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 Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]

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Anne W.

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MessageSujet: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Ven 9 Sep - 15:30


- « Non mais vous imaginez ? Vous retrouvez votre amant après quelques années et vous apprenez qu'il est avec un mec mais qu'en plus il est marié... Ou l'inverse. Je sais pas ce qui est le pire des deux. Vous comprenez ce que je veux dire. Ross McGregor est parfait, mais il s'est marié à un véritable trou du cul et moi je suis baisée. »

Le barman ne semblait pas aussi outragé que je l'étais. Faut dire qu'après une dizaine (ou un peu plus) de verres, sa faculté d'écoute a diminué si bien que seule la garantie que je pourrais payer l'intéressait. Pourtant j'étais une bonne cliente ! C'était mon premier soir et je voyais sa bouteille de Téquila fondre à vu d'œil. A ce rythme là, je l'aurais finis dans une demi heure. Je le regretterais certainement demain, mais j'en avais besoin. C'était devenu aussi vitale que de respirer car à chaque aspiration, j'avais l'impression de me noyer. Autant faire ça dans un bon verre d'alcool. Au moins, elle avait le mérite d'anesthésier la douleur et j'accusais le choc du mariage de Ross. Enfin, j'essayais de m'en convaincre ! Et j'avais mal à la main aussi ! Quelle idée de frapper un mur alors qu'il ne m'avait rien fait ? Pourtant, il faudra bien qu'un jour, j'arrête de m'apitoyer sur mon sort. Je ne peux pas m'enivrer au moindre petit problème. Je fis signe au barman de ramener mon amie dans mon verre et celui-ci s'exécuta de mauvaise grâce avant de me lancer :

- « Ma ptite dame va peut être falloir se calmer sinon vous ne pourrez pas rentrer jusque chez vous. »

- « Et tu crois qu'un taxi va me ramener jusqu'en France ? Quoique non, je suis bête, j'en ai plus là bas. Rooo et puis peu importe. La ptite dame a encore soif et encore assez d'argent pour payer ce qu'elle consomme. Donc ! Versez ! »

Il haussa les épaules d'un air de dire « Comme vous voulez mais je vous aurais prévenu ». Encore un moralisateur ! J'avais réussi à éteindre cette petite partie de moi pour quelques heures c'est pas pour écouter un inconnu.

« Donc... Où en étais-je ? Ah oui ! Ross qui s'est marié. Et bien sachez que j'ai vu son fils aussi et c'est un très très méchant garçon. Je crois qu'il a besoin que son père lui mette une fessée pour qu'il comprenne qu'il l'aime. Pourtant, ça me paraît évident ! Ross l'aime, Wyatt l'aime, j'aime Ross. Tout le monde s'aime alors ! Allez un autre verre pour fêter ça ! »

En disant cela, j'avais essayé de me soulever de mon tabouret et suis retombée à côté, manquant le tabouret. Je sentis le barman m'asseoir sur une chaise un peu en recul, jugeant le comptoir comme une zone à risque pour l'alcoolique que j'étais. Affalée sur la table, je l'entendis pester en tournant des pages d'un gros volume avant d'attraper le combiner et d'appeler quelqu'un. Mon esprit était embrumé et je ne saisissais que quelques fragments.

- « Allo ? Monsieur... Il faut que vous veniez chercher... Une femme châtain, yeux bleus-verts, assez mignonne mais avec une grande gueule.... Ok je vous attends. »

Ma tête était lourde et je préférais la laisser contre la table. Il était inutile de lutter contre l'apesanteur, elle gagnerait forcément. Je levais cependant le doigt et dit :

- « Tavernier, j'ai soif ! »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Sam 10 Sep - 0:44

L’assemblée générale exceptionnelle de Genome et les retrouvailles avec Anne avaient épuisé le psychologue. Il était complètement dépassé par les événements. Après le départ précipité de son amie, ne sachant que faire, il était tout bêtement rentré chez lui. Il passa sous la douche en espérant que ça l’aiderait à remettre ses idées en place et se coucha sans prendre la peine de s’essuyer. Il faisait encore chaud cette nuit là. Il lui fut impossible de trouver le sommeil. Après s’être tourné et retourné dans son lit, il se releva, s’habilla et prit sa voiture cabriolet. L’air en plein visage lui faisait du bien et chassait ses pensées désordonnées. Il s’arrêta dans un parking à ciel ouvert et observa les passants d’un œil distrait. Son corps était dans la voiture mais son esprit était à des lieues d’ici.

Ses pensées divaguaient mais deux personnes lui revenaient sans cesse à l’esprit : Wyatt et Anne. Celui qu’il aimait plus que tout lui tournait le dos depuis des jours et celle qu’il chérissait avait pris la poudre d’escampette pas plus tard que ce soir. Tous les liens forts et soit-disant incassables, tissés au fil des années, s’étaient brisés comme du verre en quelques secondes ; tout était en miettes. Il en était le seul responsable et ne savait pas comment recoller les morceaux.

Il existait certainement une solution mais il était dans l’incapacité de la trouver. La culpabilité le rongeait de l’intérieur et l’empêchait de prendre du recul. Pour ne plus avoir à supporter le poids de ses erreurs, il se serait bien mis une balle dans la tête. Seulement, il existait toujours au tréfonds de son subconscient l’infime espoir de pouvoir renouer le contact. De plus, Ross n’était pas un homme à se laisser abattre. Même si son moral était au plus bas, il n’avait pas le courage, ou la lâcheté, de mettre fin à ses jours. Pourtant ce serait tellement plus simple ! Tout cesserait pour lui mais pas pour ceux qui l’aimaient, s’ils existaient encore ?

L’image de son fils pleurant au-dessus de son cercueil se projeta sur l’écran géant de ses sombres pensées. Ross vivait la scène comme si il y était ; il voulait le prendre dans ses bras pour lui dire que ce n’était qu’un cauchemar ; il ne pouvait pas, il ne pouvait plus, son corps était sans vie… Les yeux de l’écossais s’embuèrent, une larme s’échappa, puis une autre, Ross pleurait comme un enfant qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait, il était étranger à lui-même…

Une voix de femme le fit sursauter. Ross cligna des yeux comme s’il venait de se réveiller en se demandant où il était.

- Quelque chose ne va pas monsieur ? Vous êtes tout pâle ! Vous avez besoin d’aide ?

Hormis les mouvements de cils, l’écossais ne bougea pas. La femme, d’une cinquantaine d’années, le dévisagea. Elle posa une main chaleureuse sur l’épaule de Ross et prit son poignet pour vérifier son pouls en lui annonçant qu’elle était médecin. Sans doute voulait-elle s’assurer qu’il n’était pas en train de faire une crise cardiaque. Ne constatant rien de particulier, elle secoua gentiment Ross pour le faire réagir. Rien !

- Je vais vous conduire à l’hôpital.


Ce fut le mot hôpital qui le sortit de sa léthargie. La sonnerie de son téléphone portable acheva de le ramener au moment présent. Un homme venait de l’appeler pour lui demander de venir chercher une jeune femme correspondant à la description d’Anne. Il avait répondu sans réfléchir qu’il arrivait, devant les yeux éberlués de sa sauveteuse.

- Non. C’est hors de question madame. Faut que j’aille chercher une amie. Vous voyez, ça va déjà mieux.


Ross s’était redressé péniblement. Il lui semblait que ses membres se réveillaient d’une paralysie passagère. Il n’était pas vraiment en état de conduire mais pour rien au monde il ne raterait cette occasion. C’était peut-être sa seule chance de revoir Anne et de se faire pardonner.

- Je vais vous conduire dans cas. Vous êtes peut-être têtu mais moi aussi. Il n’est pas question que vous conduisiez dans votre état. Non seulement vous mettriez votre vie en danger mais celle des autres. Je ne sais pas trop ce que vous avez fait comme malaise, mais si il venait à se reproduire, je pourrais vous porter les premiers secours, au pire j’appellerai les pompiers. En plus, je n’ai rien de particulier à faire ce soir.

Devant son insistance et sa détermination, l’écossais ne lutta pas. Cette femme lui faisait penser un peu à Nicole et à Anne aussi. De vraies têtes de mules quand elles s’y mettaient ! Difficile de faire de la résistance en pleine forme, alors sans c’était impossible.

Ross donna le volant et se laissa conduire à l’adresse indiquée par le serveur. Sur le chemin, les deux membres du corps médical échangèrent quelques mots. Elle monopolisa la parole et ce n’était pas dommage, Cette femme était fort sympathique mais Ross n’avait pas envie de discuter ; il se contentait de répondre à ses questions par oui ou par nom et au mieux par des phrases courtes. La femme mettait son manque de loquacité sur le compte de son état physique et mental. Elle avait bien sûr remarqué les larmes séchées mais s’était montrée relativement discrète à ce sujet. Ross appréciait sa délicatesse tout comme son aide physique pour le faire descendre de voiture et l’accompagner, en lui tenant le bras, jusqu’à l’endroit où se trouvait celle qu’il devait récupérer.

C’était bien Anne, mais alors dans quel état ! Ross écarquilla les yeux de la voir ainsi. Il ne souvenait pas, ou plus, de l’avoir vu dans un état d’ébriété aussi avancé. Il se précipita vers elle, suivi de près par son accompagnatrice. Oubliant ses problèmes mécaniques du moment, ses jambes avaient encore du mal à le porter, il trébucha et s’étala de tout son long, le nez aux pieds d’Anne.

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Sam 10 Sep - 12:40

Combien de temps s'était-il passé depuis ce coup de téléphone ? Deux minutes ? Quinze ? Trente peut être ? Quelle ne fut pas ma surprise de voir Ross McGregor entrer dans ce bar grotesque qui ne savait pas s'occuper correctement des clients. Que faisait-il là ? Et qui était cette fille qui l'accompagnait ? Je sentais mon cerveau bouillonner de questions toutes plus idiotes les unes que les autres et toutes concernaient celle qui l'accompagnait. Aussi j'ouvris les bras dans un grand signe d'invitation :

- « Et voilà le meilleur ! Un verre pour mon ami et... la mystérieuse inconnue ! T'es déjà plus avec celui dont on ne doit pas prononcer le nom, Rossy ? »

J'ignorais si c'était ma question ou autre, mais je vis l'écossais s'étaler de tout son long en voulant venir à ma rencontre. Quelle chute ! Digne de figurer dans le livre des records. Je me laissais maladroitement glisser de ma chaise pour me mettre à ses côtés. On devait avoir l'air fin, tous les deux par terre et pour une fois, je n'avais pas été la première. Je flottais sur mon petit nuage car il était là. C'était le destin ! Il avait su que j'étais dans ce bar et c'est en prince charmant sur son beau cheval blanc qu'il est arrivé. Enfin le cheval blanc avait été remplacé par une « salope » qui me regardait de haut. Qu'est ce qu'elle me voulait celle là ? Et qu'est ce qu'elle avait à se rapprocher de Ross ? C'était mon Ross ! Rien qu'à moi ! Et flut pour elle ! Je m'approchais de l'oreille de mon prince pour lui susurrer d'une voix coquine, alors que mes mains s'aventuraient sous son manteau.

- « J'ignorais que je te faisais cet effet là. Et si tu lâchais l'autre pour une nuit torride avec moi... Comme au bon vieux temps. Je te ramènerais peut être sur le droit chemin. »

D'après mes souvenirs, Ross était un très bon amant et là, je ne ressentais que deux besoins : étancher ma soif et nourrir la bête qui commençait à s'impatienter devant cette inaction. N'était-ce pas un rêve parmi d'autres de voir une femme que l'on a apprécié s'offrir sans condition ? Surtout que maintenant, de mon côté, il n'y avait plus personne pour s'en offusquer. Ce fut la première fois que je repensais à Liam sans ressentir cette fulgurante douleur au niveau du cœur. C'était tellement reposant de pouvoir penser à tout le monde sans avoir toute cette peine. Je me sentais en vie et je comptais bien en profiter. Que Ross le veuille ou non... Je me retournais vers le barman :

- « Ils arrivent ces verres oui ou non ? On a pas que ça à faire ! »

Je me relevais non sans difficultés, puisque le sol avait décidé de ne plus être plat et de bouger. Je fis signe à mes invités de s'asseoir avec moi en attendant nos prochaines consommations. Mes yeux s'étaient fixés sur la greluche et ne semblaient pas vouloir s'en détacher.

- « Ravie de faire votre connaissance ! Vous connaissez Ross depuis longtemps ? Je ne veux pas vous casser votre effet, mais il s'est marié apparemment. Lui, alors qu'il m'a fait plein de discours contre le mariage. Et en plus, c'est avec une personne peut recommandable... Qu'est ce que vous avez fait pendant que j'étais pas là ! Vous auriez pu éviter cela en vous accrochant un peu plus, mais pas trop pour que je puisse le récupérer ensuite. Bah oui, faut pas rêver ma petite ! En plus, vous ne saurez pas gérer la situation avec son fils. Parce que ce crétin va faire parti de la ligue des supers vilains maintenant ! »

Je me tournais vers Ross pour rajouter :

- « Ah oui ! C'est vrai ! Il m'a chargé de te dire qu'il savait ce qu'il faisait et que tu ne devais pas t'inquiéter. Si t'y comprends quelque chose, tant mieux parce que moi... Et il veut aussi que je m'occupe bien de toi. Alors chez toi ou chez moi ? »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Mer 14 Sep - 21:18

Ne pas parler de celui dont on ne devait pas prononcer le nom. Non ! Surtout pas. Ross avait eu sa dose de stress ce soir, une overdose même, Il était inutile d’en rajouter. Certes Anne aussi en avait eu pour son grade bien malgré elle et c’était sans doute pour cette raison qu’elle se retrouvait dans un tel état. L’alcool avait modifié sa perception de la réalité. Elle semblait heureuse mais Ross n’était pas dupe. Il savait que son cœur, son âme et toutes ses entrailles saignaient. Plutôt que de pleurer sur son sort, elle préférait oublier. Il ne pouvait pas l’en blâmer, il aurait fait la même chose à sa place. Certes l’alcool ne résolvait rien mais permettait de faire une pause. Vivre sans cesse avec un énorme fardeau sur le dos n’était pas viable à long terme. Il était normal de vouloir s’en débarrasser de temps à autres. C’était ce que faisait Anne et Ross devrait peut-être en faire autant. La jeune femme avait entièrement raison de se moquer de son ami : il était le meilleur ! Ah ça c’était certain, il excellait dans l’art de faire souffrir ceux qu’il aimait. L’écossais était une vraie calamité et regrettait d’être aussi minable. Que pouvait-il faire pour se faire pardonner ? Lui pardonnerait-elle sa médiocrité ? Il n’en avait aucune idée mais il était prêt à faire n’importe quoi pour faire oublier ses agissements.

Ah, il était beau le psychologue ainsi étalé au sol ! Une vraie loque. Son accompagnatrice voulu aider Ross à se relever mais Anne fut plus rapide en se laissant tomber près de lui. Il avait envie de la prendre dans les bras et de la serrer contre lui pour s’assurer qu’elle n’était pas une hallucination. Pour ce faire, il amorça un geste en essayant de s'asseoir, mais ses membres ne répondirent pas immédiatement aux ordres de son cerveau. Anne était bien éméchée mais elle agissait dix fois plus rapidement que lui. Ce qu’elle chuchota à l’oreille de Ross le fit sourire intérieurement et ses mains avaient un effet apaisant et émoustillant à la fois.

*Si tu savais l’effet que tu me fais ! Mais pour la nuit torride, c’’est une autre paire de manches.*

Ross n’était pas vraiment en état d’assurer une partie de jambes en l’air. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait mais son corps était au point mort. A croire que tous les tourments psychiques s’étaient écoulés dans ses veines et le rendaient inapte physiquement. Il jeta un œil vers la femme qui l’avait aidé à rejoindre Anne. Etant médecin, elle pouvait peut-être lui donner un remède miracle pour le remettre sur pieds, dans tous les sens du terme. En attendant, un verre lui ferait sans doute le plus grand bien. Voyant Anne se relever après avoir dit qu’elle n’avait pas que ça à faire, il crut un instant qu’elle allait de nouveau s’enfuir. Cette idée lui donna des ailes. Il se releva non sans difficulté : après plusieurs tentatives avortées et avec l’aide de la femme médecin, il réussit à poser ses fesses sur la chaise située près d’Anne. Ross ne dit mot. Il s’était accoudé et contemplait son amie comme si elle était la huitième merveille du monde.

*Epatante et tout à fait charmante, même bourrée*

Bourrée mais un peu trop bavarde aussi ! En d’autres circonstances, l’écossais se serait interposé mais là, il ne devait rien dire au risque de la voir s’échapper ou se mettre dans une colère noire. Il préférait donc la laisser déblatérer sur son compte. Ce soir, Anne avait tous les droits en espérant qu’elle lui pardonnerait ses erreurs. Mais quel besoin avait-elle de raconter des détails sur sa vie et de faire de telles hypothèses ? Jalouse ? Non, Anne ne possédait pas ce trait de caractère. La mort de son mari avait peut-être modifié son comportement mais il ne comprenait pas pourquoi elle serait jalouse de lui. Ils avaient été amants mais ne s’étaient jamais rien promis et faisaient leur vie chacun de leur côté.

Par ailleurs, la femme médecin en prenait un peu pour son grade. La pauvre devait se demander où elle était tombée. Cependant elle resta calme, en apparence en tout cas, pour répondre à Anne.

- Moi de même. Je ne sais pas de quoi vous parlez, je ne connais Ross que depuis une heure à peine. Je suis médecin et comme il a fait un malaise et qu’il tenait tellement à venir vous chercher, je n’ai pas voulu lui laisser prendre le volant. Il ferait mieux de se rendre à l’hôpital. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais il ne va pas bien du tout.

Ross désapprouva d’un signe de tête. Cette femme aussi racontait des détails sur ce qui s’était produit avant de venir au bar. Elle aurait pu s’en passer mais il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Elle s’état montrée compréhensive et l’avait aidé à rejoindre Anne. L’écossais resta silencieux, il estimait que c’était préférable plutôt que de dire n’importe quoi et de le regretter ensuite. Par contre, il ne put se taire plus longtemps à l’évocation de son fils.

- Tu as revu Wyatt ? Demanda-t-il très surpris.
- Comment veut-il que je ne m’inquiète pas ? Qu’est-ce qu’il t’a dit exactement?

Qu’avait-il préparé pour se venger ? Qu’allait-il faire comme bêtise ? Le psychologue n’était pas contre que son amie s’occupe de lui, il en avait même grandement besoin, mais pas tout de suite. Il voulait des réponses à ses questions, il avait un verre siroter, une femme médecin à remercier et les ardeurs d’une amie à calmer le temps de se sentir en meilleure forme.

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Jeu 15 Sep - 12:54

Ross demeurait silencieux, limite apathique et cela avait le don de m'exaspérer. J'essayais pourtant de le faire réagir d'une manière ou d'une autre. Enfin, surtout en l'allumant et en jouant les femmes possessives vis à vis de sa nouvelle amie. Je me posais beaucoup de questions à ce sujet me demandant surtout quand et où ils s'étaient rencontrés. La jeune femme m'apprit rapidement qu'ils s'étaient rencontrés ce soir juste avant que Ross ne vienne dans ce bar. Comment a -t-il su que j'étais là ? Soudain mon esprit fit tilt et se souvint de ce crétin de barman et de son foutu téléphone. Quel traître celui-là ! Dire qu'à un moment, j'ai cru que le destin avait fait venir mon Ross dans ce bar pour une nuit inoubliable. J'étais déçue. Mais je fus vite ramenée sur terre lorsque la jeune femme évoqua l'état de santé de l'écossais. Mes yeux se posèrent sur lui, alarmés par cette terrible nouvelle ! Mais il parla en premier, inquiet par ce que je venais de dire sur Wyatt. Aussitôt, j'essayais de reposer les pieds sur terre pour me concentrer sur ma rencontre avec Wyatt. Je me rendis compte de mon état lamentable alors qu'il y avait des choses beaucoup plus importantes que moi. J'agissais en égoïste et je causais du soucis à Ross. Je jetais un regard vers la jeune femme, choisissant mes mots avec soin, malgré le brouillard qui régnait dans ma tête.

- « Il a dit qu'il allait entrer là bas par l'intermédiaire d'une certaine Kate, qu'il savait ce qu'il faisait et qu'en bon psychologue que tu es, tu trouverais certainement le vrai sens de ses paroles. »

Je fis une petite pause montrant que le message était terminé.

- « J'ai bien envisagé une ou deux choses, mais j'ignore tout de la situation pour les vérifier. En tout cas, il tient encore énormément à toi. Il faut le récupérer Ross. Je ne veux pas qu'ils finissent avec eux et je suppose que toi non plus. »

Je terminais avec une petite voix, tout en essayant de rester assez vive pour lui montrer mon soutien. Je ferais tout pour lui et pour son fils. Avec Maxime et Jeremy, ils étaient ma famille. Il ne me voyait peut être pas ou plus comme ça, mais c'était ma façon de les voir. Comment allions-nous faire pour ramener Wyatt sur le droit chemin ? La vie était tellement compliquée. Mais Wyatt n'était pas le sujet le plus important pour moi à l'heure actuelle. Il peut encore attendre quelques heures. La jeune femme avait réussi à m'affoler sur l'état de Ross et je vis effectivement les signes. Je me tournais alternativement vers elle et Ross :

- « Vous savez ce qu'il a ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Ross, on doit aller à l'hôpital ! Je suis désolée de te causer du soucis, mais c'est à toi maintenant qu'il faut faire attention ! Je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose à toi aussi ! Je ne pourrais pas supporter à nouveau cette perte. »

J'étais désormais accrochée à son bras, le suppliant d'écouter la jeune femme. L'alcool heureux avait désormais viré à l'alcool angoissé et triste.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Sam 17 Sep - 23:47

Ross écouta avec attention la réponse d’Anne concernant son fils. Non, c’était impossible, Wyatt était un jeune homme rebelle mais il étai intelligent. Le psychologue était conscient que son fils lui en voulait terriblement mais il ne pousserait pas le vice à s’allier à Genetic uniquement par esprit de contradiction. Non, pas ça ! A moins qu’une cause extérieure l’ait poussé à agir ainsi. Ross avala d’un trait son verre et le reposa brutalement sur la table, faisant sursauter la femme médecin. Mais bien sûr, à tous les coups la cause extérieure se prénommait Kate, Kate Reynolds. Cette femme qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à la mère de Wyatt préparait sa revanche.

Lors de leur première rencontre, la surprise passée, Ross n’était pas resté insensible aux charmes de cette femme. Si les événements s’étaient déroulés autrement, ils se seraient sans doute revus ; ils auraient peut-être même pu devenir amis. Le destin en avait décidé autrement. Elle s’était retrouvée coincée entre les murs de Genome et avait négocié sa libération. Il était évident qu’elle n’en serait pas restée là. Désormais, Ross comprenait mieux pourquoi elle avait débarqué sans prévenir chez lui, le jour où Maxime fut mise au courant de son véritable lien de parenté avec Wyatt, ce jour même où Josh était venu lui rendre visite. Il soupçonnait la femme blonde d’avoir établi un premier contact avec son fils car ce dernier ne fut pas vraiment surpris de la voir débarquer ainsi. Elle avait bien élaboré son plan et la ressemblance avec la mère de Wyatt avait fait le reste. Tout s’éclairait dans son esprit mais il n’en était que plus inquiet.

- Il dit qu’il sait ce qu’il fait ! Tu parles… Il est plus que furieux contre moi… Il ne sait pas de quoi cette femme est capable ! Elle n’a pas hésité à donner Holster contre sa liberté et à faire capturer la sœur d’Aaron pour s’en servir comme monnaie d’échange. Faut savoir aussi qu’elle est le sosie parfait de Nicole. Maintenant, j’en suis persuadé, elle joue avec.

Le ton de Ross était monté crescendo, comme la colère qui l’habitait. Le psychologue dépressif laissait la place à un homme agressif prêt à faire un malheur pour sauver son fils. Quant à faire attention à lui, il n'y pensait même pas.

- Cette femme est un monstre, j’vais la tuer… Cria-t-il en se levant et en renversant la table intentionnellement.

Les verres se fracassèrent au sol. Quelques clients rouspétèrent contre l’homme trop bruyant qui s’affala sur sa chaise, bras ballants, une fois la pression retombée. Ross essayait de se calmer. Il devait réfléchir posément et trouver une solution moins radicale. Tuer Kate ne résoudrait rien. Elle risquerait d’être considérée comme une martyre aux yeux de Wyatt. De plus, avoir un meurtrier comme père ne le ramènerait pas à la maison et encore moins au parloir d’une prison. L’écossais était pâle comme un linge et tous les muscles de son corps étaient tendus.

- J'ai besoin d'un verra là ! Lança-t-il à qui voulait l'entendre.

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Dim 18 Sep - 20:57

L'état de santé de Ross m'inquiétait au plus haut point. Elle envahissait tout mon cerveau et la crainte de le voir d'aller de plus en plus mal me tenaillait l'estomac. Ou étais-ce les effets de l'alcool qui me jouaient de mauvais tours... Ross parlait d'une femme qui aurait influencé Wyatt à rejoindre Genetic. Une femme qui semblait vraiment mauvaise puisqu'elle aurait kidnappé une jeune femme. Le kidnapping était donc monnaie courante chez eux. De plus, elle serait le sosie de l'ex femme de Ross. L'histoire se compliquait davantage. Comment rivaliser quand on savait que Ross faisait le contraire de ce qu'attendait Wyatt. Cette femme avait juste eu à dire quelques vérités ici et là et en avait profité pour le rallier à leur cause. Est-ce que Wyatt était mêler à l'enlèvement de la cousine de Aaron ? Non, c'était impossible. Le petit garçon que j'avais connu n'aurait pas pu faire de mal à une mouche et même quand je l'ai vu, il ne semblait pas avoir autant changé sur le plan mental.

La colère de Ross s'amplifia au point de renverser la table. J'avais à peu près recouvré mes esprits, même si toute cette scène me semblait bien loin. Je l'entendis commander un autre verre et regardais désespérément la femme pour qu'elle fasse quelque chose. Elle semblait aussi désemparée que moi, même plus puisqu'elle ne comprenait pas dans quelle histoire elle venait de s'embarquer. C'est à ce moment là que je me rappelais des gélules qu'on m'avait prescrit après l'incendie. Rien de bien méchant, mais elles avaient pour effet de calmer celui qui en prenait. Je me dirigeais vers le bar avec mon sac pour aller récupérer les verres pendant que la jeune femme remis en place la table. Au moins, ça détournerai l'attention de Ross. J'ouvrais une gélule et en glissais le contenu dans le verre. Le sentiment de culpabilité était telle que j'ai bien failli jeter le verre une bonne douzaine de fois avant de le poser devant le psychologue.


- « Et un verre pour Monsieur »

Je le regardais priant pour qu'il avale le liquide sans plus attendre. Je fis un clin d'oeil discret la jeune femme et lui fit passer la boîte de médicament pour qu'elle comprenne ce que j'avais fait. Elle me regarda droit dans les yeux avec angoisse quand elle réalisa ce que je venais de faire. Pourtant elle ne l'arrêta pas. Preuve que ça ne devait pas être si dangereux que ça. J'ai cru pendant un instant que j'empoisonnais mon ami. Alcool et médicament ne faisaient pas bon ménage, mais qu'avions nous comme choix ? Je doutais qu'on puisse le ramener contre son grès chez lui, surtout s'il avait un coup dans le nez. Je préférais encore le porter inconscient jusque chez lui, plutôt que de le voir utiliser son pouvoir devant tous ces humains « normaux »

- « Ross ! Ross ! Ecoute-moi ! On va aller à l'hôpital. Tu as besoin de voir un docteur parce que tu n'as vraiment pas l'air bien. Sois raisonnable s'il te plaît ».

Je me tournais vers la jeune femme, essayant d'être sympathique pour réparer ma méchanceté de tout à l'heure. Je n'étais pas un monstre et d'habitude, je savais me tenir dans les lieux publics. Mais ce soir, je m'étais laissée aller.

- « Est-ce que ça vous dérangerez de nous conduire jusqu'à l'hôpital le plus proche ? Je vous payerais le taxi pour que vous puissiez rentrer chez vous après. C'est la moindre des choses et sachez que je suis confuse de vous avoir embarqué dans toute cette histoire. Nous avons passé une très mauvaise journée. Ce n'est pas une excuse, mais je voulais seulement vous expliquer que ce n'est pas une habitude. »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Mar 20 Sep - 21:39

Habituellement Ross contrôlait ses émotions mais là, il s’agissait de son fils. La panique avait envahi tout son être. L’idée de voir Wyatt aux mains de Genetic lui était insupportable. De plus, le dirigeant de cette organisation auquel il était lié par un contrat de mariage absurde allait sans doute profiter du gouffre qui séparait Wyatt de son père pour arriver à ses fins. Ross l’imaginait se délectant de sa supériorité. Le remords, la culpabilité et la peur de perdre son fils adoré le rendait fou. Il n’avait pas l’habitude de subir une telle explosion de sensations négatives.

En bon écossais qu'il était, il ne trouva rien de mieux que de demander un verre comme s’il comptait sur l’alcool pour régler tous ses problèmes. Il oubliait que c’était ce qui l’avait plongé dans une histoire à dormir debout. L’orage passé, l’écossais était anéanti. Blanc comme un linge, comme si tout son sang avait servi à nourrir sa fureur, Ross était affalé sur sa chaine, immobile. L’ange gardien de la soirée voulut s’assurer qu’il ne faisait pas un second malaise mais il l’en empêcha. Son regard vide se posa sur la femme médecin avant de réaliser ce qui venait de se passer.

- Désolé. Je sais que vous faites votre boulot mais ça va aller. Dit-il en forçant un sourire.

Quand Anne revint avec ce qu’il avait demandé, Ross se repositionna correctement sur sa chaine afin de paraître moins pitoyable. L’inquiétude pouvait se lire sur le visage de son amie. Il s’en voulait de lui faire subir les conséquences de ses erreurs. Il venait de la retrouver et rien ne se passait comme il l’avait rêvé. Tout allait de travers, c’était un vrai désastre Au lieu d’aider Anne à dépasser la perte des siens, il ne lui apportait que des soucis supplémentaires. Chapeau l’ami !

- T’inquiète pas Anne, ça va passer. Dit-il épuisé d’avoir dépensé autant d’énergie, pour rien.

Effectivement, il s’était énerver comme un gamin faisant une grosse crise de nerf, mais rien n’était réglé. Les problèmes demeuraient. Il avala son verre d’un trait et reprit.

- J’ai sans doute fait un de ces malaises vagaux, rien de grave. Je n’irai pas à l’hôpital… Et je t'assure, tu n’y es pour rien. Affirma-t-il en saisissant délicatement les mains de la jeune femme.

Celles de Ross tremblaient encore un peu. Il avait encore besoin de quelques minutes pour retrouver son calme. Il ne se montrerait pas raisonnable pour autant. Se tournant vers son accompagnatrice, il surenchérit.

- Non, pas à l’hôpital, chez moi plutôt. Une bonne nuit de sommeil et il n’y paraitra plus.

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Sam 24 Sep - 18:05

Ross essayait de m'assurer qu'il irait bien et que ce n'était que l'affaire de quelques minutes. Mais ces minutes étaient déjà de trop. Tout ceci était ma faute. Si je n'étais pas venue dans cet endroit, boire plus que de raison, l'écossais n'aurait pas été appelée pour me chercher. Quelle image ! Nous venions à peine de nous retrouver et le premier soir, il me voyait déprimée et complétement saoule. Liam aurait honte de la personne que j'étais devenue. Je n'étais pas parfaite de son vivant, j'avais commis des fautes qu'il avait réussi à me pardonner, mais là j'étais tombée bien bas. Et il n'était pas là pour m'aider à me relever. C'était quelqu'un de bien qui n'avait pas mérité la mort qu'on lui a donné. Je culpabilisais d'être en vie, d'être aussi faible alors qu'il aurait sûrement était d'une plus grande aide. S'il ne m'avait pas rencontré, il n'aurait pas connu cette fin. Le constat était terrible, mais je me devais de le regarder en face. Et à peine étais-je revenue dans la vie de Ross qu'il subissait déjà quelques conséquences. N'était-ce pas un signe ? Ne ferais-je pas mieux de laisser derrière moi cette vie, qu'Anne Williams disparaisse ? Je pourrais très bien me rendre en Angleterre pour enseigner ou aider les jeunes en difficultés.

Je mis cette idée dans un coin de mon esprit pour m'occuper de Ross. Pour le moment, il avait besoin de toute ma concentration et de mon aide. Il m'assura que je n'y étais pour rien. Trop tard, je m'étais déjà fustigée toute seule. Je portais ses mains jusqu'à ma joue pour m'imprégner de cette sensation. Un jour, je serais obligée de m'en séparer. L'écossais donna ses instructions à la pauvre femme qui s'était trouvée malgré elle entraînée dans nos histoires totalement abracadabrantes. Je me levais tant bien que mal et prit le bras droit de Ross alors que la femme prit le gauche pour l'aider à le relever. Nous nous dirigeâmes vers la sortie où la voiture nous attendait quelques mètres plus loin. Quelle chance d'avoir trouvé de la place aussi près ! C'est ainsi que notre fameuse équipe prit la route du lieu de résidence de Ross. Comme je ne connaissais pas la route, je les laissais faire, me contentant de regarder silencieusement la ville défilée. Mon esprit s'embrumait peu à peu à cause de la fatigue si bien que je ne pu dire combien de temps il nous fallu pour arriver au terminus.

C'est tout aussi silencieuse que je suivais Ross jusqu'à l'intérieur de chez lui. Mon regard se posa sur la jeune femme. Il y avait peu de personnes comme elle et je priais pour qu'elle ne jette pas aux ordures son âme de bonne samaritaine car il paraît clair que sans elle, nous aurions été dans la panade.


- « Vous nous avez d'une précieuse aide et je vous en remercie. Sincèrement. Même si mes actes de la soirée sont en ma défaveur, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Si vous le faites tout de même, je ne pourrais vous en vouloir. »

Je lui tendais la main pour clore mes remerciements, main qu'elle saisit sans hésitation avec un petit sourire. J'ignorais si elle m'accordait le bénéfice du doute ou si elle m'avait déjà catalogué comme ivrogne, mais je ne pouvais rien faire de plus si ce n'est appelée une compagnie de taxi et lui payer comme il se devait la course. Une fois cette miraculeuse femme partie, je me retrouvais seule avec Ross. Devais-je également prendre un taxi pour rentrer chez moi ? J'avouais que je ne savais pas quoi faire. Je n'avais aucune envie de laisser l'écossais seul alors que je l'avais drogué dans un instant de faiblesse. Mais de là à m'imposer...

- « Je vais appeler un taxi. Sauf si tu veux que je reste pour m'assurer que tu effectivement mieux... »

Ce serait à lui de décider.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Lun 26 Sep - 16:18

Ross s’énervait rarement mais quand cela lui arrivait, il lui fallait un certain temps pour se calmer. Dans ce cas là, il était préférable de le laisser seul, le temps de laisser la pression redescendre doucement. Ce soir, il avait explosé comme jamais. Il n’en revenait pas encore lui-même. Il fut surpris de retrouver son calme aussi rapidement mais il se sentait vidé. Il se laissa guider comme un pantin, jusqu’à sa voiture, par Anne et la femme médecin qui accepta de les reconduire. Heureusement car Ross était incapable de prendre le volant et le taux d’alcool dans le sang d’Anne lui interdisait de conduire. Cette femme médecin était un véritable ange gardien. En d’autres circonstances, le psychologue n’aurait pas manqué de la remercier comme il se devait, mais ce soir, il n’était plus bon à rien. Un zombie à côté, aurait meilleure mine que lui.

Durant le trajet, les trois protagonistes de la scène restèrent silencieux. Ross ne pensait plus qu’à une chose : s’allonger dans son lit pour dormir. Dormir pour se reposer, dormir pour ne plus penser à rien, dormir à tout jamais. Voilà que l’idée de mourir lui reprenait alors qu’il s’était juré de ne pas baisser les bras ! Cette pensée se dissipa dès qu’il se retrouva en tête à tête avec Anne. Cette dernière voulait appeler un taxi sauf s’il ne le souhaitait pas. Bien sûr qu’il ne voulait pas qu’elle parte. Seul, il risquait de se laisser envahir par des pensées morbides. Cependant, il ne voulait pas qu’elle joue les gardes malades comme elle l’avait suggéré. Il allait déjà beaucoup mieux même s’il se sentait vaseux.

-Non, reste avec moi cette nuit. S’il te plait… En souvenir de notre amitié.


Ross suppliait presque Anne de ne pas le laisser. Elle n’était peut-être pas en état de lui remonter le moral mais il avait besoin d’elle. Sa présence suffirait à l’aider à retrouver un semblant de sérénité. Il ne voulait pas ressentir, une nouvelle fois, le néant dans lequel il fut plongé lorsqu’elle s’enfuit après avoir appris son mariage avec Dunney Holster. Cette malheureuse nouvelle avait sans doute rompu le lien qui les unissait, mais le psychologue avait l’infime espoir que tout n’était pas perdu. Il comptait sur l’intelligence de la jeune femme pour ne pas tirer un trait définitif sur leur relation.

Il entra dans le salon d’un pas mal assuré en faisant signe à Anne de le suivre. Il se laissa tomber sur le canapé, invitant son amie à en faire autant. Ils avaient bien besoin, tous les deux, de faire une pause.

- J’suis fatigué… mais je ne crois pas que je pourrais dormir maintenant… Dit-il en laissant tomber sa tête en arrière.

Quoi que, s’il s’allongeait, il ne ferait peut-être pas long feu. Son cerveau était embrumé et sa vision légèrement altérée. Avant tout, il voulait s’assurer qu’Anne passerait le reste de la nuit chez lui. Il n’attendait qu’une chose, qu’elle prenne place à ses côtés pour la prendre dans ses bras, si elle voulait encore de lui après avoir laissé sa rancoeur de côté.

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Dim 2 Oct - 16:05

Je ne voulais pas laisser Ross seul dans son état, même s'il semblait aller mieux maintenant. Ou peut être était-ce moi qui ne voulait pas rester seule. Tout était si confus, si fou en ce moment. Dire qu'en m'alcoolisant un peu, j'espérais oublier toutes ces évènements et révélations. Je me demandais même si le mariage du psychologue était vrai ou pas. Parce que ça me semblait si gros et qu'est ce que gagnerai Genetic avec ça ? Pas grand chose. Mais mon ami n'était pas gay pour autant, enfin pas à ma connaissance. Qui sait ce qui c'était passé depuis notre dernière rencontre ? Les gens pouvaient changer, difficilement mais j'en étais persuadée dans la mesure où ils le souhaitaient. Alors pourquoi Ross y ferait exception ? Même si ce mariage n'était vraiment pas la meilleure chose à faire. Il aurait mieux fait de se casser une jambe le jour où il a donné son consentement.

L'écossais me demanda de rester en souvenir de notre amitié. Souvenir... Peut être que mon attitude du soir l'avait convaincu, mais je ne voulais absolument pas que nous rompions le contact. Pourquoi fallait-il tout réparer ce soir ? Pourquoi devions nous avoir une telle conversation maintenant ? Sans doute parce que j'avais l'impression que si nous ne faisions rien là, ce serait fini. Je ne pouvais me permettre de perdre plus de gens autour de moi sans rien faire. Je devais faire prendre conscience à Ross qu'Holster n'était pas le bon. S'il le fallait, je lui trouverais quelqu'un moi même mais cet homme c'était pire qu'un noyau nucléaire sans protection.

Je suivis Ross dans le salon et m'assis à côté de lui sur le canapé. Ma main prit sa place automatiquement sur son front pour vérifier sa température. Certes ce n'était plus un gosse, mais je préférais m'assurer que tout irait bien. Il m'assura qu'il ne pourrait pas dormir même s'il était fatigué. Je m'assis mieux et le prit par les épaules pour le forcer à s'allonger sur le canapé, laissant reposer sa tête sur mes genoux.


- « Nous verrons bien. Vu les valises que tu as sous les yeux, tu ne feras pas long feu. »

Je continuais de caresser ses cheveux en espérant que ce geste l'apaiserait et qu'il sentirait que je ne lui en voulais plus, malgré cette connerie.

- « Je vais sûrement poser une question stupide mais je préfère le faire pour que tout soit clair. Ce mariage que tu as contracté... Il est vrai ou faux ? »

Avant que Ross ne puisse prendre la parole, j'eus l'envie de me justifier sur cette question.

- « Si tu as changé de bord, ce n'est pas grave mais cet homme... Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a eu un problème pourtant je ne vois pas la dedans où est l'intérêt de Genetic. Que tu sois gay, ne me pose pas de problème en soit, mais cet homme, je ne pourrais jamais l'accepter dans ta vie. Alors je t'en prie... dis moi que ce n'est pas un vrai mariage. »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Mer 5 Oct - 23:44

Le visage de l’écossais s’éclaira imperceptiblement lorsqu’il vit Anne s’asseoir à ses côtés. Un semblant de sourire se dessina aux commissures de ses lèvres quand elle lui toucha le front pour vérifier s’il n’était pas fiévreux. Décidemment, cette femme était faite pour s’occuper d’enfants, elle agissait comme une mère au moindre problème. Ross amorça un mouvement pour la prendre dans ses bras mais elle le précéda en le forçant gentiment à s’allonger et à reposer sa tête sur ses genoux. L’écossais se laissa guider sans montrer de résistance. Il était si las… Elle aussi sans doute mais elle tenait visiblement mieux le choc que lui. C’était bien connu, les femmes montraient souvent plus de résistance à la fatigue que les hommes. Une histoire hormonale ? Sans doute.

La main d’Anne dans les cheveux de Ross avait pour effet de l’apaiser. Concentrer sur cette caresse amicale, il ne pensait plus à rien. Il se contentait d’apprécier ce moment presque magique. Elle ne lui en voulait plus alors ? Ah ! Trop vite espéré. Anne remettait le mariage sur le tapis. C’eut été trop beau s’il en avait été autrement. Cela dit, c’était peut-être mieux de faire toute la clarté sur cette histoire pour ne plus avoir à y revenir ensuite.

Bien entendu que ce mariage était faux ! Elle ne lui laissa pas le temps de répondre afin de le mettre à l’aise s'il avait changé de bord. C’était gentil de sa part mais comment pouvait-elle en douter une seule seconde ? Anne connaissait le psychologue et était bien placée pour savoir qu’il était hétérosexuel à cent pour cent. De plus, il était contre le mariage. C’était un faux mariage mais le contrat était véridique malheureusement. Comment lui expliquer qu’il était réellement marié contre sa volonté ? Quoi qu’il dise, il serait pris pour un menteur, au mieux pour un abruti fini.

Avant d’ouvrir la bouche, il prit doucement la main libre de la jeune femme, la déposa sur son torse et posa ses deux mains sur la sienne. Il voulait pouvoir la retenir au cas où l’envie de s’enfuir lui reprendrait.

- Bien sûr que ce mariage est une grosse blague. Une énorme connerie même ! J’ai rencontré Holster dans un bar sans savoir qui il était. On a bu tous les deux plus que de raison… Mais je crois en plus qu’il m’a drogué. Je tiens assez bien l’alcool normalement et c’est la première fois que je me réveille le lendemain d’une cuite avec un trou de mémoire comme celui-là. Je ne me souviens pratiquement de rien après être sorti du bar. Je me suis réveillé le lendemain matin dans la même chambre d’hôtel qu’Holster. C’est là qu’on a découvert le contrat de mariage qu’on avait signé dans la nuit et que j’ai appris qui il était. Je te laisse imaginer ma réaction !

Ross commençait à s’agiter. Cette histoire le rendait fou d’autant plus que le patron de Genetic ne voulait pas divorcer.

- Tu le crois ça ? Même moi j’ai encore du mal à y croire. Tu te rends compte, je suis marié à mon pire ennemi ! Il ne veut pas divorcer en plus, ce connard. Ragea-t-il en se levant d’un bond comme s’il était mu par un ressort.

Rares étaient les personnes au courant de cette union rocambolesque : le maire, deux témoins non identifiés, la vipère de Kate qui n’avait pas manqué d’en informer Wyatt et maintenant Anne. Cependant, elles étaient déjà trop nombreuses à son goût. Le pire étant qu’à cause de cette mauvaise farce indélébile, Wyatt à qui il avait caché trop de choses, avait quitté la maison. Son fils ne lui pardonnait pas ce nouveau mensonge. Ce n’était pas faute de lui avoir expliqué, il n’avait plus confiance en son géniteur qui avait omis de lui préciser ce détail lorsqu’il lui avait révélé qu’il était son père et non son oncle. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase.

- J’ai même failli le noyer le jour où il est monté sur mon bateau. J’aurais mieux fait ! Mais j’ai pas pu… Ajouta-t-il en se laissant tomber une nouvelle fois sur le canapé.

Dans cet élan, Ross y laissa ses dernières forces. Il se sentait tellement ridicule, tellement coupable et impuissant. Il s’était mis tout seul dans la merde et il ne voyait aucune issue pour s’en sortir. Il pleurait intérieurement sur son sort en oubliant que son amie avait, elle aussi, de nombreuses difficultés à surmonter depuis la disparition du domaine. Ross devenait-il égocentrique au point d’en oublier les autres ? Non pas encore puisqu’il s’en apercevait. Il pivota de façon à pouvoir la regarder bien en face.

- Je suis désolé... de t’ennuyer avec mes problèmes alors que tu as les tiens. C’est moi qui devrait te soutenir et pas le contraire. Dit-il d’une voix lasse tout en passant une main délicate mais maladroite sur la joue de son amie. Elle avait l'air épuisée aussi.

Ross avait de plus en plus de mal à coordonner ses mouvements. Chaque mot prononcé lui demandait un effort surhumain mais il ne voulait pas qu’elle parte. Il se réinstalla tant bien que mal dans le fond du canapé et déposa volontairement sa tête sur l’épaule de la jeune femme.

- Merci… Chuchota-t-il en fermant les yeux avant de tomber dans les bras de Morphée.

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   Lun 10 Oct - 15:10

Si j'avais su à quel point la présence de Ross me réconfortait, je serais venue plus tôt. Cet instant de calme, de paix était le bienvenue dans ma vie dévastée par les idées noires et le simple fait de devoir m'occuper de quelqu'un me faisait renaître. Comme si j'étais née pour m'occuper des autres et que sans eux, je n'avais aucune existence propre. Durant ces deux-trois derniers mois, je n'avais été qu'une ombre ne désirant qu'une seule chose : que justice soit faite. J'avais toujours soif de vengeance, mais un autre sentiment commençait à s'écouler en moi et ce n'était rien d'autre que l'amitié, de savoir que quelqu'un sur terre avait besoin de moi, tenait à moi tout simplement. Malheureusement, une question me taraudait et je n'arrivais pas à la garder pour plus tard. Allais-je vraiment bousiller ce moment de sérénité que je recherchais tant ? Il fallait croire que oui.

C'est ainsi que je demandais à Ross si ce mariage était l'union de deux êtres qui désiraient avancer sur le même chemin jusqu'à ce que la mort les sépare ou au contraire, si c'était une arnaque. Je regrettais déjà d'avoir la réponse comme si le statut de mon ami m'inquiétait. C'était sûrement dû à l'autre moitié. Rien que son nom donnait des frissons. Certainement pas de peur, mais de dégoût. SI Ross aimait sincèrement cet homme. Non ça ne pouvait pas. Je ne pouvais pas l'accepter ! L'écossais eu la même réaction et me rassura lorsqu'il me dit que c'était une blague. Une vague de soulagement déferla en moi. Qu'est ce que c'était bon d'entendre ces paroles. Je n'aurais pas dû m'enfuir tout à l'heure et demander des explications tout de suite. Mais sur le coup, ça a été un tel choc. Que Ross se marie était déjà un événement en soit et si cela devait être le cas, cette femme serait sûrement exceptionnelle. Mais que le nom de mon pire ennemi sorte à ce moment là, je ne m'y étais pas attendue. Mon esprit avait buggé à cette nouvelle. Je m'étais assise sur le bord du canapé lorsque Ross avait bondi sur ses pieds pour tout expliquer et je l'écoutais même si ma tête était baissée, appuyée sur une de mes mains. Y en avait au moins une de nous qui respirait.

Hölster ne voulait pas divorcer... Pourquoi ? Il devait forcément y avoir un moyen pour se débarrasser de cette ordure. N'importe quel époux n'a pas le droit de retenir l'autre. Plusieurs idées me vinrent à l'esprit allant de la simple annulation de mariage jusqu'à porter plainte pour violence conjugale... Si Hölster ne voulait rien entendre, pourquoi devrions nous respecter les règles ? Lorsqu'il me parla de son envie de le noyer un jour, je souris intérieurement. J'imaginais déjà les titres des journaux et si ce jour devait arriver... Oh mon Dieu, soyez certains que je ne porterais pas le deuil. Au contraire, je ferais un immense feu de joie et je ferais une grosse fête ! J'inviterai Ross peut être. L'écossais se rassis sur le canapé, exténué. Il avait besoin d'éclater et d'en parler. J'étais heureuse qu'il déballe tout ça comme au bon vieux temps. Comme si rien ne s'était passé. Enfin, j'avais essayé de m'en persuader tout le long de la soirée, mais la vérité me revenait en pleine figure. Cruelle et douloureuse. Apparemment, Ross s'en voulait de me parler de ses problèmes et aurait voulu m'aider. Comment aurait-il pu faire ? A moins de remonter le temps, j'ignorais comment on pouvait arranger les choses. J'appuyais mon visage contre sa main pour sentir davantage son contact. Il commençait à s'endormir et je sentais que je n'arriverais pas à le faire lever pour le traîner jusque dans son lit. Sa tête contre mon épaule, il me chuchota un « merci » avant de tomber dans un sommeil réparateur, du moins je l'espérais.


- « Non... Merci à toi d'être encore en vie ».

Je ne pouvais pas le laisser comme ça. Aussi c'est avec précaution que je me levais et le fis allonger dans le canapé. Je retirais ses chaussures et trouva une couverture dans un coin. Ce n'était pas beau de fouiller mais j'étais certaine qu'il ne m'en voudrait pas. Une fois cette opération finie, je me demandais ce que j'allais faire. J'étais aussi fatiguée, mais je me voyais mal profiter du lit du psychologue. Même si le réveil aurait été amusant. C'est là que j'estimais qu'il y avait assez de place pour nous deux sur le canapé, même en étant allongé. Je me blottis tout contre lui, ma tête sur sa poitrine tout en m'accrochant à lui, comme si le simple fait de le lâcher, signait mon arrêt de mort. Je relevais ma tête vers la sienne afin de l'observait. Je restais ainsi quelques minutes et sans comprendre pourquoi, je déposais mes lèvres sur les siennes. Ce n'était que quelques instants et totalement innocent. Je n'attendais rien de plus et je doutais même de retrouver un jour l'envie d'être avec un quelqu'un. Je me sentais comme un jouet cassé, même si cette impression de fêlure s'était atténuée ce soir. Ma tête retrouva sa place initiale et je m'endormis à mon tour, bercée par les battements de cœur de Ross.

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MessageSujet: Re: Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]   

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Tavernier ! J'ai soif ! [Terminé]

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