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 It's time for therapy

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MessageSujet: It's time for therapy   Ven 20 Mai - 14:24

La pièce était blanche, sans personnalité, sans vie, sans fenêtre… Comme seuls mobilier, il y avait un wc et un lit, en somme, le strict minimum vital. La seule ouverture sur le monde, le seul espoir résidait en cette porte, bien souvent close, surmontée d’un hublo fermé la plupart du temps.

De temps à autre, la porte s’ouvrait peu après qu’un gaz tranquillisant ait été répandu dans la pièce. C’était pour apporter le repas, ou bien c’était encore des laborantins qui venaient chercher la jeune fille pour d’autres tests, encore et encore.

C’était devenu le quotidien de Page depuis… à vrai dire, elle ne savait plus depuis combien de temps elle était là… des jours ? des semaines ? des mois ? elle n’avait plus aucun repère ici bas.

Dans sa chambre, elle n’avait rien d’autre à faire qu’attendre que cette porte s’ouvre encore, tantôt recroquevillée sur son lit, tantôt dans un coin de la pièce. Parfois elle pleurait tout ce qu’elle pouvait et se lamentait sur son sort, parfois elle se mettait hors d’elle et cognait les murs, hurlant à qui voulait bien l’entendre de la laisser sortir d’ici, mais en vain.

Elle n’était que l’ombre d’elle-même… elle avait même songé à se tuer, mais elle ne l’avait pas fait, pour la simple et bonne raison qu’elle n’allait pas moisir ici éternellement, elle allait sortir, et elle allait le faire payer. C’était sa plus grande motivation, et c’était ce qui la faisait tenir. Si elle ne cédait pas au désespoir, c’était uniquement dans ce but.

Alors elle avait commencé à échafauder un plan. Si elle voulait sortir, il fallait qu’elle mette toutes les chances de son côté. Elle avait essayé de fausser compagnie à un laborantin en l’assommant contre un mur, mais le tranquillisant qu’ils lui administraient était tellement fort qu’elle n’avait pas pu courir bien loin. Mais c’était un bon début.

Quand elle avait l’occasion de sortir de sa cellule, pour des tests notamment, elle observait tous les détails qu’elle pouvait, cherchant la moindre faille dans leur sécurité qui pourrait l’aider à s’enfuir. Elle n’avait pas encore trouvé comment s’y prendre, mais elle y réfléchissait, jour et nuit, et c’est ce qui la faisait tenir.

Elle était encore en train de se remémorer le trajet jusqu’à ce labo où ils l’avaient emmenée quand le déclic presque inaudible annonçant la vaporisation du tranquillisant résonna. Il lui avait fallu un certain temps pour cerner le fonctionnement de cette chose. Elle pris le drap de son lit et le plaqua sur son visage, retenant sa respiration le plus longtemps possible. Elle travaillait son apnée depuis un petit moment pour parvenir à se retenir de respirer le temps de la vaporisation du gaz. Mais pour le moment, ce n’était pas suffisant. Elle espérait y parvenir afin qu’il ne fasse plus autant effet, et qu’elle puisse courir plus loin et plus longtemps la prochaine fois. Le seul problème, c’est qu’elle ne savait jamais quand le gaz cessait d’être émis, et il pouvait se passer un laps de temps plus ou moins long avant que la porte ne s’ouvre. Mais elle étudiait le phénomène.

Elle pris une inspiration au bout d’un moment, les yeux rivés sur la porte, attendant de voir qui allait débarquer cette fois-ci.
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Jeu 26 Mai - 14:06

La jeune fille releva ses cheveux broussailleux en une queue de cheval haute. Il faisait terriblement chaud en ce mois d'août et elle ne voulait pas voir sa chevelure plaquée contre sa nuque à cause de la transpiration : elle détestait ça.
L'été était une période où elle ne prenait jamais vraiment le temps de tenter de discipliner sa crinière : elle la laissait vagabonder à sa guise, s'affoler légèrement au grès de l'air marin lorsqu'elle flâner à la plage... Elle aimait ça.

Elle sortit de ce qui lui tenait lieu de studio depuis la mort de ses parents pour se diriger vers une autre pièce où elle allait prendre son pass du jour. Aujourd'hui, elle avait enfin obtenu le droit de "consulter" la petite blonde incendiaire qui séjournait dans les locaux sécurisés. Ils la disaient folle, complètement atteinte... Jargon vulgaire pour Callie qui se destinait à l'étude de la psychologie.
Elle, elle voulait la pratique tout de suite. La petite brune pouvait être patiente mais elle n'en avait pas envie là, tout de suite. Non, ce qu'elle voulait, c'était entrer dans le vif du sujet. Elle allait commencer ses études à la rentrée mais elle avait déjà englouti une partie du programme : elle n'avait jamais beaucoup dormi et ses heures-là lui avaient toujours servi de "pause lecture". Elle se sentait prête et apte à jeter un coup d'oeil à cette locataire. Et le mieux dans tout ça ? Elle en crevait d'envie.

Elle déambula alors vers la chambre où séjournait contre son grès la demoiselle en question. Pouvoir ou pas pouvoir ? That was the question... Après tout, elle ne s'en servirait pas pour soutirer des informations, ce n'était pas dans ses cordes. Mais si la jeune fille s'avérait récalcitrante voire tout sauf docile, peut-être que jouer un peu avec ses nerfs paierait...
Callie ne croyait pas toujours ce qu'on pouvait lire sur la fiche diagnostic des "résidents" du coin. Elle savait que la folie était souvent invoquée pour faciliter l'admission des personnes ici et surtout, leur détention en toute "légalité". Bref, elle creuserait pour savoir ce qu'il en était et était prête en cas de rencontre du troisième type : comprendre, rencontre avec une personne tout à fait saine d'esprit. Oui, ce genre de personnes se faisaient rare de nos jours, il fallait savoir les identifier.
Arrivée devant la porte au système renforcé, elle passa son pass devant une machine sophistiquée, tapa son propre code d'identification (pria rapidement pour que la secrétaire de Holster actuellement sous les ordres de Reynolds n'ait pas oublié de lui donner les accès) et, une fois l'accès autorisé, tapa un nouveau code qui allait préparer la demoiselle à l'intérieur à de la visite : comprendre qu'elle recevait actuellement une dose fort sympathique d'un sédatif utilisé pour bloquer sa capacité. Un "clic" lui indiqua qu'elle pouvait entrer dans la salle. Elle réajusta une mèche fugueuse qu'elle plaça derrière son oreille et poussa la porte...

Elle n'avait pas de calepin, elle gardait tout en mémoire. Une véritable base de données qui n'oubliait rien. Elle était une sorte de prodige de la nature, ce que la vulgarisation du peuple appelait "mentaliste". Enfin, à petite dose. Elle était intelligente et fine observatrice, ce qui visiblement faisait défaut à pas mal de monde ici bas et qui procurait aux gens comme elle un rang différent.
Elle observa donc. Pas la chambre qu'elle connaissait : toutes construites sur le même modèle, du blanc, une odeur neutre tirant sur le trop propre, tout pour ne pas laisser les "patients" personnaliser les lieux... Non. Elle observa la jeune fille alitée qui devait avoir à peu près le même âge qu'elle et ce qu'elle vit en premier, ce fut son regard... Un regard qui montrait quelque chose qui plut à Callie : un air de défi... Game on !
Elle prit une chaise entreposée dans un coin, s'approcha du lit, la déposa et s'y assit.

« Bonjour. Je suis Callie. Je viens ici pour voir comment tu vas, discuter un peu. Je sais que cette sorte de quarantaine n'est pas des plus agréables mais d'après ton dossier, elle est nécessaire pour ton rétablissement. Si tu veux discuter de quelque chose en particulier, je t'écoute. Sinon, j'aviserai. »

Elle lui fit un sourire, elle était la spécialiste des sourires à significations particulières. Celui-là était, comme beaucoup, à double tranchant : d'un côté, il signifiait "je suis là pour t'aider", de l'autre, on pouvait y déchiffrer un subtil "qu'a-tu à me révéler ma grande ?"
Callie était prête à jouer. Elle l'était toujours d'ailleurs...
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Mer 8 Juin - 20:10

Le temps entre le moment où le sédatif commença à se répandre et le moment où la porte s’ouvrit paru durer une éternité à Page. Elle comptait dans sa tête les secondes qui passaient, retenant sa respiration. Mais sa visiteuse tardait à se montrer. Page, à bout de souffle pris une profonde inspiration quelques instants avant que la porte de sa cellule ne s’ouvre. Elle ne savait pas si le tranquillisant était encore vaporisé, ni même s’il avait fait effet sur elle. Il lui faudrait patienter encore un peu avant de le savoir. En général, il ralentissait ses réflexes et l’empêchait de fournir de trop gros efforts. Et pire que tout, il annihilait sa capacité.

Ce fut une jeune femme brune, les cheveux frisés, remontés en une queue de cheval, qui entra dans la pièce. Elle était seule et ne portait pas la blouse des laborantins ou des médecins. Page ne l’avait encore jamais vue. Elle devait avoir à peu près son âge. Elle avait un regard vif et inquisiteur. Elle détailla la petite blonde et ne la lâcha pas des yeux. Page fit de même, assise à genoux sur le haut de son lit, elle la fixa, observant ses moindres faits et gestes, méfiante, telle une proie redoutant l’attaque d’un nouveau prédateur.

La jeune fille pris la chaise qui se trouvait à l’opposé du lit afin de la rapprocher et s’y asseoir. Page la suivit du regard et au moment où la jeune femme posa sa main sur le dossier de la chaise pour s’en saisir, la petite blonde eut comme un flash. Elle s’imagina se ruant sur la brune et l’assommer à coup de chaise. C’était ce qu’elle aurait pu faire…c’était ce qu’elle pouvait faire…or, la porte s’était refermée derrière elle, alors à quoi bon ? A moins que la petite brunette ne dispose d’un laisser passer… elle pourrait alors s’en saisir et tenter de s’enfuir… en voilà une riche idée !

Page sortit de son plan machiavélique en sursaut quand les pieds de la chaise déplacée frappèrent le sol. La voix de son interlocutrice l’interpela et raisonna dans sa tête, signe que le sédatif était en train de faire effet. Elle ferma les yeux un instant, sentant sa tête lui tourner, comme si elle avait bu. *Saloperie de truc !* maugréa-t-elle intérieurement.

Elle rouvrit les yeux, lâcha le drap qu’elle tenait encore dans sa main droite et posa ses deux poings sur le haut de ses cuisses. Assise ainsi, elle avait l’air d’une petite fille bien sage au même titre qu’une japonaise assise en seiza.

La jeune femme lui souriait. Elle avait dit vouloir discuter, or, jusqu’à présent, tous ceux qui avaient voulu « discuter » avec Page ne l’avaient jamais écoutée. Si elle était ici, c’était parce qu’ils la croyaient folle et surtout parce que Garcia devait faire tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas qu’elle sorte.

Page esquissa un petit sourire en réponse à son interlocutrice et répondit sur un ton narquois :

« Mon rétablissement ?... » Elle secoua la tête avant d’ajouter : « Alors vous aussi vous êtes venue perdre votre temps avec une folle ? »

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Callie Newark


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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Ven 10 Juin - 13:52

Callie sourit à l'évocation du mot "folle". La folie était une chose tellement complexe et tellement vulgarisée en même temps ! Entre la folie réelle et la folie supposée ou simplement apposée comme une simple étiquette, il y avait un gouffre. C'était ce qu'elle avait appris en lisant Freud ou encore Breuer : la psychanalyse la fascinait, sûrement parce qu'une part d'elle pouvait s'identifier aux névroses décrites dans leurs pages... Mais la folie, c'était tellement surfait à cette époque que ça l'amusait réellement. Et puis, à Genetic, qui était réellement fou parmi les personnes enfermées dans ce secteur ? Ou plutôt, qui ne l'était pas au sein de l'organisation ?

Elle replaça une mèche derrière son oreille et commença sa prise de note mentale, s'arrêtant sur le regard de la jeune fille face à elle : le défi, la colère, le fait de se sentir perdue... Tellement de choses et surtout, tellement de choses paradoxalement opposées... Elle sentait qu'elle allait avoir du boulot et que ce boulot n'allait sûrement pas la décevoir.
Callie ne répondit pas tout de suite : elle préférait observait, analyser et pourquoi pas tenter de psychanalyser. Elle n'était pas encore qualifiée pour ça, elle ne savait pas assez de chose mais elle avait tout de même quelques bases qu'elle avait réellement envie d'exploiter. La psychiatrie l'avait longtemps intéressée mais elle se voyait mal suivre des cours de médecine, ça ne l'attirait pas franchement. Elle s'était donc tournée vers la simple psychologie pour la rentrée à venir et espérait pouvoir rapidement approfondir son étude de la psychanalyse. Ne disait-on pas qu'il fallait monter sur un vélo pour apprendre à pédaler ? Elle allait pratiquer avant toute chose.

Elle devait jouer à fond la carte de la persuasion. Elle en connaissait un rayon, un bouquin sur la façon de s'octroyer l'attention et surtout la confiance de son auditoire. Elle savait précisément quels étaient les gestes qui engageaient la détente et la confiance. Elle releva ses pieds qu'elle plaça sous ses cuisses, prenant une position proche de celle du tailleur. Elle reposa négligemment ses bras sur ses cuisses et passa une main dans ses cheveux avant de sourire franchement : typiquement adolescente comme attitude. But atteint. Enfin, il fallait attendre de voir si ça provoquait une réaction chez la jolie blonde.

« Les vacances scolaires, de quoi perdre énormément de temps... Tant que je ne commence pas les cours, je dois trouver de quoi m'occuper. »

Elle sourit tenta d'aborder un air complice, lui faisant clairement savoir qu'elle n'était elle aussi qu'une adolescente... Une adolescente, certes, mais une adolescente qui en avait dans la cervelle et qui savait en faire un très bon usage quand le besoin s'en faisait sentir.

« D'après ce que j'ai pu lire dans ton dossier, on a à peu près le même âge donc évite de me vouvoyer, j'ai l'impression de me prendre dix ans dans les dents. » dit-elle en souriant toujours. « Alors comme ça, tu te considères comme folle ? Ou c'est simplement ce qu'ils pensent ici ? Je suis de ceux qui trouvent que la folie est une chose bien trop complexe pour que l'être humain puisse la définir, vois-tu... »

Elle voulait avoir l'avis de cette fille, elle voulait savoir ce qu'elle avait à dire pour étudier ça façon de s'exprimer, pour étudier ses mots, ses souhaits...
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Lun 13 Juin - 22:03

La jeune fille en face d’elle semblait s’amuser de la situation. Elle avait l’air plutôt détendue contrairement aux autres personnes qui venaient rendre visite à la blondinette dite « dérangée » et aussi, ce qui avait surpris Page, c’était qu’elle était venue toute seule, sans gorilles pour la seconder, et sans matériel pour neutraliser sa proie si la situation dérapait.
Elle devait avoir une sacré confiance en elle cette fille pour venir défier la « bête » dans son terrier, à moins qu’elle ne soit complètement inconsciente.

Depuis que Page avait agressé le laborantin, ils débarquaient généralement à deux ou trois dans sa cellule pour venir la chercher.

Qui était donc cette fille qui se tenait devant-elle ? que lui voulait-elle ? Elle s’était assise en tailleur sur sa chaise et continuait de sourire. Elle avait l’air trop innocente pour être honnête et Page avait suffisamment trinqué de part ses expériences précédentes pour ne pas lui faire confiance, qui plus est qu’elle en soit digne.

Page ne cessait de la fixer, avec un regard à mi-chemin entre le dédain et la méfiance qui ne la quittait plus. Elle ne croyait plus en l’être humain depuis qu’elle s’était enfoncée dans les tréfonds de l’enfer. Mais elle se voulait forte et ne pas montrer à son prédateur qu’elle avait des faiblesses.

La jeune fille parla de vacances scolaires, quelque chose d’irréel pour Page qui avait l’impression de ne plus être allée à l’école depuis des années. Cependant, cela pouvait lui donner une indication sur le temps qu’elle avait passé ici. Mais de quelles vacances parlait-elle ? A en juger pas sa tenue légère, ce devait être les vacances d’été… Ce qui voulait dire que ça devait faire plus de six mois qu’elle était enfermée ici. Six longs mois ! Six mois de sa vie qu’on lui avait volés en plus de sa jeunesse, de sa famille et de son innocence !

Elle se mordit la lèvre inférieure. Si elle avait été seule, elle aurait laissé éclater un sanglot, puis toute sa colère et sa rage. Mais elle ne voulait pas offrir pareil spectacle à sa visiteuse. Elle avala sa salive au goût de sang. Ses mains se crispèrent sur ses cuisses.

La jeune fille repris la parole. Elle lui annonça qu’elles étaient du même âge, ce dont Page se serait doutée. Son sourire ne la quittait pas et cela agaçait la petite blonde qui se demandait à quelle sauce elle allait encore être mangée.

Elle avait deux options, soit elle coopérait et elle répondait aux questions de Callie, en espérant que sa petite expérience se limiterait à ça jusqu’au moment où elle quitterait la cellule et la laisserait de nouveau moisir ici, soit elle mettait en application son plan diabolique pour tenter une nouvelle évasion.

Elle détourna le regard quelques secondes, le temps de réfléchir à ses options, regardant machinalement le mur blanc sur la gauche. Il y en avait encore une autre, elle pouvait essayer de coopérer un petit moment pour voir, et tenter de s’enfuir ensuite, ou bien, elle pouvait essayer de prendre Callie en otage… mais cette option était risquée et risquait d'être un handicap à sa fuite, sauf si cette fille avait une quelconque importance…

Elle reporta un regard calculateur sur la brunette, en fronçant légèrement les sourcils. Si elle était ici, seule, peut être qu’elle avait un rang suffisamment élevé pour lui servir de monnaie d’échange…

Page répondit sur un ton calme et dédaigneux : « Ce n’est qu’un mot. Chacun lui accorde la définition qu’il veut. »

Elle se détendit un peu et demanda d’un air faussement désinvolte avec un léger signe de tête montrant un dossier imaginaire que Callie aurait du avoir en main : « Qu’est ce qu’il te dit d’autre mon dossier ? » avant de reprendre sur un ton plus froid : « Qu’est ce que tu me veux ? »
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Ven 17 Juin - 13:53

Callie était fascinée par l'attitude de la jeune fille assise face à elle, dans ce lit impersonnel, dans cette cage blanche, dans cette zone réservé aux mutants fous et/ou dangereux. Elle aimait le risque et plus elle l'observait, plus elle comprenait qu'elle prenait quelques risques en étant ici. Cette fille était pleine de haine, une haine destructrice : Callie le voyait dans ses yeux, mais aussi à certains mouvements musculaires de sa mâchoire. Elle sentait la réflexion intérieure qui animait cette fille même si elle était incapable de lire dans ses pensées. Elle avait tout d'un coup envie de s'inviter dans sa tête pour y glisser une sensation, un petit quelque chose de rien du tout mais elle n'avait pas encore décidé de quoi il allait s'agir. Une sensation de confiance ? Une sensation de peur ? Une sensation de domination ? Une peur de mourir ? Elle pouvait lui offrir tellement de ressentiments que c'en était grisant. Mais quelque chose lui disait d'attendre, de ne pas précipiter les choses et de continuer à l'étudier minutieusement.

La jeune fille détourna le regard et Callie posa le sien sur les lèvres de la jeune fille. De légers mouvements les agitaient ce qui signifiait que cette fille vivait elle aussi un tiraillement quand à la marche à suivre. Callie ne savait pas de quoi il s'agissait, mais elle sentait que cette fille était grandement intelligente et elle doutait bien sûr de sa folie pour l'instant. Même si c'était un peu tôt pour le dire, ça restait son idée principale : elle n'était pas agitée, elle n'avait pas de TICs incontrôlables et surtout, elle prenait le temps de la réflexion sans que cela ne se voit trop sur elle. Elle était relativement calme face à la situation. Callie prenait plaisir à l'étudier, c'était certain. La jeune fille parla. Sans laisser le temps à Callie de répondre, elle enchaina sur deux questions dont la dernière annonçait clairement la couleur : Callie allait pouvoir jouer.

Callie sourit, inspira longuement avant d'expirer, en plaquant son dos contre le siège de la chaise pour se détendre même si elle n'en avait pas grandement besoin. Elle n'avait pas lâcher cette fille du regard, quitte à la mettre mal à l'aise : elle ne voulait pas rater le moindre signe. Elle voulait apprendre à décrypter le langage du corps en même temps que celui des mots et pour l'instant, elle était pleinement satisfaite de cette expérience.

« On va procéder par étape si tu veux bien. On a pas mal de temps devant nous. » dit-elle sur un ton neutre, laissant les paroles qu'elle venait de prononcer se répandre dans la pièce et s'insinuer dans le crâne de la jeune fille.

« Ton dossier indique que tu es sujette aux crises de démence et de paranoïa. Il est indiqué que ses crises te laissent par la suite inconsciente et amnésique pour la durée de ces crises. Ces crises sont apparemment imprévisibles et violentes. Tu es d'ailleurs accusée d'un meurtre, celui de ta soeur. »

Elle laissa tomber son sourire. Elle venait de la provoquer pour voir ses réactions, ses ressentiments mais elle ne voulait pas qu'elle soit excitée de la mauvaise manière sur le sujet. Elle voulait savoir ce qu'elle avait à dire sur le sujet, si elle avait quelque chose à dire bien sûr. Après tout, elle se murait dans le silence avec la plupart de ceux qui l’interrogeaient régulièrement. Oui, Callie avait étudié tout son dossier et le connaissait sur le bout des doigts...
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Mar 21 Juin - 12:06

La petite brunette semblait prendre un malin plaisir à fixer Page avec son petit sourire qui ne la quittait plus. La jeune fille blonde prenait ça pour une sorte de suffisance. Elle n’imaginait pas une seconde que Callie puisse être amicale et préférait la considérer comme quelqu’un d’hostile. Elle ne savait pas trop ce que cette fille foutait là, avec une patiente aussi tarée qu’elle et aussi dangereuse, mais visiblement, ça avait l’air de l’éclater.

Comment la considérait-elle ? Est-ce que Page était un de ces cobayes de plus qu’elle allait s’amuser à psychanalyser ? A moins qu’elle ne soit là pour lui faire passer de nouveaux tests…

Page sorti de son silence pour essayer d’en savoir un peu plus sur celle qu’elle avait qualifié de nouveau prédateur. Celle-ci avait l’air parfaitement détendue et lui répondit qu’elles avaient du temps devant elles. Page ne releva pas. Du temps ? qu’est ce qu’elle pouvait bien vouloir dire par là ? Quelle signification avait le temps ici ? Page était enfermée depuis de longs mois, le temps ne voulait plus dire grand-chose pour elle, si ce n’est qu’elle était pressée de sortir de ce trou et qu’elle envisageait de plus en plus d’utiliser la petite brune pour arriver à ses fins. Mais il fallait qu’elle en apprenne d’avantage sur elle avant de tenter quoi que ce soit.

Callie repris la parole pour répondre à la deuxième question de Page. Elle lui récita sa pathologie d’un seul trait, comme un truc qu’elle aurait appris par cœur. Page savait qu’elle était cataloguée de folle, mais pour les détails, elle n’était pas vraiment au courant. Cela ne la surpris qu’à moitié. Elle esquissa un petit sourire à l’élocution du mot « paranoïa » avant de marmonner un commentaire ironique par-dessus les paroles de Callie :

« Et le mec qui a écrit ça… il est enfermé pour paranoïa ? »

Son sourire s’estompa quand elle entendit parler du meurtre de sa sœur. Ca, elle était au courant. C’était ce que cet enflure de Garcia lui avait collé sur le dos pour être sûr qu’elle soit suffisamment dangereuse pour ne jamais sortir d’ici. Ce n’était pas la première fois qu’on le lui reprochait, donc ça ne la surprenait plus. Elle avait déjà essayé de plaider sa cause, de dire que ce n’était pas elle qui l’avait tuée, mais l’autre fils de pute, mais personne ne la croyait.
Résultat des courses, elle passait pour folle, paranoïaque, démente et amnésique… Alors que jamais elle n’aurait touché à un seul cheveu de Gwen. Elle était la personne qui comptait le plus au monde pour elle ! Mais par contre, elle l’aurait bien buté cet enfoiré de Garcia, et elle comptait bien le faire quand elle sortirait d’ici, quitte à être enfermée de nouveau ! Elle le ferait payer pour sa mère, pour Gwen et pour ce qu’il lui avait fait subir à elle aussi.

Un nouveau voile de haine passa dans le regard de Page avant qu’elle ne se décide à répondre. La tension était presque palpable quand elle fit mine de se détendre elle aussi. Elle desserra les poings et se laissa glisser sur le côté avant de s’asseoir en tailleur elle aussi. Etre assise trop longtemps en seiza finissait par lui couper la circulation du sang dans les pieds.

« Quel pédigrée ! » Finit-elle par lancer sur un ton sardonique avec un petit sourire en coin.

« Et donc ? on fait quoi aux assassins comme moi, déments, paranos et amnésiques ? Ca te fous pas les jetons ? Je pourrais péter un plomb, te tuer sous le coup de la folie et ne plus m’en rappeler deux minutes après… Quel beau tableau ! »

Page avait choisi de jouer l’autodérision. Après tout, à quoi bon lutter contre tout un système qui veut absolument vous voir moisir dans une cellule ? Pourquoi ne la tuaient-ils pas ? Après tout, c’était peut être vrai, elle était peut être cinglée. Elle en doutait même parfois. Mais sa résolution restait plus forte que tout. Elle était peut être folle, mais elle n’avait pas tué Gwen et elle allait tuer Garcia, ça c’était sûr.

"Et toi ? C'est ton kif de venir te pavaner devant des meurtriers déments ? T'es un de ces apprentis toubib qui vient étudier sur un "vrai" cobaye humain ?" lança-t-elle à la volée sur un ton un peu plus aggressif.
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Mer 22 Juin - 19:22

Callie écoutait attentivement chacune des paroles de Page O'Connel. Elle écoutait les intonations, les changements de hauteurs dans la voix, elle analysait chacun des mots choisis pour exprimer les choses... Tout ça, elle le gravait dans sa tête pour voir si elle pourrait par la suite en tirer quelque chose d'intéressant.
Elle ne rata pas le côté incroyablement intelligent de cette fille, même si une certaine impulsivité semblait se démener en elle pour prendre le dessus et parler en premier. C'était ce que Callie voyait en elle : une jeune fille qui semblait être assaillie par tellement de choses qu'elle ne savait où donner de la tête.

Les questions qu'elle posait tombaient pile poil dans le mile : elle avait bien compris que Callie était là pour expérimenter la chose. La jeune psychanaliste en herbe n'en était pas pour autant perturbée, bien au contraire : être face à une personne perspicace rendait la tâche plus difficile, plus intéressante surtout. Elle avait envie de jouer, même si son ton agressif finissait toujours par revenir en force.
C'était ce qu'elle avait relevé : la jeune Page O'Connel se voulait calme et sarcastique sur le début de ses répliques mais son tempérament bien trop fort reprenait de suite le dessus ce qui faisait qu'elle terminait ses interventions sur un ton sec, cassant, à la limite de la rage.

« Tu as tout compris : j'entre en psycho à la rentrée et avec toutes mes lectures sur le sujet, j'avais besoin de tester mon niveau. Je dois dire que ton cas et des plus intéressants parce que je trouve que le dossier ne colle pas tellement à l'impression que tu me fais là, tout de suite. » dit Callie sur un ton des plus neutres.

Après tout, cette fille était la belle-fille d'un membre du Conseil et elle se doutait bien qu'il y avait la possibilité d'un complot de la part de ce type. Elle ne le connaissait pas, ne l'avait jamais vu. Elle savait ça grâce à quelques fouilles officieuses sur le cas de cette fille : elle avait peut-être tiré le gros lot.
Callie détestait le C.A. de Genetic depuis qu'elle avait compris que Holster n'en faisait pas partie de manière légitime. Elle avait compris que son maître d'esprit, son modèle était là où il était car il voulait tempérer le conseil et qu'il en était capable. Elle n'aimait pas beaucoup Tammy Beckett à cause de ça, quoique cette femme semblait quelque peu différente. Bref, elle se doutait bien qu'il y avait des couacs.

« Si je suis là, c'est parce que je voulais voir si ton dossier était réel ou fictif. Mais c'est à toi de me dire ce qu'il en est : es-tu oui ou non telle que tu es décrite dans ce dossier ? » dit-elle en changeant peu à peu son ton.

Callie allait abattre une nouvelle carte. Elle allait jouer avec les nerfs de cette fille non pas juste pour le plaisir, mais bien pour comprendre, pour savoir. Les réactions de la jeune blonde lui permettraient de savoir où se trouvait la vérité, elles lui permettraient de savoir comment approcher cette fille, comment s'insinuer dans sa tête et comment se débrouiller pour la mettre de son côté. Après tout, elle possédait un pouvoir des plus intéressants...
Elle se pencha vers le lit, affichant un sourire oscillant entre la satisfaction et l'inquiétant, et, baissant légèrement la voix, elle abattit sa carte.

« Et en ce qui concerne tes pseudos menaces sur la possibilité d'une attaque surprise : sache que tu ne sais absolument pas qui je suis et ce dont je suis capable. La dose que tu reçois plusieurs fois par jour, j'en suis dispensée. contrairement à toi, je sais comment contrôler ma capacité. Je ne te menace pas, je t'explique simplement pourquoi je ne m'inquiète en rien de ce que tu pourrais faire : je suis ici depuis des années et j'ai reçu une formation de terrain... »

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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Ven 24 Juin - 20:55

Page se voulait calme et détendue mais son ton trahissait son agressivité et sa haine. Contrairement à elle, son interlocutrice avait l'air de mieux gérer ses émotions. Mais que voulez vous ? La pauvre Page était enfermée injustement depuis de longs mois, et avec le lourd passé qu'elle se trainait, son intégrité en avait pris un sérieux coup.

Elle parvenait à se contrôler cependant. Elle n'avait pas encore sauté sur Callie, malgré le fait que cela la démangeait particulièrement. Elle n'était pas une brute sans cervelle non plus et même si nerveusement, elle était à bout, elle avait gardé une part de son humanité. Elle arrivait encore à calculer ce qu'elle disait et faisait grâce à cet objectif qu'elle s'était fixé : son unique but de survie.

Elle finit par obtenir les réponses qu'elle voulait. Sa prédatrice se dévoilait. Une psychologue. Elle n'en avait pas encore vu depuis le début de son séjour en cage. Etais-ce un bon ? ou un mauvais présage ?


Selon ses dires, Page ne semblait pas correspondre à la description du dossier. Ce à quoi la blondinette répondit par un petit rictus et un "Sans blague !" à peine audible.
Elle parla également de dossier fictif, ce qui interpela Page. Celle-ci, qui jusqu'à présent était sur la défensive, ne semblait comprendre ce que Callie essayait d'insinuer. Essayait-elle de la piéger ? Elle se contenta de la dévisager de ses grands yeux bleus, cherchant à décrypter une quelconque réponse sur le visage de la brunette.

Elle n'eut pas le temps de répondre que Callie s'approcha un peu plus du lit avec son sourire toujours aussi énigmatique que Page détestait. Par pur réflexe, celle-ci décroisa les jambes dans un sursaut, de manière à pouvoir bondir sur ses pieds si l'autre envahissait encore un peu plus son espace vital.

Un visage plus froid et plus marqué remplaça l'expression de surprise sur le visage de Page quand Callie voulu lui faire ravaler ses menaces. Son regard s'assombrit et sa mâchoire se crispa. Elle recula en prenant appui d'une main sur les barreaux du lit derrière elle prête à rebondir et à se défendre, toutes griffes dehors quand les mots de Callie résonnèrent dans sa tête. Elle disait ne pas la menacer, mais elle était suffisamment près pour que la petite blonde se sente mal à l'aise. Cet histoire d'entraînement sur le terrain ne lui plaisait pas du tout et elle n'avait pas du tout envie d'en faire les fruits sans réagir. Sans accorder d'avantage de crédit au petit discours de la brunette, elle pris les devant et tout en laissant s'échapper sa rage dans un cri rauque, elle flanqua un grand coup de pied droit devant elle pour tenter de repousser une Callie trop envahissante et tenter de se dégager du lit.
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Dim 26 Juin - 17:24

Elle l'avait presque vu venir... Mais presque seulement si bien qu'elle ne put esquiver le coup et qu'elle en eut la respiration coupée illico. Elle recula à cause de l'impact et se prit les pieds dans la chaise : elle s'étala lourdement au sol tandis que Page O'Connel sautait de son lit comme une furie.
La douleur n'est qu'une information.
Elle se releva vite, même si la douleur était vive : elle avait du se cogner le coude sur la chose ou au sol parce qu'il la lançait sérieusement. Heureusement, elle avait gardé sa mobilité. Elle se rua sur Page dans l'espoir de lui faire stopper ses mouvements désespérés. Elle tenta de lui attraper les bras pour la calmer mais c'était peine perdue

Aux grands maux les grands moyens. Callie laissa une seconde de répit à la jeune fille avant de lui faire une sorte de clé de bras pour lui bloquer la poitrine et tenir ses deux mains dans son dos. Les entrainements étaient utiles, cette fille aurait du avoir la jugeote de l'écouter attentivement quelques instants plus tôt.
Elle resserra son emprise sur la furie blonde et dans un souffle, lui murmura quelques douces paroles à l'oreille.

« Tu aurais du m'écouter, tu sais, quand je t'ai dit que j'étais entrainée. Je pourrais te briser les deux bras, ça n'embêterait personne, bien au contraire. On va faire un deal : tu arrêtes de tenter de te faire écrabouiller et on voit ce qu'on peut faire pour ton dossier. » dit-elle.

Elle la lança alors sans ménagement sur son lit. Cette fille l'avait irritée, c'était dommage. Callie aurait bien aimé y aller en douceur mais là, elle venait d'être mise sur les nerfs et ça n'était pas bon signe.
Elle avait toujours ma l à l'estomac, ça non plus, ça n'était pas une bonne chose. Comment se faisait-il que les calmants aient si peu d'effets sur cette fille ? Bien sûr, Callie l'avait facilement maîtrisée à cause de la dose qu'elle avait reçue mais enfin, il y avait quelque chose de louche : elle allait devoir faire un tour du côté des médecins de la zone pour voir ça avec eux.
Elle avait presque l'impression d'avoir fait ça toute sa vie. Elle avait passé des années à observer les rouages de l'entreprise et du coup, elle les connaissait dans les moindres détails.

Elle releva la chaise et se rassit dessus afin de faire à nouveau face à cette fille. Elle tentait de lui faire comprendre que cette petite scène n'avait pas eu de quelconques effets sur elle.

« Alors ? Tu comptes coopérer ou tu préfères que je te laisse entre leurs mains ? »
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Jeu 7 Juil - 19:37

Le coup fut violent et atteignit son but. Page repoussa Callie d’un grand coup de pied et en l’espace d’une seconde, elle avait sauté sur ses pieds à côté du lit et se retrouva vite au pied du mur de cette toute petite cellule. Elle était comme un animal en cage, n’ayant nulle part où s’enfuir, nulle part où se cacher. Son adversaire avait été projetée sur sa chaise, il fallait qu’elle aille jusqu’au bout maintenant que les hostilités étaient lancées.

Page se retourna pour faire face à la brunette, mais celle-ci se ruait déjà sur elle et lui tordit les bras. Page poussa un hurlement et se retrouva vite immobilisée. Elle se débattit un bref instant avant d’être obligée de s’arrêter sous peine de se faire briser les deux bras.

Elle lança un regard en coin à une Callie qui essayait de lui faire entendre raison. Elle avait les larmes aux yeux, emplie de colère, mêlée à la douleur et à la haine qu’elle éprouvait. Puis, avant qu’elle n’ai eu le temps de souffler, elle se retrouva projetée sur son lit. A peine l’eut-elle touché, qu’elle se retourna d’un bon pour faire de nouveau face à son bourreau.

Elle observa Callie d’un regard noir tandis que celle-ci redressait la chaise puis s’assit de nouveau dessus. Celle-ci lui proposa froidement un deal qui ne comportait que peu d’alternatives.

Page ne répondit pas tout de suite. Elle se redressa, s’assit sur le bord du lit, le plus loin possible de Callie, puis se mit à fixer le sol dans une expression d’anéantissement et de douleur. Elle n’avait pas vraiment le choix, mais qu’est-ce qui était le moins pire ? Participer au jeu d’une psychologue aux mœurs douteuses ? ou faire encore l’objet d’expérience désagréables ?

Elle marmonna entre ses dents : « Est-ce que j’ai vraiment le choix ? »

Puis, laissant peu à peu retomber sa rage et sa hargne elle demanda sur un ton plus calme respirant quelque chose approchant du désespoir : « Qu’est-ce que vous voulez de moi ?... qu’est ce que vous allez faire de moi ? »

Elle leva un regard brumeux sur Callie, les yeux rougis par des larmes qu’elle contenait. Attendant en vain une réponse sensée. Elle avait décidé de coopérer, n’ayant pas d’autre choix, mais étant persuadée que ça ne la mènerait nulle part. Ce ne serait qu’une expérience de plus dans le calvaire de sa détention.

« J’en ai vu plein des toubibs en blouses blanches. On m’a posé des tas de questions, on m’a fait subir des tas de trucs… Tout ça pour quoi ?... J’ai été décrétée folle. Alors soit ! Je suis tarée ! Pourquoi ne me laissez-vous pas tranquille avec ma folie ? » Une larme coula sur sa joue tandis que le volume de sa voix montait et qu’elle se mettait à chevrotter.
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Ven 15 Juil - 13:34

Et voilà, Callie avait gagné... Elle retint un long soupir.

La jeune fille en face d'elle était bouleversée et ça promettait une effusion de larmes, de reniflements et de sanglots dégoulinants de toutes parts... Callie détestait ça. Elle était capable de garder ses émotions pour elle alors elle estimait que les autres devraient être capables d'en faire autant, pour la paix dans la tête des autres.
Elle eut un mouvement de recul, léger imperceptible. Elle n'aimait pas voir le désarroi des autres, elle n'aimait pas avoir à réconforter des inconnus tout simplement parce qu'elle ne savait pas comment faire. Elle n'en était même pas capable avec ses proches... Ils n'étaient que très peu, heureusement pour elle.

Bref, elle n'était pas là pour cueillir des pâquerettes tout en jouant à se faire des tresses avec la fille blonde agitée par les sanglots difficilement contenus. D'ailleurs, la plupart des gamines de leur âge auraient craqué depuis plus longtemps que ça, cette Page O'Connel avait une force de caractère qui plaisait bien à Callie. Elle allait bien creuser tout ça pour voir ce qu'elle pourrait en retirer.
Il fallait y aller en douceur pour finir par lui faire comprendre que Genetic était la seule et unique solution à tous les problèmes traitant de mutation. Elle l'avait très vite compris et elle se devait de le faire comprendre aux autres. Seulement, depuis la disparition de Holster, les choses partaient en cacahuètes et Callie n'aimait vraiment pas ça. Holster était le seul maître à bord digne de ce nom et il n'était plus là. C'était cette folle de Kate Reynolds qui dirigeait tout ça malgré les assauts constants de cette femme du conseil... Bref, du grand n'importe quoi. Du n'importe quoi dont Callie profitait pour étudier de nouveaux cas qu'elle considérait comme suspects, comme cette Page O'Connel.

« J'en ai vu défiler des fous et tu n'en fais pas partie. »

Elle venait de poser la première pierre. Callie avait ainsi annoncé la couleur : elle savait qu'il y avait anguille sous roche et elle le lui faisait savoir. Elle lui disait clairement qu'elle allait mettre tout ça à la vue de tous. Bon, pas autant peut-être, mais elle voulait lui faire comprendre qu'elle n'était pas son ennemi, loin de là.

« En ce moment, certaines choses ne tournent pas comme il le faudrait dans certains services et des personnes en profitent pour faire passer discrètement des dossiers comme le tien. Le problème, c'est qu'enfermer une gamine qui est saine d'esprit n'est pas malin. Tu dois savoir que la personne qui a fait n'est en rien à 'image de Genetic, je peux te l'assurer. »

C'était vrai. Genetic n'enfermait que les nuisibles, les gens utiles. Cette fille là avait certes un pouvoir intéressant, mais elle n'avait rien de nuisible pour l'entreprise. Le dossier était incomplet, Callie n'avait pas tous les accès malheureusement et elle savait qu'il y avait un os bien plus gros à déterrer. Elle comptait aussi sur sa position auprès de Tammy Beckett, cette femme du conseil pour qui elle travaillait : elle se débrouillerait pour avoir des accès et dénicher la face cachée de cette affaire...

Mais il ne fallait pas aller trop vite : cette fille n'était pas encore prête à coopérer. Tant pis, elle perdrait du temps, elle en passerait un peu plus dans sa cage de verre. Seulement, Callie n'abandonnerait pas parce qu'elle aimait aller jusqu'au bout de ses entreprises, surtout lorsqu'il y avait des défis comme la difficulté de ce dossier. Bref, elle avait prévu de s'amuser un peu tout en se testant elle-même.

« Alors, acceptes-tu mon aide ? » lança-t-elle sur un ton confiant.

Elle était la seule chance de cette fille, c'était une évidence.
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Mer 10 Aoû - 15:12


Page était sur le point de s’avouer vaincue pour se round, mais pas définitivement, elle n’abandonnerait pas aussi facilement ! Elle n’avait pas réussi à mettre Callie à terre, elle avait vu de quoi cette fille était capable, il lui faudrait agir différemment la prochaine fois. Ce n’était que partie remise, mais elle ne lâcherait pas l’affaire.

Vaincue, elle se soumit au jeu que lui imposait la brunette, cherchant désespérément à avoir des réponses. Elle en avait ras le bol de raconter sa vie dans les moments les plus tragiques pour qu’on lui crache ensuite au visage et qu’on la maltraite de plus bel. Il n’y en avait pas un ici qui l’avait crue ! Tout le monde s’était bien foutu de sa gueule ! Les larmes qu’elle retenaient n’étaient que l’accumulation de toutes ses choses.

Mais Callie disait être différente, ce que Page avait envie de croire, mais elle avait tellement été déçue par l’être humain qu’elle ne pouvait pas lui faire confiance aussi facilement. Elle ravala un sanglot silencieux qui se manifesta par un tremblement au niveau de ses épaules quand Callie lui affirma qu’elle savait qu’elle n’était pas folle. C’était quelque peu inespéré d’entendre cela un jour. Mais Page n’arrivait pas à s’en réjouir.

Elle baissa les yeux, tandis que la brunette lui fit un petit monologue sur la situation. Page écoutait, sans manifester aucune réaction. Elle était un peu abasourdie d’entre cela. Elle ne comprenait pas tout. Elle savait qu’elle était à Genetic, ça, on le lui avait dit, mais pourquoi ? Qu’était Genetic ? elle n’en savait rien… Elle avait été amenée ici à la mort de sa sœur. Elle avait fait un court séjour en prison dans une cellule de son bled, puis elle avait été transférée ici sans qu’aucun jugement ne soit jamais rendu, du moins, étant donné ses troubles mentaux, elle n’avait pas été appelée à comparaître. Les juges la jugeaient sans doute trop dangereuse pour la convoquer dans un tribunal…

Page tourna tous ses éléments dans sa tête quand la voix de Callie lui parvint encore, lui proposant son aide. Elle releva les yeux sur elle, un regard sombre et vide sur lequel on pouvait lire son incompréhension.

« M’aider ?... » bredouilla-t-elle avant de reprendre contenance. Elle se redressa avant d’afficher un petit sourire. Elle essuya ses yeux d’un revers de la manche, toujours en souriant :

« M’aider à quoi ? Tu vas me faire croire que tu peux me faire sortir d’ici ? »

C’était un sourire ironique biensûr, elle n’y croyait pas une seconde. Tout le monde ici lui avait fait subir toutes ses choses pour son bien, pour l’aider… Qui croirait à ces balivernes ! Ce n’était rien d’autre qu’une nouvelle expérience et Callie devait essayer de duper Page pour qu’elle coopère sans broncher. Une fois que tout ceci serait fini, elle la laisserait moisir de nouveau dans cette cellule, ça c’était sûr !
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Dim 21 Aoû - 14:26

Callie en avait marre de sa rengaine... Je suis seule contre tous... blablabla... ton aide j'y crois pas... blablabla... La parfaite petite victime qui choisit la facilité. Callie allait la forcer à se secouer le cocotier et bien en plus. Elle allait surtout commencer par lui exposer clairement les choses : il ne fallait pas quitter Genetic, ça non. Genetic était LA solution, l'avenir, la seule chose pour survivre.

Seulement, convaincre cette pauvre petite chose allait être long et laborieux. Callie était patiente de toute façon, et douée dans son domaine : la persuasion. Elle était forte pour faire changer d'avis les gens, pour les aider à comprendre la réalité ou son contraire. C'était en partie du à son pouvoir: elle l'userait en temps et en heure.
Elle regarda O'Connel en souriant, pour lui faire comprendre qu'elle ne devait pas la sous-estimer : la jeune femme était certes, au bas de l'échelle sur le papier, mais elle en savait bien plus que la plupart des gens travaillant ici. Elle savait beaucoup de choses sur beaucoup de monde et était influente.

« Je te l'ai dit : je vais reprendre ton dossier. »

Et elle le ferait avec minutie et sérieux. Avec efficacité, tout en s'appuyant sur la théorie des cours. La pratique, depuis qu'elle attendait ça ! Elle se sentait prête à mettre la main dans l'engrenage et à se laisser emporter dans la valse des opérations Genetic. Elle était faite pour ça, elle était la digne héritière du couple Newark.

« Mais te faire sortir d'ici ne t'aidera pas, bien au contraire. Tu ne sais rien de ce qu'il se passe réellement et je peux t'assurer que c'est ici que tu es le plus en sécurité. Sache que les gens qui s'occupent de toi au quotidien n'en savent pas beaucoup plus que toi : ils ne sont que des sous-fifres. Tout en étudiant ton dossier, je t'aiderai à comprendre le monde qui t'entoure. Je suis à Genetic de mon plein grès et je ne compte pas en partir. » dit-elle sur un ton confiant.

Elle pesait chacun de ses mots, sachant pertinemment comment s'adresser à la jeune fille face à elle qu'elle commençait à cerner : pauvre petit oiseau tombé du nid trop tôt et effrayé par la vie.

« Mais ne t'en fais pas : à la fin, quand tout sera réglé, tu choisiras si tu veux rester ici ou partir. Genetic reste un choix, pas une contrainte. »

Ce qui était à moitié vrai : un choix pour ceux qui n'étaient pas une menace ou qui n'étaient pas trop précieux...
Cette fille là était sûrement dans la lignée des gens utiles et précieux, elle le sentait au plus profond d'elle-même et son instinct ne la trompait jamais.
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Lun 22 Aoû - 12:11

Même si elle ne voulait pas se l’avouer, une infime lueur d’espoir était née dans le ventre de la jeune fille. Cette fille disait pouvoir l’aider, elle se refusait de le croire sur parole, mais si effectivement ce qu’elle disait était vrai… peut être y avait-il une chance ?

Elle lui affirma qu’elle allait reprendre son dossier, et c’est ce qui nourrit cette minuscule source d’espoir enfoui au fin fond des entrailles de Page. Mais ce qu’elle lui annonça ensuite lui fit l’effet d’un ascenseur émotionnel. Après l’espoir, la douche froide. Les différentes émotions qui la traversaient ne parurent pas sur son visage qui s’était figé sur le petit sourire ironique de celle qui n’y croyait pas. Elle n’avait pas eu le temps de se réjouir, que déjà, la désillusion était retombée.

Elle était à deux doigts de s’emporter à nouveau quand Callie parvint à l’achever avec une phrase qui n’avait aucun sens par rapport à ce qu’elle venait de lui dire auparavant. Page fronça les sourcils.

« Bah voyons ! C’est vrai que c’est pour le bien de l’être humain qu’il doit vivre confiné dans 5m² ! D'ailleurs, j'imagine que tu habites la cellule d'à côté ! Et c’est vrai aussi que c’est pour ma sécurité qu’on m’a enfermée ici ! Vous me prenez pour une débile ! » En percutant ce qu’elle était en train de dire et que c’était effectivement le cas car elle était considérée comme folle, elle ne pu retenir un petit rire d’autodérision.

« Oui ! parce que c’est ça que vous pensez ! Pauvre petite fille débile ! Elle a perdu sa maman et elle a tué sa sœur ! On l’enferme pour la protéger ! » Son ton était devenu plus agressif et elle se contenait pour ne pas hausser la voix.

« Mais bien sûr ! Tu crois que je vais gober un truc pareil ! Ma vie est un enfer depuis que je suis ici ! C’est pire que la mort ! J’avais une vie avant ! Une famille ! Et toi tu veux me faire croire que je suis mieux ici que dehors ? Où je pourrais vivre enfin en paix ! Mais non ! Toi et tous les gens de ton espèce vous n’êtes que des… »

Folle de rage, elle ne trouvait plus les mots. Elle serra les poings et se mordit l’intérieur de la joue. Elle avait envie de se ruer sur Callie, de la frapper, même si elle savait que ca ne servirait à rien vue que la brunette savait se défendre, et puis ça ne résoudrait pas son problème. Elle inspira profondément avant de reprendre plus calmement :

« Je ne sais même pas ce que vous êtes. Et j’en ai rien a foutre. J’ai rien fait pour mériter ça. C’est pas moi qui l’ai tuée ok ? Jamais je n’aurais levé la main sur ma propre sœur ! »

Puis elle marmonna entre ses dents : « Je l’ai déjà dit une dizaine de fois, mais j’aurais pissé dans un violon ça aurait été pareil. »
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Jeu 25 Aoû - 8:30

C'était là qu'intervenait la puissance du self-contrôl donc Callie était capable de faire preuve. Elle ne cilla pas alors qu'elle avait une subite envie de gifler la fille geignant face à elle, elle voulait la gifler pour qu'elle se taise et qu'elle se réveille un peu. Elle n'avait rien écouter, elle s'était contentée de rester prostrée dans son petit malheur, dans son petit "moi je" et ça, ça tapait sévèrement sur le système de la jeune femme.
Elle voulait la faire taire, lui faire comprendre qu'elle ne savait rien et qu'elle pouvait s'estimer chanceuse d'être toujours en vie puisqu'un complot avait été monté contre elle. Si O'Connel était en vie, c'était sûrement grâce à Holster : il avait sans aucun doute flairé le potentiel de cette gamine. Mais pourquoi ne pas avoir vérifié son dossier ? Pourquoi ne pas avoir cherché à l'aider ? Des questions auxquelles Callie ne pouvait espérer de réponse tant que son boss serait absent...

« Tu ne sais pas à quel point tu as raison en disant qu'un être humain confiné dans 5m2 peut l'être pour son bien, crois-moi. » dit-elle sèchement, pour faire comprendre à la blonde qu'elle devait la fermer car elle ne savait rien. Rien de rien. Une ignorante notoire bornée et insupportable.

« Est-ce que tu maîtrises ton don ? » demanda-t-elle rhétoriquement, avec une bonne dose d'insolence dans la voix. « Non, bien sûr que non. Ne crois-tu pas que le fait que tu sois enfermée ici sauve la vie de dizaines de personnes ? Moi, en tout cas, je le crois. J'ai vu des horreurs, j'ai vu des types réduire en pièce des personnes sans le vouloir, juste parce qu'ils ne se "maîtrisaient pas" alors oui, c'est pour ton bien que tu es là. En partie du moins. Si tu n'étais pas considérée comme paranoïaque et schizophrène, tu aurais eu droit à une chambre plus libre mais la dose de calmants aurait été quand même dans ton sang. »

Callie ne mentait pas. Elle en avait vu des choses moches, des accidents de pouvoir, des accidents volontaires aussi. Elle savait à quel point les dons qu'ils possédaient étaient dévastateurs. Une capacité était quelque chose de merveilleux, un moyen de se démarquer du commun des mortels. Seulement, ce cadeau pouvait se transformer en cauchemar sans prévenir et c'était ce que cette blondasse semblait oublier.
Elle lui amènerait des images la prochaine fois, juste pour voir sa réaction. Il fallait qu'elle ouvre les yeux sur le monde et pas seulement sur son petit nombril.

« Mon offre n'est pas un piège. A toi de voir si tu suis ce qu'il a y dans ton dossier en jouant à la paranoïaque qui croit que le monde entier est contre elle ou si tu veux enfin ouvrir les yeux sur la réalité et la vérité. »
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Mar 13 Sep - 16:13

Page avait beaucoup de mal à se contenir. Sa détention lui pesait et le peu d’espoir que Callie venait de lui donner n’était qu’une illusion. Du moins c’est ce qu’elle avait compris. Elle avait beau essayer de se battre de toutes ses forces, il n’y avait rien à faire. Son interlocutrice était aussi butée que les autres et elle affirmait une fois de plus à la détenue qu’elle était enfermée pour son bien.

Combien de fois Page avait-elle entendu ce discours ? Ce n’était rien qu’une fois de plus, même si Callie avait de bonnes raisons de croire que c’était effectivement une bonne chose, pour la santé mentale de Page, rien n’était moins sûr.

Page se garda de renchérir, ça ne servirait à rien. Cette fille non plus n’était pas là pour l’écouter, voilà ce qu’elle était en train de décréter. Elle était en train de se refermer sur elle-même. Personne ne pouvait rien pour elle, voilà ce qu’elle se disait.

Elle laissa son interlocutrice parler. Celle-ci évoqua son don. Quand bien même Page aurait voulu répondre, qu’elle n’aurait pas eu le temps d’en placer une. Le ton montait et Callie déblatérait des choses qui n’avaient aucun sens pour Page. Elle ne se considérait pas comme un monstre incapable de se contrôler. D’ailleurs, elle n’avait jamais blessé personne avec son pouvoir qui jusqu’à maintenant ne lui avait pas été d’une très grande utilité. Comme elle aurait aimé pouvoir le tuer ce salaud qui avait abusé d’elle et l’avait privée de toute sa famille ! Mais non, cette saleté de don ne s’était pas manifesté ces jours là ! Le seul jour où elle avait cru le tuer, il s’en était tiré le con ! et c’est suite à cela qu’elle s’est retrouvée enfermée ici.

Elle déglutit péniblement, mais se garda bien de répondre, ça ne servirait à rien. Callie avait son idée bien arrêtée sur la question et tout ce que pouvait dire Page ne changerait rien, elle en était persuadée. Elle était désespérée.

« Quelle vérité ? » finit-elle par demander d’un ton monocorde.

C’était une simple question de réthorique. Elle ne s’attendait pas à ce que la jeune fille lui apporte d’éléments nouveaux. Elle s’attendait à être accablée de plus belle, car c’est ce que faisaient les gens d’ici. Ils ne cessaient de lui miner le moral afin de la faire craquer. Elle lâcha prise, comme elle avait pris l’habitude de le faire quand les situations devenaient insupportables. Lutter ne servait à rien. Si elle se laissait aller, elle pourrait peut être… laisser se manifester son don… elle pourrait peut être… transformer cet endroit en une prison de glace ? Mais à quoi bon ? ça ne l’aiderait pas à sortir de toutes façons…à moins que leurs systèmes de sécurité ne résistent pas à la glace…mais est-ce que la dose de calmant qu’elle avait reçu ne l’en empêcherait pas ? Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir…

Elle s’était évadée dans diverses considérations pendant quelques instants, toujours présente corporellement, mais l’esprit ailleurs.
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Ven 23 Sep - 13:27

Quelle vérité ? Pauvre petite fille encore naïve, on aurait pourtant pu croire que ce qu'elle avait vécu lui aurait donné un aperçu de la face réelle du monde...

« La vérité c'est que nous sommes différentes des autres Page, nous ainsi que tous les autres qui, comme nous, sont nés avec un gène en plus. Dit comme ça, ça peut sembler théâtral mais je connais l'envers du décor et crois-moi, ça change pas mal de choses... »

Elle restait évasive, ne donnait aucune réponse réellement satisfaisante à cette fille, Callie en était consciente, mais en même temps, elle ne savait pas encore suffisamment de choses sur le profil psychologique de O'Connel pour être certaine de pouvoir aller au bout de son idée : avait-elle les épaules pour supporter tout ce que Callie avait à lui offrir ?
Pourquoi la jeune fille libre faisait-elle ça d'ailleurs ? Callie ne connaissait pas l'altruisme, ça ne faisait pas partie d'elle, pas partie de son passé. Seulement, là, elle avait réellement envie d'aider ce petit oiseau qui, comme elle, était tombé du nid peut-être un peu trop vite. Elle sentait un potentiel en Page mais ça restait instinctif, elle n'avait rien de tangible sur lequel s'appuyer. Pouvait-elle se fier uniquement à son instinct ? Elle était trop rationnelle pour ça.

« Tu n'imagines pas ce que certains sont capables de faire ici : ils peuvent s'insinuer dans ta tête et venir y cueillir des informations dont tu n'es toi-même pas consciente. Ils peuvent tout savoir alors tant que je n'aurai pas défini à quel point ton esprit est fort, je ne peux t'en dire trop. » Elle avait surtout envie de préserver sa petite enquête. « Je suppose que la tigresse méfiante que tu es est bien placée pour comprendre ma position, n'est-ce pas ? »

Elle n'avait pas envie de se lancer là-dedans pour des clopinettes, elle voulait s'y plonger, se glisser dans cette affaire, s'en imprégner et et la comprendre d'un bout à l'autre. Seulement, elle ne voulait pas prendre de risques inutiles et elle ne voulait pas non plus rendre service à une fille qui, en retour, ne ferait qu'en profiter pour se faire la belle sans demander son reste.
Callie restait réaliste : si elle en avait l'occasion, Page partirait aussitôt, mais elle voulait s'assurer que la jolie blonde parte en ayant la certitude de voir en Callie une aide précieuse et indispensable une fois à l'extérieur de Genetic...
Ambitieuse ? Oui, Callie était née avec une grande confiance en elle mais c'était parce qu'elle savait que son esprit et son pouvoir étaient capables de faire beaucoup de choses...

« Alors, ta réponse finale ? Tu coopères et je t'aide à comprendre ce qu'ils ont bidouillé pour t'enfermer ou tu préfères rester dans ton mutisme et finir ta vie entre ces quatre murs parce que tu n'auras jamais appris à te contrôler ? »

Ultimatum : étape finale du plan en plusieurs parties de Callie. Rationnelle du début à la fin...
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Ven 30 Sep - 16:36

Page avait cessé de combattre temporairement. Elle s’était rendue compte que se butter contre Callie ne servait à rien. Alors elle se mura dans le silence, et malgré son air absent, elle entendit tout ce que lui dit la jeune fille. Elle ne lui apprit pas grand-chose si ce n’est qu’elle aussi était quelqu’un de « différent ». Voilà un élément qui pourrait peut être lui servir… ou pas. Toujours est-il que même si Callie avait effectivement un don elle aussi, elle était dehors, et Page était enfermée, ce qui faisait aux yeux de la petite blonde, une nette différence.

Elle ne broncha pas cependant. Laissant son interlocutrice terminer son monologue, puisque c’était ça qu’elle voulait : Parler et imposer ses idées. Elle lui parla de gens capables d’entrer dans l’esprit des autres et capables de leur soutirer des informations. Page ne réagit pas, mais cette révélation l’interpella. Qu’était-elle en train de lui dire ? A quel jeu jouait-elle exactement ? Etait-elle en train de lui dire que des gens pourraient venir lui soutirer des informations à son sujet ?

Puis elle balança son jeu sur la table. Elle disait être prête à l’aider mais elle ne comprenait pas bien en échange de quoi. Elle resta muette un moment, le temps d’analyser ce que la brunette venait de lui dire. Le temps s’écoula lentement. Sans doute Callie était-elle en train de croire que Page ne relèverait pas le défi et allait-elle vouloir laisser tomber ?

Si ce qu’elle disait était vrai, elle avait le pouvoir de trouver ce qui l’avait conduite ici ? Même si Page avait son idée très claire sur la question, elle savait qui l’y avait enfermée, ce qu’elle ne savait pas, c’est pourquoi et comment ce salaud avait-il réussi à la faire passer pour folle. En même temps, la malheureuse avait toutes les circonstances contre elle, c’était très facile de lui faire porter le chapeau, même si c’était un détail qu’elle ignorait pour l’instant.

Callie pourrait-elle arriver à démêler tout ça ? Certes, mais pourrait-elle l’en faire sortir ?

Son regard repris de la consistance et elle se redressa.


« Si j’ai bien compris, tu me demande de coopérer en échange de ma libération future ? »


Ce n’était pas exactement ce qu’avait dit Callie, ni ce qu’avait compris Page. C’était en quelques sortes sa condition à elle. Elle avait bel et bien compris qu’il s’agissait d’une enquête, et qu’elle ne lui avait rien promis de tel. Il lui importait peu de comprendre pour l’instant, tout ce qu’elle voulait, c’était sortir pour aller buter de salopard d’enfoiré ! Elle chercherait sans doute à comprendre ensuite, une fois sa vengeance assouvie. Mais bon, on lui proposait une toute autre aide, si elle pouvait parvenir à ses fins ainsi, elle prendrait son mal en patience. Alors soit ! elle comprendrait, puis elle buterait ce salaud.

Et puis, si elle apprenait à se contrôler, peut être parviendrait-elle à générer de nouveau toute cette glace, et elle ne le louperait pas cette fois ! Soyez-en surs !

« Qu’est ce que je devrais faire ? et qu’est ce qui me prouve que tu tiendras parole ? » demanda-t-elle sur le ton de celle qui n’y croit pas une seconde, mais son regard brillait d’une étrange lueur. Callie n’avait fait que la décevoir jusqu’à maintenant, elle ne comptait pas lui faire confiance aussi facilement, sans aucune garantie de sa part. Mais elle n’avait rien à perdre, vue qu’elle n’avait plus rien, alors… comme dit le proverbe, qui ne tente rien n’a rien.
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Mer 5 Oct - 16:04

« Tu peux voir les choses comme ça oui... » dit Callie en arquant un sourcil.

Si elle réussissait son entreprise, ce ne serait pas réellement une libération dans le sens fuite du terme, ce serait mieux, ce serait une libération pleine de sens. Une libération qui pourrait même mettre Page en position de force face à ses assaillants.
Elle fit racler une dernière fois la chose sur le sol pour venir s’accoler au lit de la jeune fille. Elle avait en elle un calme qui pouvait paraître déstabilisant, une sorte de détachement face à l'énormité de tout ça qui dérangeait. Elle n'avait que dix-huit ans mais elle opérait déjà au sein d'une organisation que beaucoup qualifiaient de douteuse. Seulement, cette organisation, elle la connaissait depuis des années contrairement à certains et elle avait réussi à en comprendre quelques rouages. Elle savait que Holster l'avait portée à bout de bras mais qu'aujourd'hui, tout ça été menacé.

« Que ce soit clair : je ne vais en aucun cas t'aider à t'évader. Je suis dans ces locaux de mon plein grès. Seulement, je pense que ton enfermement n'est pas clair : de ce que j'ai vu, il se peut qu'il y ait eu un vice de procédure. Je vais tout mettre en oeuvre pour voir ce qu'il en est et s'il s'avère que c'est effectivement le cas, tu seras libérée. Et sûrement dédommagée en conséquence... »

Elle ne connaissait pas suffisamment cette fille pour savoir si cette histoire de dédommagement pouvait l'intéresser. Enfin, elle pouvait peut-être se mettre à sa place : on a rien à perdre quand on est orpheline et les biens matériels semblent futiles...

« En réalité, je n'ai pas grand chose à y gagner si ce n'est un peu de pratique... Et une expérience. Je dois t'avouer que l'altruisme n'est pas dans mes habitudes mais il parait que s'intéresser à son prochain permet de mieux le cerner et de mieux se cerner soi-même. » dit-elle de façon mécanique, comme si elle n'y croyait pas vraiment. Pourtant, Callie était certaine que c'était la raison principale de sa proposition. Elle ne pensait même pas au fait que l'histoire de cette fille la touchait parce qu'elle aurait très bien pu être à sa place...

« Et tu n'as rien à perdre, moi non plus. On est livrées toutes les deux à nous-mêmes, dans la vie, c'est chacun pour soi, autant essayer un truc différent, tu ne crois pas ? Après, j'ai juste besoin de savoir si tu veux coopérer ou non. »

Sur cette phrase, elle se leva pour se diriger vers la sortie. Un effet théâtral souvent utilisé en manipulation...
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Mer 5 Oct - 19:34

Page avait cessé d’affirmer son entêtement, mais ce n’était pas pour autant qu’elle ne campait pas sur ses positions. Elle détourna subtilement l’affirmation de Callie pour la mettre à son avantage, mais elle n’eut pas la réponse affirmative qu’elle attendait. Elle ne réagit pas cependant, même si en son fort intérieur elle serait bien repartie au quart de tour. Discuter ne servait à rien, ça, elle l’avait bien compris. De toutes façons, elle était enfermée ici, et Callie avait les moyens de sortir, c’était ce qui faisait sa supériorité sur Page pour le moment. Mais la blondinette trouverait bien un moyen, tôt ou tard de renverser la situation. Sa soif de vengeance était telle que si elle sortait un jour de ce merdier, elle ne se priverait pas de faire payer à tous ceux qui l’avaient malmenée jusqu’alors.

Cependant, Callie ne resta pas sur une phrase aussi évasive, elle argumenta dans le sens de Page. Sauf que celle-ci ignorait pourquoi elle était ici, et la seule chose qu’elle savait, c’était qu’elle était accusée à tort de crimes qu’elle n’avait pas commis ! Mais bon, si tu haut de ses même pas 20 ans, la petite brunette parvenait à la « libérer » comme elle disait, elle n’allait tout de même pas cracher dessus. Les dommages et intérêts, elle n’en avait que faire pour le moment. Ca lui faisait une belle jambe de toucher de l’argent ! Ca ne remplacerait pas la vie qu’on lui avait arrachée ! Et puis de l’argent, elle en avait, en théorie. Elle avait hérité du patrimoine des O’Connel à la mort de sa mère, ça elle le savait. Tout devait être bloqué quelque part, jusqu’à sa majorité. Mais à vrai dire, ça n’avait pas encore été le cadet de ses soucis.

Page garda le silence, tandis qu’elle se faisait son petit scénario dans sa tête. Callie lui expliqua qu’elle n’avait pas grand-chose à gagner. Page avait de sérieux doutes là-dessus. Si cette fille s’impliquait autant, c’était qu’elle avait forcément quelque chose à y gagner, à quoi bon sinon ? Elle manqua de le lui faire remarquer, mais se ravisa, préférant la laisser finir avant d’ajouter :

« Comme tu l’as si bien dit, je n’ai rien à perdre, puisque je n’ai plus rien de toutes façons. Je me fiche pas mal des dédommagements ou de quoi que ce soit d’autre… » Elle pesa ses mots, hésitant à avouer ce qu’elle avait sur le cœur, puis elle pencha pour une métaphore, ne voulant pas cracher sa haine et sa rage inutilement au risque de faire foirer sa libération potentielle : « Tout ce que je veux, c’est que justice soit faite ! »

De cette manière, Callie prendrait ça dans le sens qu’elle voudrait, même si cet aveux était bien plus lourd de sens pour Page, qui comptait bien se rendre justice à elle-même en ce qui concernait ce salopard de Garcia.
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MessageSujet: Re: It's time for therapy   Jeu 6 Oct - 20:52

« Et bien je pense qu'on est d'accord... »

Oui, que justice soit faite. Callie n'aurait pas mieux résumé toute cette histoire. Bon, sa définition de la justice se rapprochait intimement de "que la vérité soit faite sur cette affaire" mais ça revenait au même, non ? Chercher la vérité allait permettre de remettre en ordre certaines injustices après tout, enfin, dans l'idéal de Callie. Celui de la blondinette enfermée aussi d'ailleurs.

Callie avait du mal à se l'avouer ou plutôt, à le comprendre, mais cette fille lui plaisait. Cette force de caractère, ce regard empli de haine et de défi, ce refus de s'apitoyer sur elle et cette envie de vaincre... La psychologue en herbe aurait-elle réagi de la même façon si elle s'était retrouvée enfermée comme ça à la mort de ses parents ? Peut-être pas... Elle ne se serait pas apitoyer mais elle aurait sûrement fini par accepter... Ou alors elle avait cette impression uniquement parce qu'elle savait ce qu'était réellement Genetic.
Page O'Connel était surprenante : elle s'était retrouvée avec tout ça dans la figure d'un seul coup mais elle ne lâchait pas prise et tenait toujours tête à ce qu'elle considérait comme l'oppression. Si un jour cette fille se présentait dans une campagne de lutte pour une cause quelconque, Callie se promit d'y adhérer. Juste comme ça, pour voir agir cette fille.
Elle avait trouvé là un sujet d'étude fascinant qui allait l'occuper un bon moment, elle le pressentait. Elle aimait cette sensation : elle savait qu'elle allait se frotter à un véritable casse-tête et ça lui plaisait plus que ça ne l'effrayait. Elle adorait les énigmes, les défis, les obstacles.

Elle se dirigea cette fois réellement vers la porte, ne se retournant qu'une fois la main sur la poignée. Elle avait besoin que Page coopère pour avancer plus vite mais surtout, pour ne pas risquer de se laisser déborder par la hargne qu'elle admirait chez cette fille justement. Elle devait la mettre en confiance, lui montrait qu'elle était de son côté.

« Je ne reviendrai pas de suite, tu vas devoir prendre ton mal en patience : si je prends le risque de venir te détailler mes recherches régulièrement, il se peut que ça nous retombe dessus à toutes les deux. Dès que j'aurai suffisamment de matière pour t'offrir un semblant d'explication ou même de solution, je reviendrai. En attendant, ne modifie pas ton comportement, même si je doute que passer pour une fille docile soit l"un de tes projets. Reste comme tu es, évite juste de vouloir agresser les médecins : si tu leur montres que tu comprends que ce n'est pas de leur faute, ils seront conciliants avec toi, crois-moi. Courage. »

Elle tourna la poignée et sortit, laissant alors un garde venir prendre la chaise de la pièce et boucler les lieux. Callie imaginait bien cette petite blonde attaquer son monde avec une chaise...
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It's time for therapy

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