ma tête contre sa poitrine. Je n'allais pas trop loin, il n'y avait rien de déplacer et quand bien même, je m'en serais moquée. Car pendant ces quelques secondes de répit, je retrouvais mon ami. Il n'y avait pas plus heureuse que moi à cet instant. Mon cœur s'était accéléré, mais je restais contre lui attendant qu'il me repousse. Parce que ça finira bien par arriver.

- « Je comprends ce que tu veux dire. Je me sens apaisée maintenant que tu es là. Comme si rien ne pouvait m'arriver en ta présence. »

Je relevais ma tête pour le regarder droit dans les yeux. Je me devais d'être honnête avec lui tout comme il l'avait été. J'étais peut être exigeante, mais j'avais besoin de ce contact avec lui. J'espérais qu'il ressentait le même besoin que moi. Ce sentiment que nos corps étaient liés et bien qu'ils soient indépendants ne seraient jamais entier s'ils vivaient loin de l'autre. Difficile à expliquer, mais je ne m'étais jamais sentie aussi bien depuis des mois.

- « Je suis tellement bien dans tes bras que je redoute le moment où tu vas m'écarter. Donc si tu ne veux pas que je continue, détaches toi de moi maintenant. Parce que là, j'en suis incapable. »
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Mer 21 Sep - 21:16

Les mots étaient sortis d’eux-même, franchissant le seuil de ses lèvres sans qu’il ne les contrôle. L’aurait-il vraiment voulu, il n’en était pas certain et à présent il ne pouvait pas revenir en arrière. De toute façon, il n’avait pas menti, mais seulement énoncé ce qu’il ressentait. Normalement, il y avait toujours une vanne derrière. Un regard, un sourire, quelque chose dans son attitude qui montrait qu’il n’était pas sérieux. Mais pas cette fois. Ses doigts entrelacés à ceux de Capucine, ses yeux ne quittant pas les siens, il se sentait bien. La jeune femme interrompit la première le contact visuel. Elle se rapprocha de lui et posa sa tête contre sa poitrine. Les battements de son cœur s’accélérèrent et il tenta de les calmer, leur demandant secrètement de ne pas trahir sa réaction.

Capucine avait raison, rien ne pouvait lui arriver s’il était avec elle. La jeune femme faisait partie des personnes pour qui il n’hésiterait pas à donner sa vie. A l’heure actuelle, il y en avait peu et elles se comptaient sur les doigts d’une main : Ross, Maxime sa grande sœur adoptive, Emy sa meilleure amie, et elle. C’était peu mais amplement suffisant. Surtout que la situation était délicate. Ross qui était à Genome, Maxime et Emy qui étaient contre Genetic… Et lui le vilain petit canard qui avait filé chez Genetic. Il n’était plus seul à présent, ils étaient deux à appartenir à ce monde.

Elle leva la tête vers lui, plongeant ses prunelles bleues dans les siennes. Que s’apprêtait-elle à lui dire ? Une petite plaisanterie sur le fait qu’ils étaient quasiment dans les bras l’un de l’autre ? Le jeune homme ne s’attendit pas à la suite. Il avait cru à une boutade, il eut droit à une déclaration honnête qui le laissa sans voix. Capucine qui se sentait incapable de s’écarter de lui. Et lui n’était guère mieux car s’il ne trouvait pas de réponse à fournir, il ne trouvait pas non plus le courage de la repousser. Les doigts du jeune homme quittèrent ceux de Capucine, et ses bras l’entourèrent alors, l’attirant un peu plus contre lui. Sa tête se pencha et son front vint se poser contre celui de la jeune femme.


« Je n’ai pas envie de te repousser... »

Wyatt s’écarta alors un peu. Il déposa un léger baiser sur le front de la jeune femme avant de reprendre la parole.

« On fera plein de soirées tv même si tes goûts sont bizarres. Et je te promets que tu pourras te serrer aussi souvent que tu veux contre moi durant ces moments là. Enfin si tu promets de ne pas me violer sinon je devrais m’égosiller pour qu’on vienne me sauver. »

La plaisanterie venait de sortir, malgré lui et même si au fond de lui, il sentait qu’il n’appellerait pas au secours si elle se jetait sur lui. Le sourire aux lèvres, le jeune homme reprit la parole.

« Il va pourtant bien falloir que tu te détaches de moi si tu veux que je quitte cet endroit. Sinon, je peux venir chez toi à partir de demain ? Et dans ce cas, je n’ai rien contre que tu prolonges ce petit câlin si tu te sens bien. Car moi aussi, je suis bien là. Enfin, peu m’importe, c’est comme tu veux. »
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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Jeu 22 Sep - 19:27

Wyatt devait être étonné de ma réaction, mais pouvoir m'appuyer contre lui me procurer un bien être que je n'avais su trouver seule. Comment avais-je pu m'enfuir sans lui ? J'avais l'impression qu'il n'avait qu'à ouvrir ses bras et m'y blottir pour me retrouver au Paradis. Je pourrais rester des heures ainsi, sans bouger, ni parler, bercer par les battements de son cœur et réchauffée par son étreinte. Je devais lui dire, lui faire comprendre que je ne referais la même erreur et qu'au final, j'avais besoin de lui pour être moi. Avant ces huit mois, il était le seul à me connaître parfaitement. Je ne prétendais pas avoir beaucoup grandi depuis, mais il était certains que j'avais changé. En bien comme en mal. Si Wyatt venait effectivement à Genetic c'est que nous avons raison, que nos actes servaient effectivement la recherche. C'était également une preuve que nous étions totalement en symbiose. Nous avons fini par faire les mêmes choix.

Malheureusement, j'avais décidé de faire ce choix sans en parler à Wyatt et je m'attendais à tout instant à le sentir me repousser. Je ne savais pas où nous en étions au niveau de notre amitié, mais j'espérais qu'il me faisait assez confiance et qu'il m'aimait assez pour me permettre ces gestes. Aussi je lui conseillais de m'écarter tout de suite s'il ne voulait pas de cette proximité. A première vue, je l'avais troublé au point de lui avoir fait avaler la langue. Ses mains quittèrent les miennes ce qui eu l'effet de préparer mon pied à reculer. Mais ça ne se passa comme ça. Bien au contraire ! Ses bras m'entourèrent pour me coller un peu plus contre lui et nos fronts se collèrent. Mes mains s'étaient également déplacées et je me permettais de saisir son tee shirt.

Il exprima tout haut ce que son corps venait de me faire comprendre. Il n'avait pas envie de me repousser. C'était sûrement la plus belle phrase du monde. Le contact de ses lèvres sur mon front eurent l'effet d'une brûlure... Une douce et agréable brûlure. Il parla d'un futur qui me semblait fort prometteur même si l'idée de violer de Wyatt commençait à trotter dans la tête... Vilaine fifille. Il n'y avait pas de ça entre nous. Ce n'est pas parce qu'il avait de fermes pectoraux, des abdos en béton que je devais me jeter sur lui comme un chasseur sur sa proie. Il se sentait gêné par sa propre plaisanterie puisqu'il reprit la parole pour me demander ce que je voulais faire. Prendre ses affaires et aller chez moi ou rester ici et continuer ce câlin.


- « Quel dilemme... Tu penses que ce serait étrange que nous allions d'ici jusqu'à mon appartement dans cette position ? »

Je le regardais avec un petit air provocateur pour essayer de rendre l'atmosphère plus respirable. Je sentais déjà cette douce chaleur au niveau du ventre qui caractérise une certaine envie qui ne me serait même pas venue à l'esprit avant. Je mettais ceci sur le compte de nos retrouvailles pour ne pas avoir à affronter une vérité que je ne voulais pas voir.

- « Mais je dois reconnaître que cette chambre n'est vraiment pas engageante, alors je te propose que j'appelle une pizzeria pour une commande, pendant que tu regroupes tes affaires, qui arrivera à peu de chose près en même temps que nous à notre appartement. Qu'en penses-tu ? »

J'attendais sa réponse calmement et me décidais à l'embrasser sur la joue en réponse à son baiser sur mon front. Chacun son tour !
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Wyatt PC

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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   Jeu 22 Sep - 20:48

Quelle idée saugrenue. Sortir de cette chambre, traverser le couloir, descendre l’escalier, quitter l’hôtel et traverser une partie de la ville l’un contre l’autre. Cela aurait pu être un défi à relever si la situation s’y prêtait. Ce n’était pas le cas et de les imaginer croisant les passants ainsi dans cette position, cela fit sourire d’amusement Wyatt. L’imagination de Capucine n’avait pas bougé, loin de là !

« On peut tenter le coup si tu veux qu’on se retrouve au poste de police ou dans un asile pour la nuit. » répondit-il d’un ton taquin.

Son ton n’était pas sérieux, comme celui de la jeune femme juste avant. Ils n’allaient donc avoir pas d’autre choix que de s’écarter l’un de l’autre pour bouger et quitter cette chambre. Wyatt n’était pas pressé de le faire. Serrer Capucine contre lui, c’était comme… Il ne savait pas vraiment comment l’expliquer. Le jeune homme se sentait apaisé, serein. Il avait également une autre sensation qui le traversait et sur laquelle il ne pouvait pas mettre de mot. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il était bien et que s’il ne pouvait se l’expliquer, ce n’était pas grave tant que cette sensation ne disparaissait pas.

Capucine le fit descendre du petit nuage sur lequel il se trouvait en prononçant le mot pizzeria. Celui-ci rappela au jeune homme qu’il n’avait pas mangé depuis le matin, n’ayant pas eu le temps au déjeuner. L’après midi avait filé à une vitesse et la réunion chez Genetic était arrivée plus vite que prévu dans son emploi du temps. Le pire, c’est qu’il avait la sensation de n’avoir rien fait de sa journée. Il réfléchissait déjà, non pas à la proposition de la jeune femme mais à quelle pizza il commanderait. Il y en avait tellement dans certaines pizzeria que l’on pouvait rester une dizaine de minutes à contempler la carte sans arriver à faire son choix. Américaine ? Forestière ?

La réflexion du jeune Callahan fut soudainement interrompue. Une légère brûlure venait de lui effleurer la joue. En fait d’une brûlure, c’était davantage une caresse. Répondant au baiser qu’il lui avait donné sur le front, Capucine venait d’en poser un sur sa joue. Il n’était pas contre, loin de là, mais s’ils commençaient ainsi dès le premier soir, ils allaient prendre une pente très glissante et faire quelque chose qu’ils risqueraient de regretter par la suite. Wyatt venait de la retrouver, il ne voulait pas déjà la perdre. Surtout pas à cause de pulsions qui commençaient à devenir de moins en moins contrôlables.


« Hawaïenne pour moi, je suis toujours fan du mélange salé sucré avec l’ananas. »

A la suite de ces propos, il s’écarta de Capucine un peu trop brusquement à son goût. Il espérait qu’elle n’allait pas mal le prendre car ce n’était pas son intention de la repousser, bien au contraire ! Se détournant, le jeune homme attrapa le gel douche qu’il balança dans son sac. La serviette prit le même chemin ainsi que les cannettes de soda et son dossier d‘ordre de mission pour Genetic. Il referma son sac de voyage, prenant soin de s’intéresser à la fermeture qui fonctionnait à merveille mais sur laquelle il avait l’impression que quelque chose clochait sur le moment. Le jeune homme enfila ensuite sa veste, récupéra son portable éteint et prit son sac sur l’épaule. Rassembler ses affaires avait été une chose rapide. Il n’avait rien déballé et en avait très peu.

« Paquetage prêt mon amiral ! Le moussaillon est prêt à larguer les amarres et prendre le large ! »

Wyatt ouvrit la porte de la chambre et galant, il invita la jeune femme à le précéder. Les deux jeunes gens sortirent dans le couloir où l’ivrogne était toujours. A présent, il était assis contre la porte de la chambre d’où il avait été viré. On aurait pu se demander s’il ne se sentait pas bien et avait fait un malaise mais des ronflements leur signalèrent qu’il dormait et décuvait. Il en serait bon pour des courbatures pour le lendemain ce qui ne serait pas son cas à lui vu qu’il allait avoir droit à un canapé-lit une fois qu‘ils seraient chez Capucine !

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MessageSujet: Re: Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]   

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Pour vivre tranquillement, il faut être complètement libre ou complètement dépendant. Que choisis-tu ? [Terminé]

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